Dans les mains talentueuses de renommĂ©e mondiale, Ferguson Walter, l’illustrateur d’animaux transforme les oiseaux, les serpents et les rongeurs en objets d’art.
Les animaux tués sur la route, sont pour la plupart des gens, un vision à éviter, que vous laissez derrière vous. Mais pour Walter Ferguson ces animaux malchanceux pourraient devenir un trésor précieux.
Ferguson, l’un des artistes du monde de la faune, refuse que les crĂ©atures soit mutilĂ©es. Toutefois, si un tel Ă©vĂ©nement se produit, il veut ramener l’animal Ă la vie par son travail.
« L’art peut contribuer Ă la prise de conscience des animaux », a dit Ferguson.
Presque tout le règne animal peut ĂŞtre dĂ©couvert dans les travaux de Ferguson. Sa maison Ă Beit Yanai (moshav dans le centre d’IsraĂ«l, situĂ© dans la plaine de Sharon Ă environ 6 kilomètres au nord de Netanya) est une jungle privĂ©e avec des images d’animaux, d’oiseaux et de rongeurs qui tapissent ses murs.
Ferguson a rĂ©cemment exposĂ© ses Ĺ“uvres Ă l’ Observatoire d’oiseaux de JĂ©rusalem.
« Vous ne trouverez pas l’art animalier dans un musĂ©e israĂ©lien », dit Ferguson. « Il n’y a pas de tradition de l’art animalier en IsraĂ«l et ma mission personnelle est de changer cela. »
Ferguson commence sa journĂ©e Ă la planche Ă dessin ou sur l’ordinateur Ă la recherche de modèles.Il fait partie du personnel du dĂ©partement de zoologie Ă l’UniversitĂ© de Tel Aviv depuis près de 30 ans, Ferguson a Ă©galement Ă©tĂ© l’auteur de plus d’une douzaine d’articles scientifiques sur la zoologie et la palĂ©o-anthropologie.
Il Ă©crit en ce moment un livre sur le plus ancien ancĂŞtre connu de l’homme, il lit des articles scientifiques, des esquisses et compare les dents en fonte et les crânes qu’il garde dans des boĂ®tes dans son bureau, dans son salon ou sa salle de sĂ©jour.
Son Ă©pouse, Ruth, n’a aucun scrupule de voir ces fossiles en boĂ®te. Après tout, quand Ferguson a commencĂ© sa carrière artistique animal, il avait l’habitude de garder les animaux tuĂ©s sur la route dans son congĂ©lateur.
«Les serpents, les oiseaux, les petits mammifères, les musaraignes, les gerbilles …» Ferguson a toute une liste comme si c’Ă©tait la chose la plus normale Ă faire.
Il est nĂ© Ă New York en 1930. Quand il avait 13 ans, un camarade de classe lui a demandĂ© son aide pour apprendre sur les oiseaux, et c’est ce qui a dĂ©clenchĂ© en lui cet intĂ©rĂŞt pour les animaux.
Ferguson a Ă©tĂ© formĂ© Ă l’Ă©cole de Yale School of Fine Arts, Ă l’Institut Pratt. En 1965, il a immigrĂ© en IsraĂ«l et a brièvement enseignĂ© l’art Ă l’AcadĂ©mie Bezalel avant d’accepter un poste Ă l’UniversitĂ© de Tel Aviv.
Les artistes ont toujours créé des peintures d’animaux. Les hommes prĂ©historiques dĂ©coraient leurs grottes avec des images des animaux qu’ils chassaient, les Ă©gyptiens et les Indiens ont peint leurs dieux avec des tĂŞtes d’animaux, les artistes du 18ème siècle ont cĂ©lĂ©brĂ© la majestĂ© des animaux dans leur habitat naturel et les artistes victoriens ont peint des photos de leurs animaux de compagnie.
Aujourd’hui, l’art animalier est très populaire en AmĂ©rique du Nord, en Europe, en Australie et en AmĂ©rique du Sud. En IsraĂ«l, cependant, il n’y a pas de prĂ©sentoirs dĂ©diĂ©s Ă cette forme d’art.
« Vous pourriez trouver un peu d’art qui comprend un animal, mais ça va ĂŞtre abstrait ou expressionniste. Je peins de manière rĂ©aliste, de style classique, et jusqu’Ă rĂ©cemment, ce style a Ă©tĂ© dĂ©sapprouvĂ© en IsraĂ«l,  » dit Ferguson.
« Dans le monde de l’art, un grand nombre de musĂ©es font une distinction entre l’illustration et l’art», explique Ferguson « Et pourtant, Michel-Ange Ă©tait un illustrateur. Ainsi, la ligne de dĂ©marcation entre art et illustration est très bien. Si c’est dans un livre, alors c’est une illustration. Si c’est sur un mur, ce sont des beaux-arts.  »
Ferguson espère que son travail aidera les amateurs d’art israĂ©liens Ă dĂ©velopper ce genre de dessin.
Photo par Viva Sara presse





