La principale discussion sur la réalisation d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, au milieu de nombreux efforts pour parvenir à un accord se concentre naturellement sur la bande de Gaza et le Hamas, négligeant la menace venant du Nord sous la forme du Hezbollah.
Vraisemblablement, comme la dernière fois, l’accord avec le Hamas sur l’Ă©change d’otages conduira Ă un cessez-le-feu temporaire mais de longue durĂ©e, auquel se joindront Ă©galement les terroristes libanais, mais dans cette situation, IsraĂ«l sera confrontĂ© Ă un problème difficile, car il ne pourra pas ramener les habitants Ă©vacuĂ©s chez eux sans que le Hezbollah ne recule d’au moins 8 Ă 10 km de la frontière.
Les hauts responsables du Hezbollah sont prudents dans leurs dĂ©clarations publiques, soulignant que le Hezbollah ne mettra fin Ă sa campagne contre IsraĂ«l que lorsque la campagne militaire dans la bande de Gaza prendra fin. Toutes les tentatives visant Ă impliquer le Hezbollah dans un dialogue politique se heurtent Ă une pierre d’achoppement : Gaza. MalgrĂ© cela, l’envoyĂ© du prĂ©sident Joe Biden, Amos Hochstein, arrivera Ă nouveau en IsraĂ«l la semaine prochaine Ă cette fin.
Selon Ynet , citant un haut responsable israélien proche du dossier, la probabilité de parvenir à un règlement politique au Nord qui éloignerait le Hezbollah de la frontière est actuellement de 30 %.
Selon lui, Israël doit poursuivre ses opérations contre les terroristes libanais, même en cas de cessez-le-feu si une trêve est conclue avec le Hamas. Cependant, un haut responsable a admis que malgré les tensions au Nord et les escarmouches, les deux parties ne veulent pas de guerre. Comme il l’a déclaré, Tsahal et le Hezbollah n’ont démontré « que 5 % de leurs capacités » ces derniers mois.
Pendant ce temps, le ministre de la Défense Yoav Galant a déclaré à une délégation d’ambassadeurs de l’ONU en visite en Israël avec l’ambassadeur Gilad Erdan que la « fenêtre d’opportunité » pour une action israélienne visant à rapatrier 80 000 personnes évacuées du nord dans leurs foyers se rétrécissait de plus en plus et que la volonté d’une option militaire augmentait.
Ă€ son tour, Hadashot 12 a publié un certain nombre d’entretiens avec des Libanais, qui montrent que nombreux sont ceux au Liban qui critiquent le comportement du Hezbollah et expriment leur inquiĂ©tude face aux tensions persistantes Ă la frontière nord.
Selon les personnes interrogĂ©es, la situation Ă©conomique du pays s’est sĂ©rieusement dĂ©tĂ©riorĂ©e, chaque maison du sud du Liban porte les dĂ©gâts de la Seconde Guerre du Liban, auxquels s’ajoutent encore d’autres, les gens n’ont nulle part oĂą aller et n’ont rien pour vivre.
La publication cite également le président du parti des Forces chrétiennes libanaises, Samir Judge, qui a critiqué le Hezbollah pour le fait que le parti profite du vide politique et de la stagnation du pouvoir dans le pays pour poursuivre ses provocations et ses affrontements avec Israël. « À cause de leurs aventures irréfléchies, des maisons ont été détruites et des terres agricoles ont été endommagées. Dès le début de la guerre dans la bande de Gaza, nous nous sommes prononcés à plusieurs reprises contre la décision du Hezbollah d’entraîner le Liban dans un conflit avec Israël », a-t-il souligné.





