Que nous cache Trump ? : « L’Iran peut faire ce qu’il veut en Syrie »

Lors d’une rĂ©union avec son cabinet Ă  la Maison Blanche, le prĂ©sident amĂ©ricain a suggĂ©rĂ© que l’Iran puisse avoir la main libre sur le territoire syrien, au moment mĂŞme oĂą les troupes amĂ©ricaines quittent le pays après plus de 4 ans et quand IsraĂ«l est sur la dĂ©fensive pour Ă©viter toute action de TĂ©hĂ©ran Ă  sa frontière nord.

« L’Iran n’est plus le mĂŞme pays qu’avant depuis leur implication en Syrie. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent lĂ -bas, pour dire la vĂ©ritĂ© « , a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident lors de la rĂ©union de mercredi, tout en Ă©voquant les consĂ©quences de la sortie des Etats-Unis et l’accord de 2015 sur le nuclĂ©aire.

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IsraĂ«l, qui considère l’Iran comme une menace pour sa sĂ©curitĂ© nationale par son enracinement sur le territoire syrien avec lequel il soutient le rĂ©gime de Bachar Al-Assad, a exercĂ© des actions dĂ©fensives ces dernières annĂ©es afin de maintenir ses objectifs et, confiant Ă©galement dans un soutien militaire amĂ©ricain.

Ensuite, en abordant le problème de la Syrie, Trump a dĂ©clarĂ© qu’il ne voulait pas laisser les soldats des États-Unis sur le terrain, puisqu’il ne s’agit que de « sable et de mort », et pour ces raisons, ils ont dĂ©cidĂ© de retirer près de 2 000 soldats postĂ©s dans le pays arabe qui combattent l’Etat islamique depuis 2014. Il a imputĂ© l’instabilitĂ© de la Syrie Ă  la politique de son prĂ©dĂ©cesseur, Barack Obama, qui n’a pas attaquĂ© Assad après avoir franchi la « ligne rouge » de l’ancien prĂ©sident amĂ©ricain d’utiliser des armes chimiques contre leur propre population. « Vous ne pouvez pas faire une menace et ne rien faire ensuite. La Syrie a donc Ă©tĂ© perdue il y a longtemps « , a-t-il dĂ©clarĂ©.

En outre, il a critiquĂ© les Kurdes du nord de la Syrie, dont les États-Unis ont soutenu tout au long de la guerre civile, puisqu’il a assurĂ© qu’ils vendaient du pĂ©trole Ă  l’Iran, ce qui le contrarie.

Pas plus tard qu’hier, lors d’une rĂ©union entre le Premier ministre israĂ©lien, Benjamin Netanyahu, et le secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricain, Mike Pompeo, ce dernier a assurĂ© que, malgrĂ© le retrait des troupes, la Maison Blanche maintiendrait l’engagement qu’elle a pris envers IsraĂ«l pour sa sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion, en particulier face Ă  la menace que reprĂ©sente l’Iran dans la rĂ©gion du fait de son Ă©tablissement militaire en Syrie. Netanyahu l’a remerciĂ© pour le soutien fourni par les États-Unis. IsraĂ«l, dans son droit de se dĂ©fendre, a dĂ©clarĂ© qu’il chercherait avec le secrĂ©taire Ă  renforcer sa coopĂ©ration en matière de renseignement et d’opĂ©rations avec les États-Unis dans la teneur du retrait de ses troupes.

La semaine dernière, Trump a dĂ©clarĂ© qu’il ne croyait pas le fait que les Etats-Unis retirent ses troupes de Syrie mettrait IsraĂ«l en danger en renforçant la main de TĂ©hĂ©ran par l’un de ses voisins immĂ©diats. « Eh bien, je ne le vois pas comme ça. J’ai parlĂ© Ă  Bibi « , a-t-il dĂ©clarĂ©. « J’ai dit Ă  Bibi. Et, vous savez quoi, nous donnons Ă  IsraĂ«l 4,5 milliards de dollars par an. Et ils se dĂ©fendent très bien.  »