Le Rav et ex-dĂ©putĂ© Dov Lipman demande des sanctions contre ceux qui attaquent les soldats, depuis que son propre fils en a fait les frais…

Le fils de ca Rav et ex-dĂ©putĂ© Dov Lipman est aussi soldat et Haredi, il a Ă©tĂ© traitĂ© de « nazi » et d’autres insultes pour servir dans les FDI. Selon son père et ancien membre de la Knesset, Dov Lipman, qui est lui-mĂŞme un juif ultra orthodoxe, l’offensive venait surtout d’un petit groupe d’extrĂ©mistes et il compte agir avec d’autres lĂ©gislateurs pour fournir des mesures lĂ©gislatives pour protĂ©ger les troupes de Tsahal.

Pour rappel, ce vendredi , le fils de Lipman, Shlomo, qui sert dans la brigade d’infanterie de Golani, a quittĂ© sa base, et s’est arrĂŞtĂ© dans la maison de la famille dans la ville centrale de Beit Shemesh, puis s’est rendu dans le quartier ultra-orthodoxe de JĂ©rusalem de Mea Shearim pour acheter un livre avant Shabbat.

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Au cours des dernières semaines, Mea Shearim a vu de multiples attaques, à la fois verbales et physiques contre les soldats des FDI en uniforme, par des extrémistes violents de la communauté orthodoxe. Selon son père, Shlomo était au courant de ce qui se passait dans le quartier et avait connu des actes similaires dans sa ville natale de Beit Shemesh, qui a une grande population Haredi, y compris des sectes radicales.

« Il pensait qu’il se ferait juste injurier par les gens. Cela se produit aussi Ă  Beit Shemesh. Mais il n’a jamais imaginĂ© ce que cela allait se transformer en Ă©meute », a dĂ©clarĂ© Lipman au Times of Israel par tĂ©lĂ©phone ce dimanche.

Alors que Shlomo entrait dans la librairie, une «foule s’est concentrĂ©e Ă  l’extĂ©rieur du magasin, bloquant la sortie», a dĂ©clarĂ© l’ancien dĂ©putĂ© Lipman.

Ils lui ont criĂ© de «sortir de là», et l’ont qualifiĂ© de «nazi» et de hardak , un slogan hĂ©breu utilisĂ© par et contre les membres de la communautĂ© Haredi. Il s’agit Ă  la fois d’un acronyme de « hardius frivole » ( Haredi kal da’at ) et d’un insecte ( harak ) et bactĂ©ries ( haidak ).

Lorsque les membres de la foule sont arrivĂ©s dans le magasin après lui, un employĂ© l’a conduit Ă  l’extĂ©rieur par une entrĂ©e diffĂ©rente. GĂ©ographiquement dĂ©sorientĂ©, Shlomo a essayĂ© de dĂ©terminer oĂą il Ă©tait pour sortir de la zone en toute sĂ©curitĂ©. Mais la foule l’a rapidement repĂ©rĂ© et a recommencĂ© Ă  le menacer.

Selon la police, en plus de lancer des insultes, les membres de la foule ont Ă©galement jetĂ© des pierres Ă  Shlomo. Mais ils ne l’ont pas touchĂ©, a dĂ©clarĂ© Rav Lipman.

« Ils ne l’ont pas touchĂ©. Il n’a mĂŞme pas vu les pierres qui ont Ă©tĂ© jetĂ©es « , a t-il dĂ©clarĂ©.

Un passant Haredi a vu Shlomo dans la rue, l’a pris par la main et l’a conduit loin de la foule, a dĂ©clarĂ© Lipman. « J’aimerais le retrouver et le remercier « , a t-il ajoutĂ©.

Des volontaires du service d’ambulance Hatzalah sont arrivĂ©s, suivis peu de temps après par des policiers sur les motos qui ont Ă©tĂ© appelĂ©s sur les lieux par les rĂ©sidents. Lorsqu’une ambulance du service d’urgence de Magen David Adom s’est arrĂŞtĂ©e, les officiers ont dit Ă  Shlomo d’entrer, non pas parce qu’il Ă©tait blessĂ©, mais parce que le vĂ©hicule fermĂ© lui permettrait de sortir du quartier en toute sĂ©curitĂ©. Pourtant, selon la police, l’ambulance a Ă©galement Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e par la foule et ne pouvait pas rapidement sortir de Mea Shearim.

Peu de temps après, la foule s’est calmĂ©e, et la police a annoncĂ© qu’elle allait ouvrir une une enquĂŞte sur l’attaque. Cependant, sauf pour les lanceurs de pierres, peu de personnes pourraient ĂŞtre poursuivies pour l’incident.

Dans des cas comme celui de Shlomo, la police a peu de recours, car les gens qui crient des malĂ©dictions contre des soldats n’ont pas commis de crime. Ils sont protĂ©gĂ©s par les lois sur la libertĂ© d’expression. (Bien sĂ»r, les personnes qui menacent ouvertement ou attaquent des soldats sont arrĂŞtĂ©es ).

C’est ce que Lipman, qui a prĂ©cĂ©demment servi comme membre de la Knesset pour le parti centriste Yesh Atid, espère changer avec une loi qui interdirait de  » crier n’importe quoi aux soldats ».

L’ancien lĂ©gislateur a notĂ©: «Je suis pour la libertĂ© d’expression, mais toute sociĂ©tĂ© Ă©tablie a des limites».

Lipman a reconnu qu’il s’agissait d’un champ de mines lĂ©gal, car il pourrait rapidement enfreindre les droits des manifestants.

« Il faut l’explorer avec soin », a t-il dĂ©clarĂ©. « Ce sera un processus long ».

Le chef de Yesh Atid, et dĂ©putĂ© Yair Lapid, a partagĂ© l’histoire de Shlomo sur sa page Facebook, et Lipman a dĂ©clarĂ© qu’il avait parlĂ© Ă  Lapid pour travailler ensemble Ă  l’initiative lĂ©gislative.

Ă€ la lumière de ces assauts contre les soldats en uniforme, l’armĂ©e offre aux militaires militaires ultra orthodoxes des permis spĂ©ciaux qui leur permettent de quitter la base en tenue civile afin qu’ils puissent traverser leurs quartiers sans ĂŞtre attaquĂ©s. (Les soldats arabes reçoivent des permis similaires pour la mĂŞme raison.)

Lipman a dĂ©clarĂ© que son fils n’a jamais essayĂ© d’obtenir un tel papier, car il n’en avait jamais eu besoin et parce qu’il Ă©tait idĂ©ologiquement opposĂ© au concept.

« Il n’essaie pas d’ĂŞtre provocateur », a dĂ©clarĂ© Lipman; Son fils croit juste que, dans l’Ă©tat juif, les soldats des FDI devraient pouvoir se dĂ©placer librement sans craindre une attaque.

Lipman a dit que lui et la police ont demandĂ© Ă  Shlomo s’il reviendrait Ă  Mea Shearim en uniforme. « Il a dit que s’il devait y aller et qu’il Ă©tait en uniforme, il irait. Il ne changera pas son comportement. Mais il ne s’y rendra pas spĂ©cifiquement pour provoquer », a dĂ©clarĂ© Lipman.

« Mais mon objectif est d’atteindre un point oĂą tout autre soldat peut aller n’importe oĂą et savoir qu’il est en sĂ©curité », a t-il ajoutĂ©.

Les attaques contre les soldats Haredi en uniforme ont augmentĂ© ces derniers mois, principalement dans les quartiers ultra orthodoxes de JĂ©rusalem, mais aussi Ă  Beit Shemesh. Les agressions, les menaces et les protestations violentes des membres de la communautĂ© proviennent gĂ©nĂ©ralement de l’opposition Ă  la participation au service militaire . Les citoyens israĂ©liens doivent remplir ce devoir national qui ne doit pas se limiter qu’aux sĂ©culiers.

L’ancien dĂ©putĂ© a dĂ©clarĂ© que l’augmentation des attaques contre les soldats Haredi est le «dernier soupir de l’extrĂ©misme» alors que la communautĂ© ultra-orthodoxe s’intĂ©grerait de plus en plus dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, servant dans les FDI et entraĂ®nant les effectifs et Ă©tudiant dans les universitĂ©s, tous en nombre record.

Les attaques ont entraîné la dénonciation des fonctionnaires militaires, de la police et des politiciens à travers le spectre politique (mais pas des législateurs Haredi).

Selon Lipman, les attaques sont un Ă©cart par rapport Ă  la norme dans la communautĂ© Haredi. Dans le passĂ©, a t-il dit, les communautĂ©s ultra-orthodoxes n’auraient peut-ĂŞtre pas Ă©tĂ© particulièrement sionistes ou patriotiques, mais ils ont reconnu que « les soldats sont ceux qui nous protègent ».

Le «chemin Haredi», a t-il dĂ©clarĂ©, est Ă©quivalent, pour une synagogue, d’omettre la «Prière pour l’État d’IsraĂ«l» pendant ses services, mais d’inclure la «Prière pour les soldats de l’armĂ©e israĂ©lienne».