Rav Shlomo Aviner a donnĂ© son avis concernant l’aide israĂ©lienne aux rĂ©fugiĂ©s de la guerre civile en Syrie: « Bien qu’il y a un commandement de donner la charitĂ© Ă toute personne dans le monde, nous devons avant remplir ce devoir envers nos frères »
Y at – il un commandement de la Thora pour aider la population de  Syrie qui souffre de la guerre? Certains soutiennent qu’il est impossible de trouver une telle loi Juive, tout comme le Talmud et donc cela se limite Ă la conscience morale ?Â
La Torah est Ă©ternelle, et comprend toutes les situations et le sera toujours. Et le Talmud de Babylone a Ă©tĂ© fait pour rĂ©soudre tous les problèmes. Quant Ă la conscience morale de quelqu’un? Et selon la Terre Ă l’unisson ?! C’est relativisme spirituel?
Et sur le fond, est-ce une mitsva d’aider les non juifs ?
Certainement. Par compassion pour toutes ses actions et soutenir les  pays pauvres.
MĂŞme les ennemis? La Syrie est un pays ennemi, et reste toujours notre ennemi, qui a souvent dĂ©versé notre sang et laisse dans notre pays, de nombreuses veuves et orphelins ?Â
Et comment pouvons-nous savoir que l’aide financière d’IsraĂ«l atteint effectivement les pauvres et ceux qui souffrent. Peut-ĂŞtre que l’argent viendra aux dirigeants riches comme cela se produit dans de nombreux pays ennemis, comme la bande de Gaza?
Vous ne savez jamais. Il faut agir avec sagesse.
Alors, pourquoi les rabbins ne demandent pas aux gens de faire des dons?
Car la charitĂ© commence Ă la maison. Bien qu’il y a un commandement de donner la charitĂ© Ă toute personne dans le monde, notre devoir doit se faire avant tout envers nos frères.
Malheureusement, oui. Selon un rapport alternatif de Latet , il y a 2,5 millions de pauvres en Israel. Selon l’Institut national d’assurance, « seulement » 1,7 million, mais selon l’ONG Latet, il y a  un million d’enfants pauvres et selon la sĂ©curitĂ© sociale « seulement » 760000…
Pauvres, mais qui n’ont pas faim ?
Il y a en aussi qui ont faim. Les bureaux de l’aide sociale ne peuvent pas rĂ©soudre tous les problèmes, il dĂ©livre des permis aux associations pour donner des  soupes populaires tels que Azra ve Shoulamit qui ne peuvent pas donner Ă manger Ă tout le monde, car ils n’ ont pas assez d’argent. Les mères prennent les lĂ©gumes qui restent dans les marchĂ©s et les donnent Ă leurs enfants, et certains enfants vont se coucher affamĂ©s. Les mauvaises conditions de nutrition abrègent la vie.
Donc, il ne faut pas donner de l’argent aux pauvres de Syrie?
C’est immoral. Nos frères sont une prioritĂ©.
Mais nous appartenons Ă l’Union des pays de l’OCDE, nous avons donc un engagement Ă aider ?
Si nous avons signĂ© l’engagement, nous devons nous y conformer, mais seulement le minimum , juste pour la forme. Nous devons aussi gagner. Soit dit en passant, par rapport Ă tous les pays de l’OCDE, Ă savoir les pays dĂ©veloppĂ©s, nous sommes le pays le plus pauvre.
Regarder l’Ă©vacuation des Syriens blessĂ©s dans les hauteurs du Golan :
Ce n’est pas notre sujet. Mais avant de soutenir les Gentils, il faut soutenir les Juifs .
Certains font valoir que comme nous avons souffert dans l’histoire et surtout la Shoah, nous avons donc besoin de comprendre plus que quiconque qu’il y a une obligation morale d’aider ceux qui souffrent.
Nous n’avons pas la capacitĂ© de fournir toute la planète. Le monde a 600.000.000 gens dans la faim et trente mille d’entre eux meurent chaque jour. Dans certains endroits, la situation est pire en Syrie. Nous aimerions aider tout le monde, mais nous ne pouvons pas,car les « ressources sont limitĂ©es ». Alors d’abord, nous devons aider les Juifs.
Mais si nous aidons les autres nations, c’est aussi un Kidouch Hachem ( sanctification du Nom de D.ieu) ?
Ce cas lĂ n’est pas un Kiddouh Hachem,  car il doit faire partie des Mitsvot. Voir les Lois du livre Ain Rambam, Halahot Yessodi Perek Hathora . Ce commandement ne concerne pas les non Juifs mais celui de soutenir nos frères. Et l’Etat a Ă©tĂ© fait en vertu des accords signĂ©s par eux ou par des considĂ©rations politiques, et c’en est assez.
En résumé?
Nos frères sont une priorité.




