Le ministère israĂ©lien de la SantĂ© a averti les habitants de la communautĂ© d’Itamar en Samarie de se faire vacciner contre la rougeole, ou le gouvernement serait contraint d’appliquer la clause exceptionnelle de l’article 19 de l’ordonnance sur la santĂ© publique, qui lui permet d’infliger une amende ou d’emprisonner quiconque refuse de se faire vacciner dans une zone oĂą il y a eu une Ă©pidĂ©mie de maladie contagieuse, a rapportĂ© lundi IsraĂ«l Hayom.
Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2018, 54 cas de rougeole ont Ă©tĂ© signalĂ©s Ă la Division d’EpidĂ©miologie, et le Ministère de la SantĂ© a ordonnĂ© Ă tous les hĂ´pitaux et cliniques d’ĂŞtre attentifs aux signes de la maladie par crainte des Ă©pidĂ©mies.
Au cours des dernières semaines, quatre rĂ©sidents d’Itamar, une communautĂ© juive Ă prĂ©dominance orthodoxe Ă quelques trois milles de Sichem, ont reçu un diagnostic de rougeole et des douzaines de personnes qui ont Ă©tĂ© en contact avec eux ont Ă©tĂ© appelĂ©es Ă se faire vacciner. Un cinquième cas a Ă©tĂ© identifiĂ© en dehors d’Itamar.
Le ministère de la SantĂ© prĂ©vient qu’Itamar est une communautĂ© de «refuseurs de vaccins» et exige que les rĂ©sidents de moins de 18 ans soient vaccinĂ©s dès que possible.
La rougeole est une maladie infectieuse très contagieuse causĂ©e par le virus de la rougeole. Les symptĂ´mes apparaissent habituellement 10 Ă 12 jours après l’exposition Ă une personne infectĂ©e et durent de 7 Ă 10 jours. Les premiers symptĂ´mes comprennent gĂ©nĂ©ralement de la fièvre, souvent supĂ©rieure Ă 40 ° F, de la toux, un Ă©coulement nasal et des yeux enflammĂ©s. De petites taches blanches connues sous le nom de taches de Koplik peuvent se former dans la bouche deux ou trois jours après le dĂ©but des symptĂ´mes.
Une Ă©ruption rouge et plate qui commence gĂ©nĂ©ralement sur le visage et se propage au reste du corps commence gĂ©nĂ©ralement trois Ă cinq jours après le dĂ©but des symptĂ´mes. Les complications surviennent dans environ 30% des cas et peuvent inclure la diarrhĂ©e, la cĂ©citĂ©, l’inflammation du cerveau et la pneumonie, entre autres. La rubĂ©ole, parfois appelĂ©e rougeole allemande, et la rosĂ©ole sont des maladies diffĂ©rentes causĂ©es par des virus non apparentĂ©s.
Des vaccins pour prĂ©venir la maladie sont devenus disponibles en 1963. Un vaccin antirougeoleux amĂ©liorĂ© est devenu disponible en 1968. La rougeole en tant que maladie endĂ©mique a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e des Etats-Unis en 2000, mais continue d’ĂŞtre rĂ©introduite. Selon l’Institut national de la santĂ© des États-Unis, «une grande partie des cas de rougeole aux États-Unis après l’Ă©limination ont Ă©tĂ© intentionnellement non vaccinĂ©s. Le phĂ©nomène du refus du vaccin Ă©tait associĂ© Ă un risque accru de rougeole chez les personnes qui refusent les vaccins et chez les individus complètement vaccinĂ©s. «Â
« Je compte recommander Ă mes supĂ©rieurs d’appliquer l’article 19 de l’ordonnance sur la santĂ© publique Ă tous les rĂ©sidents de la communautĂ© qui persistent Ă s’opposer Ă la vaccination contre la rougeole et qui continueront de les mettre en danger et de mettre en danger la santĂ© publique. Le Dr Eran Kopel, mĂ©decin du district Petah Tikva du ministère, a Ă©crit Ă Yossi Dagan, prĂ©sident du Conseil rĂ©gional de Samarie.
Dagan a distribuĂ© la lettre aux rĂ©sidents d’Itamar et leur a demandĂ© de se faire vacciner.
Selon le Dr Kopel, «sur les cinq cas diagnostiquĂ©s ces derniers jours, quatre provenaient de la localitĂ© d’Itamar. Les rĂ©sidents de la communautĂ© constituent environ un tiers des flambĂ©es Ă©pidĂ©miques actuelles, et le taux de morbiditĂ© parmi eux continue d’augmenter Ă un rythme croissant. «Â
Le Dr Kopel note qu’une partie importante des rĂ©sidents d’Itamar sont des «objecteurs absolus de vaccins». Ce phĂ©nomène de rĂ©sistance Ă un vaccin, quel qu’il soit, est commun Ă des familles entières Ă travers plusieurs gĂ©nĂ©rations dans la communautĂ©. «Â
Selon la lettre du Dr Kopel, dans le règlement du ministère de la SantĂ© Itamar, les fonctionnaires se sont heurtĂ©s Ă une rĂ©sistance mĂŞme lorsque le vaccin visait Ă prĂ©venir l’infection des voisins. La lettre note que dans d’autres communautĂ©s, oĂą la majoritĂ© de la population a Ă©tĂ© immunisĂ©e, la maladie a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e – mais Ă Itamar, elle continue.






