Qui est responsable en vertu du droit international pour la guerre Ă  venir Ă  Gaza?

La tension commence Ă  nouveau. Comme les terroristes du Hamas attaquent des civils israĂ©liens avec des tirs aveugles de roquettes, plus rĂ©cemment, dans la ville mĂ©ridionale de Sderot, les rĂ©actions de l’auto-defense israĂ©lienne ne se font pas attendre. Cette dĂ©fense a étĂ© Ă©tiquetĂ©e comme « excessive » et « disproportionnĂ©e » pour les pays Ă©trangers.

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Comme d’habitude, l’opinion publique internationale est rapide, sinon bizarre, dans leur mobilisation contre l’  » occupation  » prĂ©sumĂ©e de Juifs vivant dans leur propre terre biblique.

Mais ce qui importe, ce sont les faits ? 

A Gaza, depuis 2005 au moins, quand le dernier Juif a quittĂ© la terre  » d’occupation « , il n’y a plus d’IsraĂ©liens Ă  Gaza. Les fausses dĂ©clarations systĂ©matiques du Hamas empirent progressivement.
Toutes ces allégations ont cependant aucun fondement en droit.

Quant Ă  la « proportionnalitĂ© », l’exigence lĂ©gale rĂ©elle de proportionnalitĂ© contenue dans l’humanitaire (le droit des conflits armĂ©s) le droit international n’a rien Ă  voir avec le nombre de dĂ©cès malheureux.

Luis Moreno-Ocampo, procureur en chef de la Cour pĂ©nale internationale enquĂŞte sur les allĂ©gations de crimes de guerre lors de l’invasion de l’Irak en 2003 et 2006 et a publiĂ© une lettre ouverte contenant ses conclusions. Cela a Ă©tĂ© inclu dans la section de proportionnalitĂ© :

« En vertu du droit international humanitaire et le Statut de Rome, la mort de civils pendant les conflits armĂ©s, peu importe la façon grave et regrettable, est pas, en soi, un crime de guerre. Le droit international humanitaire et le Statut de Rome permettent aux belligĂ©rants de mener des attaques prĂ©vues contre des cibles militaires, mĂŞme quand il est connu qu’elles peuvent causer la mort de civils ou les blessĂ©s ».

Un crime se produit s’il c’est une attaque intentionnelle contre des civils (principe de distinction) ou une attaque contre un objectif militaire en sachant que les blessures parmi les civils seraient manifestement excessives par rapport Ă  l’avantage militaire attendu (principe de proportionnalitĂ©) « . [1]

En aucun cas, au moins documenté, les représailles israéliennes ont commis de tels excès. Les attaques récurrentes par le Hamas sur les non combattants israéliens sont essentiellement des exemples de terrorisme. Seulement du terrorisme sous toute forme de terrorisme, quelle que soit la « juste cause » représente un crime particulier en vertu du droit international.

Dans les mots du chef du Hamas, Ismail Haniyeh, les tunnels terroristes à Gaza en Israël ne sont pas là que pour « défendre la bande de Gaza, mais pour servir comme un tremplin pour accéder à toute la Palestine ». Les populations soutiennent avec enthousiasme les attaques terroristes, et où les terroristes peuvent trouver refuge parmi les populations locales, la responsabilité juridique pour tous dommages indirects et les réponses contre-terroristes incombe aux auteurs.

Compte tenu des cycles rĂ©currents de terrorisme palestinien, et l’auto-dĂ©fense d’IsraĂ«l contre le terrorisme, la partie palestinienne doit accepter la pleine responsabilitĂ© juridique pour les victimes civiles Ă  Gaza. Sans leurs attaques terroristes prĂ©mĂ©ditĂ©es contre des civils israĂ©liens, il n’y aurait jamais eu de dĂ©gâts infligĂ©s par IsraĂ«l. Il est simple qu’en vertu du droit international, il devient Ă©galement partie de la loi des États-Unis, [2] tous les terroristes palestiniens sont  » humani generis  » : des ennemis communs de l’humanitĂ©.

Il est significatif que dans la loi ces meurtriers doivent ĂŞtre sĂ©vèrement punis, oĂą qu’ils soient. Quant aux arrestations et la poursuite prospective, la compĂ©tence est aujourd’hui, d’après les principes et les jugements postĂ©rieurs Ă  la Seconde Guerre mondiale Ă  Nuremberg, expressĂ©ment « universels ». Le terrorisme, y compris le terrorisme palestinien est toujours cruel. En plus des roquettes, des assassins palestiniens ont souvent utilisĂ© des bombes remplies de clous, des lames de rasoir et les vis trempĂ©es dans le poison Ă  rat, en essayant de brĂ»ler des civils israĂ©liens. Cet objectif gĂ©nĂ©ral a Ă©tĂ© annoncĂ© par des acclamations et des bĂ©nĂ©dictions abondantes de chefs religieux islamiques.

Parmi les accusations rĂ©currentes offertes par des Imam nommĂ©s par le Hamas est l’affirmation selon laquelle « les Juifs n’ont pas la saintetĂ© ». La distinction ici entre les  » Juifs  » et  » israĂ©lienne  » est intentionnelle. Il met en Ă©vidence ce que de nombreux observateurs ne semblent pas encore avoir compris. Pour le Hamas, le vĂ©ritable ennemi est identifiable par la religion, et non pas par le territoire, ce qui est donc irrĂ©mĂ©diable.

Si l’ennemi du Hamas Ă©tait  » israĂ©lien  » et non pas  » Juif  » il peut encore y avoir une bonne raison de chercher un  » processus de paix  » diplomate ou politique. Mais pour les Palestiniens, en particulier le Hamas et ses alliĂ©s de la terreur, l’ennemi est, tel qu’il  est exprimĂ© dans la Charte du Hamas, immuablement « les Juifs ». [3]

Avec un tel un ennemi, il ne peut jamais ĂŞtre un compromis. Pour « les juifs », que ce soit en IsraĂ«l mĂŞme, ou dans un « territoire occupĂ© », cela signifie que la seule façon d’Ă©viter la terreur arabe tend Ă  disparaĂ®tre, ou se soumettre au contrĂ´le islamique et les Juifs seront Ă  nouveau persĂ©cutĂ©s, en tant que citoyens dhimmi de seconde classe dans leur propre pays, comme les chrĂ©tiens indigènes en Egypte et une grande partie du Moyen – Orient.

Ces commandants plus ou moins millionnaires palestiniens qui contrĂ´lent directement le chaos des kamikazes (devenus riches avec de grandes sommes d’argent versĂ©es systĂ©matiquement par les fonds volĂ©s de l’agence des Nations Unies) prĂ©fèrent de toute Ă©vidence se cacher lâchement dans leurs villes et villages, et calculer avec grand soin pour leur propre sĂ©curitĂ© personnelle parmi les populations arabes fortement exposĂ©es Ă  leurs opĂ©rations.

Face Ă  la variĂ©tĂ© d’unitĂ©s de l’ArmĂ©e de l’Air israĂ©lienne (IAF), les commandos spĂ©cials de Tsahal pour lutter contre le terrorisme ont identifiĂ© mĂ©ticuleusement des cibles isolĂ©es Ă  dĂ©truire de chefs terroristes. Mais IsraĂ«l cherche Ă  minimiser les dommages collatĂ©raux. Pourtant, les dĂ©gâts ne peuvent pas toujours ĂŞtre Ă©vitĂ©s par l’armĂ©e israĂ©lienne, qui suit son code de « puretĂ© des armes » plus stricte que toute autre organisation militaire dans le monde.

La déception peut être légalement acceptable dans les conflits armés, mais les conventions de Genève ne permettent pas la mise en place des ressources du personnel militaire ou civil dans les zones densément peuplées. Mais placer les actifs militaires dans des zones civiles densément peuplées est considéré, en vertu du droit international,  » perfides « . Il est largement reconnu que ces règles sont également contraignantes sur la base du droit international coutumier.

 » Perfidia  » reprĂ©sente une violation particulièrement grave de la loi de la guerre, Ă©tant une « violation grave » Ă  l’ article 147 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que :

«Les infractions graves Ă  l’article prĂ©cĂ©dent font rĂ©fĂ©rence Ă  celles impliquant l’un des actes suivants, si elles sont commises contre des personnes ou des biens protĂ©gĂ©s par la Convention : l’homicide intentionnel, la torture ou les traitements inhumains, y compris les expĂ©riences biologiques, causer intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves Ă  l’intĂ©gritĂ© physique ou Ă  la santĂ©, la dĂ©portation ou le transfert ou la dĂ©tention illĂ©gale d’une personne protĂ©gĂ©e, de contraindre une personne protĂ©gĂ©e Ă  servir dans les forces d’une puissance ennemie, ou le fait de priver une personne de ses droits et selon la exigences de cet essai de la Convention, la prise d’otage, la destruction et l’appropriation de biens non justifiĂ©es par des nĂ©cessitĂ©s militaires et les exĂ©cutions illicite et arbitraire ».

L’effet juridique fondamental de perfidie commis par les dirigeants terroristes palestiniens Ă  Gaza implique l’immunisation d’IsraĂ«l de toute responsabilitĂ© pour tout dommage indĂ©sirable devant des opĂ©rations contre-terroriste causĂ©s aux civils arabes. MĂŞme si le Hamas n’a pas dĂ©libĂ©rĂ©ment participĂ© Ă  perfidies, tout lien-palestinien créé entre les civils et les activitĂ©s terroristes donne Ă  IsraĂ«l une justification juridique pour mener Ă  bien toutes les actions dĂ©fensives nĂ©cessaires.

En vertu de la loi, toutes les utilisations de la force est rĂ©gie par les règles. Tous les combattants insurgĂ©s palestiniens, parmi eux, sont liĂ©s par le droit international de la guerre. Cette exigence figure Ă  l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève du 12 AoĂ»t 1949, et dans les deux Protocoles y annexĂ©s le Protocole I du droit international humanitaire, applicable Ă  tous les conflits de lutte pour  » l’auto – dĂ©termination  » l’objectif dĂ©clarĂ© de tous les combattants palestiniens.

Comme un rĂ©sultat de la ConfĂ©rence diplomatique sur la rĂ©affirmation et le dĂ©veloppement du droit international humanitaire applicable dans les conflits armĂ©s (1977), le prĂ©sent Protocole apporte Ă  toutes les forces irrĂ©gulières dans le cadre du droit international. A cet Ă©gard, la connexion des termes « force » et « irrĂ©gulière » brille par son absence dans la description des terroristes palestiniens, des fanatiques criminels qui « normalement » attaquent que des civils, et dont le mode caractĂ©ristique de  » bataille  » et n’est pas un compromis militaire, mais plutĂ´t ce qui revient au sacrifice religieux.
Dans le monde antique, l’homme d’État romain CicĂ©ron a Ă©crit dans la loi :  » la sĂ©curitĂ© du peuple est la loi suprĂŞme  » [4]. Rien n’a vraiment changĂ©. En vertu du droit international actuel, IsraĂ«l a le droit et l’obligation de protĂ©ger ses citoyens contre les actes criminels de terrorisme.

Par Louis René Beres *

* Louis RenĂ© Beres est professeur Ă©mĂ©rite de droit international Ă  l’ UniversitĂ© de Purdue. [1] Article 8 (2) (b) (iv) de la Statut de Rome de la Cour pĂ©nale internationale :  » lancer des attaques dĂ©libĂ©rĂ©es sachant que cette attaque va causer des accessoires pertes de vies ou blessures aux personnes civiles ou des dommages aux biens de caractère civil ou Ă©tendus, – terme et de graves dommages Ă  l’environnement naturel qui seraient manifestement excessifs par rapport Ă  l’avantage militaire concret et direct attendu ;  » [2]. Voir notamment l’article 6 de la Constitution des États – Unis, la « clause de suprĂ©matie » et une sĂ©rie de dĂ©cisions de la Cour suprĂŞme des États – Unis, en particulier le Paquete Habana (1900). [ 3] la Charte du Hamas dĂ©clare : le Prophète, qu’Allah le bĂ©nisse et lui accorde le salut, a dit: « le jour du Jugement ne vas pas venir jusqu’Ă  ce que les musulmans combattent les Juifs (tuer les Juifs), lorsque le Juif, sera cachĂ© derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront O Musulmans, O Abdallah, il est un Juif derrière moi, viens le tuer « . Seul arbre Gharkad, (Ă©videmment un certain type d’arbre) ne saurait pas le faire parce qu’il est l’un des arbres des Juifs. (RapportĂ© par al-Bukhari). [4] Cicero De legibus (Livre III, partie III, paragraphe. VIII), comme Salus populi suprema lex Ollis cela. â–