Cette annĂ©e restera dans les mĂ©moires comme l’annĂ©e du COVID-19. Ce n’était certainement pas la première fois que des flĂ©aux balayaient le Moyen-Orient. L’Ă©pidĂ©mie de cette annĂ©e a fait un lourd tribut aux communautĂ©s juives.
Mais le point culminant de 2020 doit certainement ĂŞtre les accords de paix historiques conclus avec quatre pays arabes : les Émirats arabes unis, le BahreĂŻn, le Soudan et le Maroc. C’est un moment propice Ă l’apprentissage – pour Ă©duquer sur les rĂ©fugiĂ©s juifs du monde arabe et d’Iran. (Certains Arabes ont dĂ©jĂ absorbĂ© la leçon.)
Le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a dĂ©voilĂ© son plan «Peace to Prosperity» Ă la Maison Blanche, avec Netanyahu Ă ses cĂ´tĂ©s, en prĂ©sence de responsables de l’administration et d’autres invitĂ©s pro-israĂ©liens de premier plan. Les dĂ©tails de «l’affaire du siècle», comme il avait Ă©tĂ© surnommĂ©, ont finalement Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©s.
Comme les autres politiques de Trump – comme le dĂ©placement de l’ambassade amĂ©ricaine de Tel Aviv Ă JĂ©rusalem ; reconnaĂ®tre JĂ©rusalem comme la capitale d’IsraĂ«l ; le retrait de l’accord nuclĂ©aire iranien ; la reconnaissance de la souverainetĂ© israĂ©lienne sur les hauteurs du Golan ; l’arrĂŞt du financement de l’UNRWA, exigeant que l’AutoritĂ© palestinienne mette fin Ă sa politique de payer pour tuer ; et dĂ©clarant que les localitĂ©s israĂ©liennes ne sont pas illĂ©gales – son plan de rĂ©solution du conflit israĂ©lo-palestinien Ă©tait rĂ©volutionnaire.
PlutĂ´t que de traiter la corruption et la violence de l’AutoritĂ© palestinienne en raison de «l’occupation» israĂ©lienne, l’Ă©quipe de Trump a offert une carotte Ă Ramallah mais l’a menacĂ©e avec un bâton. C’Ă©tait exaltant pour la plupart des IsraĂ©liens de voir Washington briser le moule du paradigme ratĂ© de la «terre contre la paix». Malheureusement, le prĂ©sident Ă©lu amĂ©ricain Joe Biden et ses membres vont revenir Ă l’ancien modèle d’apaisement des ennemis. Ă€ cet Ă©gard, les IsraĂ©liens pourraient revenir sur 2020 avec une pointe de nostalgie.
L’amitiĂ© naissante avec les pays arabes musulmans voisins est une bĂ©nĂ©diction qui ne peut ĂŞtre surestimĂ©e. Le problème, c’est que les relations avec Washington sont sur le point de se dĂ©tĂ©riorer.
Il est comprĂ©hensible que les IsraĂ©liens s’inquiètent pour l’avenir et dĂ©plorent l’annĂ©e Ă©coulĂ©e. Mais c’est une distorsion complète de la rĂ©alitĂ© que de considĂ©rer 2020 comme une pĂ©riode de pur chaos d’une part et de paralysie d’autre part.
Pour la première fois, les droits des rĂ©fugiĂ©s juifs ont Ă©tĂ© explicitement mentionnĂ©s dans le plan de paix Trump au Moyen-Orient annoncĂ© en janvier. Malheureusement, les mĂ©dias refusent toujours de donner Ă la question la couverture qu’elle mĂ©rite.
Le nombre de Juifs a continuĂ© de diminuer dans les pays arabes, sauf Ă DubaĂŻ, qui tient la promesse d’une communautĂ© juive en expansion, desservie par trois rabbins. Ce fut aussi une bonne annĂ©e pour une famille juive du YĂ©men, qui a Ă©tĂ© rĂ©fugiĂ©e aux EAU.
En effet, il vaut la peine de s’arrĂŞter un instant après l’hystĂ©rie pour reconnaĂ®tre les rĂ©alisations miraculeuses du gouvernement dirigĂ© par Netanyahu, malgrĂ© des mois de luttes intestines amères, pendant la pandĂ©mie. Si quoi que ce soit, alors, cette annĂ©e folle a Ă©tĂ© caractĂ©risĂ©e par un degrĂ© insensĂ© de multitâche Ă©trange.





