Révolution dans Tsahal : la guerre impose une refonte majeure de la formation au tir

Révolution dans Tsahal : la guerre impose une refonte majeure de la formation au tir. C’est le constat central qui ressort de l’article publié en hébreu par Maariv, décrivant une transformation profonde au sein de Tsahal בעקבות les leçons tirées du 7 octobre et des חודשים de combats sur plusieurs fronts.

Selon le rapport, le massacre du 7 octobre et la guerre prolongée qui a suivi ont conduit l’armée israélienne à accélérer une réforme déjà envisagée depuis plusieurs années : revoir en profondeur la formation de l’ensemble des soldats à l’utilisation des armes. Jusqu’à présent, Tsahal fonctionnait avec un système de formation différencié selon le niveau de qualification (rôles, niveaux de tir, fonctions). Ce modèle a été interrompu afin de repenser l’ensemble de l’approche.

Dans ce contexte, Tsahal a récemment créé une nouvelle structure dédiée : un « commandement du tir » indépendant, intégré à la brigade Marom. Cette unité centralise désormais tout ce qui concerne la formation, le développement et le maintien des compétences en matière de tir et d’armement léger pour l’ensemble des soldats. Cette décision marque un changement organisationnel majeur, visant à uniformiser les standards et à améliorer la préparation opérationnelle.

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Le commandant de ce nouveau dispositif, identifié comme le lieutenant-colonel H., explique que cette évolution est le résultat d’un processus long, amorcé dès la dissolution de l’ancienne section de tir en 2014, poursuivi avec la création d’un département spécialisé et d’une école dédiée aux métiers du tir, avant d’aboutir aujourd’hui à une structure autonome. Cette transformation s’appuie également sur les enseignements tirés d’opérations passées, notamment l’opération « Bordure protectrice », et surtout sur l’expérience accumulée durant la guerre actuelle.

Le rôle de ce nouveau commandement est multiple. Il est chargé de concevoir les programmes de formation, de former les instructeurs de tir et d’instaurer une doctrine de tir unifiée à l’échelle de toute l’armée. Désormais, chaque nouvel équipement lié aux armes légères est d’abord testé et validé dans ce cadre, avant d’être intégré dans les unités selon les besoins opérationnels spécifiques.

L’un des principes clés mis en avant est l’adaptation des formations. Tous les soldats ne nécessitent pas le même niveau de maîtrise. Des programmes distincts sont ainsi développés pour les soldats affectés à la défense des bases, pour ceux opérant en territoire hostile et pour les combattants dont l’arme constitue l’outil central. Cette différenciation vise à optimiser l’efficacité sans imposer un modèle unique inadapté à certaines fonctions.

Le commandement du tir prend également en charge la formation sur différents types d’armes, y compris les mitrailleuses légères et moyennes comme le Negev et le MAG. Tous les instructeurs de tir de Tsahal passent désormais par cette structure, ce qui garantit une homogénéité dans la transmission des compétences.

Selon les responsables militaires cités dans l’article, la création de cette unité répond directement aux lacunes identifiées ces dernières années. La guerre actuelle a agi comme un accélérateur, rendant urgente la mise en œuvre de réformes déjà en préparation. Toutefois, le processus reste en cours : le commandement est encore en phase de construction et d’expansion.

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Dans cette optique, Tsahal a augmenté le nombre d’instructeurs et de personnels permanents afin de préserver le savoir-faire et d’améliorer la capacité de réponse aux besoins des unités sur le terrain. L’objectif est de garantir un niveau de préparation adapté aux réalités opérationnelles actuelles, marquées par des combats sur plusieurs fronts.

Lors de l’inauguration de cette nouvelle structure, plusieurs hauts responsables militaires ont souligné son importance. Le commandant des forces terrestres, le général Nadav Lotan, a déclaré que « le fantassin est celui qui décide de l’issue » dans une guerre multi-fronts, insistant sur la nécessité de former à la fois les combattants et les commandants pour maintenir un haut niveau de préparation dans la durée.

De son côté, le chef de l’infanterie et des parachutistes, le général de brigade Omer Cohen, a rappelé que deux éléments fondamentaux définissent le combattant : le tir et la condition physique. Enfin, le commandant de la brigade Marom a qualifié la création de ce commandement comme une étape clé destinée à renforcer la formation et à améliorer la capacité opérationnelle globale de l’armée.

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L’ensemble de ces éléments montre que Tsahal ne se contente pas d’adapter ses tactiques, mais engage une transformation structurelle en profondeur. La réforme de la formation au tir apparaît ainsi comme une réponse directe aux défis révélés par les événements récents, avec pour objectif d’assurer une meilleure préparation des soldats face aux menaces actuelles et futures.

Source : Maariv (version hébraïque)


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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