Le Royaume-Uni cesse de financer les ONG anti-israéliennes

Le gouvernement britannique a mis fin Ă  son soutien Ă  l’ONG « War on Want » fondĂ©e en 1951, qui Ă  l’origine devait lutter contre la pauvretĂ© dans le monde, mais qui sur le terrain a incité à la haine et Ă  la violence contre les Juifs.

« War on Want » a promu un boycott universitaire d’IsraĂ«l depuis 2003 et a financĂ© la Semaine de l’Apartheid sur divers campus universitaires britanniques. Le gouvernement a mis fin officiellement Ă  son financement après que Telegraph, un journal britannique, ait publiĂ© des enregistrements secrets des activitĂ©s du groupe.

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Dans l’un des enregistrements, Max Blumenthal, le fils de Sidney Blumenthal, ancien conseiller de Hillary Clinton, loue le Hamas pour le meurtre de cinq soldats de Tsahal Ă  un avant-poste de Nahal Oz lors de l’opĂ©ration « Tsouk Etan ».

Blumenthal a Ă©galement comparĂ© IsraĂ«l Ă  ISIS et surnommĂ© IsraĂ«l, « l’État juif d’IsraĂ«l et du Levant, JSIL. »

Lors d’une autre guerre, il s’est exprimĂ© Ă  l’UniversitĂ© des Ă©tudes orientales et africaines (SOAS) de Londres, avec un haut-parleur et a affirmĂ© que les sionistes façonnent la politique publique britannique. Dans le mĂŞme cas, un autre orateur a discutĂ© des rumeurs comme quoi IsraĂ«l prĂ©levait des organes des Palestiniens.

Au cours des deux dernières années, le gouvernement britannique a donné à « War on Want » 260 000 livres, ce qui provoque un grand embarras du gouvernement suite aux récentes révélations. Le gouvernement britannique a également rendu illégales les institutions publiques qui ont voulu boycotter Israël au mois de février.

Un rapport du NGO Monitor montre que le Département pour le développement international (DFID) a transféré
500 000 livres entre 2012 et 2015. L’UE a Ă©galement transfĂ©rĂ© Ă  l’organisation 211 000 livres supplĂ©mentaires.

Un porte-parole du DFID a dĂ©clarĂ© que la Grande-Bretagne a dĂ©cidĂ© de mettre fin au financement pour « War on Want », Ă  l’exception d’un projet en Irlande du Nord. Le porte-parole a ajoutĂ© que le gouvernement britannique condamne l’incitation des deux cĂ´tĂ©s du conflit israĂ©lo-palestinien.

Gerald Steinberg, directeur de NGO Monitor, qui vise Ă  accroĂ®tre la transparence des ONG, a rĂ©agi aux nouvelles : « Ceci est un Ă©lĂ©ment important, bien que tardif. D’autres bailleurs de fonds institutionnels, en particulier l’Union EuropĂ©enne, devrait nous emboĂ®ter le pas et mettre immĂ©diatement fin Ă  leur financement pour cette organisation anti-droit humain ».

Selon Steinberg la dĂ©cision du gouvernement britannique d’arrĂŞter le financement des points des organisations anti-israĂ©liennes fait suite Ă  un besoin urgent d’accroĂ®tre la transparence et de revoir le financement des ONG.

BDS ne se limite pas au Royaume-Uni. Au cours du weekend, des membres de BDS ont déchiré des affiches dans une station de métro de Paris appelant les citoyens français à visiter une exposition sur Israël au Louvre.

L’ambassade d’IsraĂ«l Ă  Paris a annoncé cette exposition actuellement prĂ©sentĂ©e au musĂ©e du Louvre. La campagne publicitaire comprend plus de 300 points autour du mĂ©tro de la ville. Ce vendredi, les « militants » BDS sont arrivĂ©s et ont dĂ©chirĂ© les panneaux d’affichage Ă  la station de mĂ©tro Louvre et plusieurs autres stations.

L’ambassade a commencĂ© les prĂ©paratifs pour la possibilitĂ© de vandalisme : le contrat avec la sociĂ©tĂ© de publicitĂ© a stipulĂ© que tout panneau vandalisĂ© sera Ă  nouveau immĂ©diatement remis en place.