Environ 600 entreprises israĂ©liennes et 850 actionnaires sont inscrits dans les 11,5 millions documents divulguĂ©s par le cabinet d’avocats basĂ© Ă Panama dont les services comprennent les entreprises intĂ©grants des juridictions offshore comme les Ă®les Vierges britanniques.
Le journal allemand, SĂĽddeutsche Zeitung (SZ) a publiĂ© la plus grande fuite de l’histoire journalistique, affichant 11,5 millions de documents d’un cabinet d’avocats panamĂ©en en ligne et « des idĂ©es rares dans un monde qui ne peut exister dans l’ombre ».
SZ a dit qu’il a reçu les documents du cabinet d’avocats il y a un an Ă partir d’une source anonyme qui «ne voulait ni compensation financière, ni rien d’autre en retour. »
Le journal allemand a obtenu d’autres documents dans une enquĂŞte qui a suivi, impliquant « 400 journalistes de plus de 100 organisations de mĂ©dias dans plus de 80 pays ».
SZ a dit qu’il a dĂ©cidĂ© d’analyser les donnĂ©es en collaboration avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).
Les donnĂ©es des soi-disant documents de Panama, « fournit un aperçu rare dans un monde qui ne peut exister dans l’ombre. Il prouve Ă quel point une industrie mondiale dirigĂ©e par les grandes banques, les cabinets d’ avocats et des sociĂ©tĂ©s de gestion d’actifs gère secrètement les biens des riches et cĂ©lèbres du monde: des politiciens, des responsables de la FIFA, les fraudeurs et les trafiquants de drogue, Ă des cĂ©lĂ©britĂ©s et des athlètes professionnels », selon le journal allemand.
Les informations contenues dans la fuite couvre les activitĂ©s de l’entreprise Mossack Fonseca sur une pĂ©riode allant des annĂ©es 1970 jusqu’au printemps 2016.
« Les documents de Panama comprennent environ 11,5 millions de documents – plus que le total combinĂ© de la Wikileaks Cablegate, Fuites Offshore, Fuites Lux et swissleaks », dit SZ.
Les donnĂ©es sont prĂ©sentĂ©es sous la forme d’e-mails, fichiers pdf, fichiers photos, et des extraits de la base de donnĂ©es de l’entreprise Panaman.
La fuite prĂ©tend exposer les avoirs en mer de 12 leaders mondiaux actuels et anciens, y compris les premiers ministres de l’Islande et le Pakistan, le prĂ©sident de l’Ukraine, et le roi d’Arabie Saoudite.
Il fournit également des données sur les activités financières de 128 autres hommes politiques et des fonctionnaires de différents pays.
« Les collaborateurs du président russe Vladimir Poutine » sont également identifiés pour avoir prétendument des entreprises fictives exploitées.
Les documents montrent les activitĂ©s Ă l’Ă©tranger des dizaines d’hommes d’affaires, politiciens et prĂ©sidents du monde, ainsi que des criminels, des cĂ©lĂ©britĂ©s de divertissement et des stars du sport.
Parmi les noms sur la filtration, il y a le prĂ©sident de l’Ukraine, le roi d’Arabie saoudite, l’ex-roi d’Espagne Juan Carlos I et les Premiers ministres de l’Islande et du Pakistan.
Bien que le nom du prĂ©sident russe Vladimir Poutine ne figure pas dans les documents, ses plus proches collaborateurs « ont secrètement ajouté jusqu’Ă 2 millions de dollars par les banques et les entreprises » l’ICIJ.
Parmi les noms des IsraĂ©liens qui se trouvent dans les documents divulguĂ©s sont : l’avocat Dov Weisglass, il y a l’ancien chef du bureau de l’ancien Premier ministre, Ariel Sharon, Jacob Engel, homme d’affaires actif dans l’industrie minière en Afrique, et Idan Ofer, membre l’une des familles les plus riches d’IsraĂ«l, selon Haaretz.
L’apparition de leurs noms ne signifie pas nĂ©cessairement un acte rĂ©prĂ©hensible, mais seulement qu’ils sont liĂ©s Ă des sociĂ©tĂ©s offshore. Ils ont Ă©tĂ© mentionnĂ©s dans les documents. Le nom de Weisglass apparaĂ®t comme le seul propriĂ©taire de l’une des quatre sociĂ©tĂ©s créées par son partenaire d’affaires Assaf Halkin.
La sociĂ©tĂ©, Global Talaville, enregistrĂ©e dans les Ă®les Vierges britanniques en mai 2012, et sept mois plus tard, toutes ses actions ont Ă©tĂ© hypothĂ©quĂ©es contre un prĂŞt d’une banque Ă Vienne.
Weisglass et Halkin ont dit Ă Haaretz que la sociĂ©tĂ© « a Ă©tĂ© enregistrĂ©e afin de recevoir un prĂŞt bancaire afin d’investir dans des propriĂ©tĂ©s europĂ©ennes. La banque ne permettait donc le prĂŞt … il a Ă©tĂ© informĂ© de l’activitĂ© de la sociĂ©tĂ© les autoritĂ©s fiscales en IsraĂ«l et la taxe exigĂ©e payĂ©e sur cette activitĂ© en IsraĂ«l ».
D’autres mentionnĂ©s dans les fuites comprennent Mohammad Mustafa, un agent financier supĂ©rieur et confident du prĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a utilisĂ© des comptes offshore pour canaliser l’argent des États arabes aux Palestiniens, selon les dossiers.
Le PrĂ©sident du Panama, Juan Carlos Varela a publiĂ© une dĂ©claration disant que son gouvernement coopĂ©rerait « avec force » dans toute enquĂŞte judiciaire Ă la suite de fuites du cabinet d’avocats. Il a dit que les rĂ©vĂ©lations ne vont pas arrĂŞter sa politique de «tolĂ©rance zĂ©ro» contre les activitĂ©s illĂ©gales dans le secteur de la finance du Panama.




