15 Janvier1942, 1 000 juifs sont dĂ©portĂ©s du camp de concentration de Theresienstadt au ghetto de Riga (R.S.S. de Lettonie). Dès leur arrivĂ©e, 924 d’entre eux sont conduits dans une forĂŞt voisine, oĂą ils sont fusillĂ©s.
1943, 27 juifs vivant Ă Bilgoraj (province de Lublin, Pologne) sont pris et fusillĂ©s par les SS. Dans les forĂŞts qui entourent la ville, un groupe de jeunes rĂ©sistants juifs lutte sans rĂ©pit contre les occupants allemands. Ils parviennent nĂ©anmoins Ă survivre jusqu’Ă la fin de la guerre.
1944 Un vingt-troisième transport quitte le camp de regroupement de Malines(Belgique) avec 625 juifs, dont 62 enfants, dĂ©portĂ©s au camp d’extermination d’Auschwitz, en mĂŞme temps que 351 gitans, dont 12 seulement survivront jusqu’Ă la libĂ©ration du camp en 1945.
Rev. Marian Jacek Dabrowski, Niewodowo, Pologne
15 janvier 1905
Marian fut Ă©levĂ© dans une famille catholique Ă Niewodowo, une ville situĂ©e dans la province du Bialystok, en Pologne, près de Lomza. Sa famille y vĂ©cut sous la coupe tsariste jusqu’en 1918, date Ă laquelle la Pologne reconquit son indĂ©pendance. Après le lycĂ©e, Marian rejoignit l’Ordre des frères capucins. Après avoir Ă©tudiĂ© pendant huit ans en France et en Italie, il revint en Pologne enseigner la philosophie aux Ă©tudiants de son ordre.
1933-39 : Lorsque l’Allemagne envahit la Pologne en septembre 1939, je me trouvais dans notre monastère, situĂ© près de Grodno. Trois semaines plus tard, lorsque les troupes soviĂ©tiques, envahissant la Pologne par l’est, atteignirent Grodno, nous Ă©vacuâmes le monastère. Je repartis pour Lomza. Nos nouveaux dirigeants soviĂ©tiques rejetaient la religion, affirmant qu’elle exploitait le peuple ouvrier. Je remettais leurs dires en cause dans mes sermons. Lorsque j’appris que les SoviĂ©tiques Ă©taient sur le point de m’arrĂŞter, je m’enfuis vers la Pologne occupĂ©e par les Allemands.
1940-45 : En 1941, les Nazis m’arrĂŞtèrent Ă Varsovie. J’appris que mon arrestation n’avait pas de motif particulier, mais qu’Ă©tant un Polonais instruit, les nazis ne pouvaient pas me faire confiance. Je fus dĂ©tenu dans la prison de Pawiak, puis dĂ©portĂ© Ă Auschwitz. LĂ -bas, le commandant nous intimait l’ordre de travailler dur. Un interprète Ă©tait chargĂ© de traduire en polonais. Moi, je comprenais l’allemand. Lorsque le commandant hurlait que nous ne serions libĂ©rĂ©s que par la cheminĂ©e du crĂ©matorium, l’interprète traduisait par : « Vous surmonterez toutes les Ă©preuves. »
Le RĂ©vĂ©rend Dabrowski fut dĂ©portĂ© Ă Dachau oĂą il fit l’objet d’expĂ©riences sur la malaria. Il fut libĂ©rĂ© le 29 avril 1945 par les troupes amĂ©ricaines et Ă©migra aux Etats-Unis en 1949.




