Le témoignage du suspect dans le meurtre du sergent Amit Ben Yigal a été révélé pour la première fois mardi dans un article du journal Yediot Aharonot.
Ben Yigal, un combattant Golani, a Ă©tĂ© tuĂ© lors d’une opĂ©ration d’arrestation dans la ville arabe de Ya’abad lorsqu’une Ă©norme pierre a Ă©tĂ© jetĂ©e sur son casque par le haut. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă l’hĂ´pital peu de temps après.
«J’Ă©tais Ă la maison Ă ce moment-là », a dĂ©clarĂ© le suspect, Nizmi Abu-Bakr, 49 ans, «et j’ai entendu des cris. Je suis montĂ© sur le toit et j’ai rĂ©alisĂ© que l’armĂ©e avait pris un de mes voisins et le mettait dans un vĂ©hicule. Les femmes ont criĂ© : « Ne le prenez pas ! » J’ai vu une pierre dans le coin du toit, un demi-bloc de bĂ©ton. J’ai baissĂ© les yeux et j’ai vu quelques soldats se tenir lĂ . Les cris des femmes ont transpercĂ© mon cĹ“ur et m’ont causĂ© une grande angoisse. J’ai pris le bloc de bĂ©ton et je l’ai jetĂ© sur les soldats. Je n’ai pas cherchĂ© Ă voir ce qui s’est passĂ© ensuite. «Â
Abu-Bachar a poursuivi : «Lorsque je suis descendu du toit et que je suis entrĂ© dans ma maison, j’ai entendu des coups de feu. Les balles ont brisĂ© la fenĂŞtre de ma cuisine, alors je suis allĂ© dans une chambre et j’ai fait semblant de dormir. Il savait que l’armĂ©e arrivait Ă tout moment. Quelques minutes passèrent et on frappa Ă la porte. Ma femme a ouvert et les soldats sont entrĂ©s et ont commencĂ© Ă chercher. Cependant, ils n’ont rien trouvĂ© et sont partis. J’ai attendu un moment, puis je suis sorti et j’ai vu du sang dans la rue et aussi des morceaux de bloc de bĂ©ton, et j’ai rĂ©alisĂ© que j’avais blessĂ© un soldat. J’ai pris les morceaux de pierre et les ai jetĂ©s sur le cĂ´tĂ© de la rue, dans un groupe d’arbres ».
Plusieurs heures plus tard, Abu-Bakr a été arrêté et en juillet, il a été accusé du meurtre intentionnel de Ben Yigal.





