Moskovitz, l’un des symboles de l’agriculture de la Haute GalilĂ©e, a Ă©tĂ© tuĂ© en mars dernier après que des artilleurs de la batterie de la brigade de feu 282, rattachĂ©e Ă la 36e division, ont tirĂ© cinq obus vers des cibles dans le sud du Liban. Ce tir avait Ă©tĂ© effectuĂ© pour appuyer des forces qui manĹ“uvraient sur la crĂŞte de Kantara, en face de Masgav Am.
Moskovitz, sorti avec son vĂ©hicule pour s’occuper de son verger d’avocatiers, a Ă©tĂ© touchĂ© directement et tuĂ© sur le coup.
Un second enterrement rendu nécessaire par la situation sécuritaire
En raison du fait que le kibboutz Masgav Am se trouvait alors sous des tirs incessants, il avait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de l’inhumer dans une tombe provisoire au kibboutz Amiad. Aujourd’hui, dans l’après-midi, sa dĂ©pouille sera transfĂ©rĂ©e sur les terres du kibboutz Masgav Am.
De nombreux habitants de la GalilĂ©e sont attendus aux funĂ©railles, ainsi que des membres passĂ©s et prĂ©sents de l’Ă©tat-major militaire, qui ont connu Moskovitz pendant des dĂ©cennies comme l’un des agriculteurs les plus enracinĂ©s de la rĂ©gion.
« Je me faufilais pour continuer Ă m’occuper du verger »
Dans un entretien accordĂ© Ă Maariv lors de la dernière fĂŞte de Chavouot, Moskovitz zal racontait que, mĂŞme après l’Ă©vacuation de la localitĂ© au dĂ©clenchement de la guerre, il avait refusĂ© de se couper de ses vergers. « J’ai Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©, mais je venais au verger tous les jours, parfois carrĂ©ment en me faufilant, et je faisais ce que je pouvais », disait-il alors.
Selon lui, au dĂ©but des combats, les vergers avaient Ă©tĂ© fermĂ©s par des clĂ´tures de barbelĂ©s, mais lui et ses amis avaient forcĂ© des passages pour y entrer, dans une tentative de sauver la rĂ©colte. Dans un cas, après que près de 50 dounams d’avocatiers eurent brĂ»lĂ©, il Ă©tait parvenu, selon ses propres mots, Ă improviser une solution destinĂ©e Ă empĂŞcher la propagation du feu, en ouvrant le système d’irrigation Ă plein dĂ©bit.
Pour prolonger la lecture, notre site a également couvert la mort de Barak Ayalon, tué par un tir antichar du Hezbollah à Kfar Yuval, ainsi que notre analyse sur la menace persistante du commando Radwan du Hezbollah à la frontière.






