Trump penche vers un accord avec l’Iran — mais voilĂ  comment ça s’est terminĂ©

Vendredi soir, le prĂ©sident Donald Trump a rĂ©uni les plus hauts responsables de son administration en Situation Room Ă  la Maison-Blanche pour ce qui devait ĂŞtre une dĂ©cision fatidique : signer ou ne pas signer un accord avec l’Iran. La rĂ©union a durĂ© de longues heures. Elle s’est conclue sans dĂ©cision.

Selon le compte rendu de Barak Ravid et Asaf Rozentzweig dans l’Ă©mission Oulpan Chichi de la chaĂ®ne 12, Trump a clairement penchĂ© vers la signature — mais s’est finalement retenu. Le New York Times a confirmĂ© de son cĂ´tĂ©, via une source amĂ©ricaine haut placĂ©e, que la rĂ©union de la Situation Room s’Ă©tait achevĂ©e sans verdict. Dans l’administration amĂ©ricaine, on insiste : malgrĂ© la proximitĂ© d’un accord, des questions substantielles restent en suspens.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Du cĂ´tĂ© iranien, des sources confirment que les nĂ©gociateurs ont donnĂ© leur accord de principe mardi soir, et que dès le lendemain TĂ©hĂ©ran avait signifiĂ© aux AmĂ©ricains sa disponibilitĂ© Ă  signer. Les Ă©quipes de nĂ©gociateurs avaient donc dĂ©jĂ  atteint une entente prĂ©liminaire. Ce qui coince, c’est le dernier verrou : les droits de transit dans le dĂ©troit d’Ormuz, auxquels s’ajoute la question du dĂ©gel des avoirs iraniens gelĂ©s Ă  l’Ă©tranger.

Les exigences de Trump, posées noir sur blanc

Avant d’entrer en Situation Room, Trump avait publiĂ© sur Truth Social un exposĂ© prĂ©cis de ses conditions non nĂ©gociables. L’Iran doit accepter sans ambiguĂŻtĂ© de ne jamais possĂ©der d’arme nuclĂ©aire ni de bombe atomique. Washington exige par ailleurs l’ouverture immĂ©diate et totale du dĂ©troit d’Ormuz Ă  la navigation libre, sans frais de passage, et le dĂ©minage complet des eaux du dĂ©troit.

Trump a Ă©galement laissĂ© entendre que les frappes amĂ©ricaines menĂ©es il y a onze mois auraient permis d’atteindre des matĂ©riaux nuclĂ©aires enfouis sous terre. Il a prĂ©cisĂ© que les États-Unis envisageaient de lever le blocus maritime imposĂ© sur le dĂ©troit, une mesure qui permettrait aux navires de diffĂ©rentes nationalitĂ©s « de rentrer chez eux ».

Le poids des faucons à Téhéran

Si l’Ă©quipe de nĂ©gociateurs iranienne est prĂŞte, le contexte politique intĂ©rieur en Iran est plus compliquĂ©. Le New York Times rapporte que les factions dures et ultraconservatrices du rĂ©gime continuent de faire pression contre tout accord avec Washington, plaidant pour la poursuite de l’affrontement. La tĂ©lĂ©vision d’État, sous contrĂ´le conservateur, met en avant les points de dĂ©saccord et prĂ©sente les nĂ©gociations comme un Ă©chec. Le prĂ©sident iranien Masoud Pezeshkian a lui-mĂŞme dĂ©noncĂ© publiquement la direction de la tĂ©lĂ©vision d’État, lui reprochant de « creuser les fractures dans la sociĂ©tĂ© ». Il a rappelĂ© que mĂŞme le Guide suprĂŞme Ali Khamenei avait « acceptĂ© de s’asseoir Ă  la table des nĂ©gociations ».

L’issue reste donc suspendue entre la volontĂ© des nĂ©gociateurs des deux pays de conclure et la rĂ©sistance des lignes dures qui, Ă  TĂ©hĂ©ran comme partiellement Ă  Washington, voient dans cet accord un prĂ©cĂ©dent dangereux.


Ă€ lire sur notre site :

➡️ Trump pose un ultimatum Ă  l’Iran : un accord nuclĂ©aire dans les six semaines

➡️ Le risque dont on ne parle pas : le commando du Hezbollah se prépare à la frontière