Le surintendant Ă la retraite Aryeh Amit, ancien commandant du 10e arrondissement, a Ă©tĂ© interrogĂ© ce matin (vendredi) par Nissim Meshal et s’est entretenu avec lui des Ă©vĂ©nements de la semaine, au cours desquels il y a eu des affrontements entre policiers et manifestants pour protester contre le projet de rĂ©forme dans le système judiciaire . A la question de savoir si, selon lui, la police a agi de manière professionnelle en dispersant la manifestation Ă Tel-Aviv, Amit a rĂ©pondu par la nĂ©gative : « Des officiers supĂ©rieurs Ă©taient assis dans une salle climatisĂ©e avec des dizaines d’Ă©crans, et de lĂ , le ministre est venu les voir et a fait quelque chose d’horrible qui ne s’est jamais produit dans l’État d’IsraĂ«l – un ministre vient au siège de la police et commence Ă gĂ©rer l’Ă©vĂ©nement. C’est lui qui chauffe la situation et c’est lui qui oblige les commandants à donner l’ordre Ă la zone « allez-y, attaquez ».
Sur le terrain, il y a au seuil de tout un surintendant pour un très grand Ă©vĂ©nement dans lequel le commandant de district devait ĂŞtre sur le terrain. Il a criĂ© Ă la police de jeter les manifestants dans le Kibinimet et a lancĂ© des grenades sur la foule. Écoutez, vous me demandes si c’est professionnel ? La rĂ©ponse est non. »
Il a poursuivi en disant sur le mĂŞme sujet: « L’histoire est la prise de pouvoir hostile d’un ministre d’extrĂŞme droite, un ancien garçon montagnard, qui a dĂ©cidĂ© qu’il voulait ĂŞtre commissaire. Il arrive Ă l’Ă©vĂ©nement, il commence Ă donner des ordres lĂ -bas, vous avez en fait vu Ă la tĂ©lĂ©vision comment il se tient et dit au commissaire : « Il n’y aura pas de barrage routier ici et si vous avez besoin d’utiliser la force, utilisez-la », et tout, tout. , c’est la fin de la police professionnelle et le dĂ©but d’une police qui est un corps professionnel au service d’un politicien extrĂ©miste », a attaquĂ© le commissaire Ă la retraite.
« C’est l’Ă©vĂ©nement d’une manifestation. Le ministre n’a pas le pouvoir de donner des instructions autoritaires. Vous voyez qu’il vient et donne des instructions. C’est lui qui a criĂ© il y a deux semaines qu’il devait y avoir Ă©galitĂ© dans le traitement des manifestations, mais Ă propos du pogrom Ă Hawara, il s’est soudainement tu et n’a rien dit. Il se fichait qu’il n’y ait pas d’arrestations, il se fichait que la police ne fasse rien lĂ -bas, il s’en fichait parce que c’Ă©tait bien comme ca, quand il y a une manifestation des pilotes et des commandos et des gens de la haute technologie qu’il traite de criminels et d’anarchistes, c’est bien, c’est horrible et terrible.
A la question de l’intervieweur, qu’est-ce que la police aurait pu faire contre les barrages routiers, il a rĂ©pondu : « Toutes ces annĂ©es, j’ai dit qu’un barrage routier est quelque chose que la police ne doit pas approuver. Il n’y a aucun dĂ©bat lĂ -dessus. Quand j’Ă©tais commandant de district, j’aurais utilisĂ© une force très agressive pour dĂ©gager la route, mais ceci est un incident diffĂ©rent. Il s’agit d’Ă©vĂ©nements de masse oĂą lorsque la police utilise une force massive, il est clair qu’il y aura des victimes. Ce n’est pas une foule enfreignant la loi et venant se rĂ©volter. C’est très important. C’est un fait que la police a montrĂ© aux manifestants de descendre Ă Ayalon et de la bloquer pendant une demi-heure, et quand le ministre est arrivĂ© au PAK, ils ont commencĂ© Ă utiliser la force.
Si j’Ă©tais le commandant de cet Ă©vĂ©nement, je ferais deux choses : permettre aux manifestants de descendre jusqu’Ă la route et la bloquer pendant 20 minutes et m’arranger avec ceux qui l’organisent et ce n’est pas un problème de le faire, et deuxième chose que je dirais au ministre, sortez d’ici. Vous ne pouvez pas ĂŞtre dans le commissariat de police.
Je tiens Ă vous rappeler que parce que je n’ai pas cĂ©dĂ© aux politiciens et ne les ai pas laissĂ© interfĂ©rer avec mon travail, je ne suis pas devenu commissaire. En conclusion, l’ancien commandant du district Y-M a Ă©valuĂ© ce qui est susceptible de se passer dans les manifestations : « Si Ben Gvir continue d’intervenir, alors nous nous dirigeons vers une situation oĂą il y aura de graves victimes. Si Ben Gvir rĂ©chauffe Ă nouveau l’atmosphère et que les deux les cĂ´tĂ©s sont dĂ©jĂ passionnĂ©s l’un contre l’autre, la police utilisera plus de force et quand cela se produira, plus de personnes seront blessĂ©es – il n’y a pas de dĂ©bat Ă ce sujet. Si le commandant de district et le commissaire reprennent leurs fonctions de commandants de police – alors cet Ă©vĂ©nement ira comme il se doit. »





