Roman Shlomov a Ă©tĂ© emprisonnĂ© pendant un an et demi sur l’Ă®le voisine de Chypre, oĂą il s’est envolĂ© pour se marier. Il a Ă©tĂ© placĂ© en cellule Ă la demande de la Russie, qui a Ă©mis un mandat d’extradition international pour trafic de stupĂ©fiants.
Dans une lettre spéciale envoyé à Mako, Shlomov écrit : « Je demande aux autorités israéliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour me libérer. »
« Je suis en prison depuis un an et demi, loin de ma famille et je souhaite rentrer chez moi en Israël », écrit Roman Shalomov, soupçonné de vendre de la drogue à des mineurs.
Dans une lettre qu’il a Ă©crit de sa cellule en prison et qui est parvenue Ă Mako, Schlomov rĂ©clame son innocence. « Je demande aux autoritĂ©s israĂ©liennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour me libĂ©rer de prison, conformĂ©ment au principe selon lequel l’État d’IsraĂ«l n’abandonne pas ses citoyens dans le monde. »
Shlomov, 24 ans, rĂ©sidant Ă Sderot, un soldat dĂ©mobilisĂ© du bataillon Karakal, s’est envolĂ© il y a un an et demi avec sa petite amie pour se marier Ă Chypre. « Sa petite amie a entamĂ© des procĂ©dures de conversion en IsraĂ«l et cela n’a pas marchĂ©. Ils ont donc dĂ©cidĂ© de prendre l’avion pour se marier », explique sa sĹ“ur Alona, ​​qui est très proche de lui.
Lorsqu’il a atterri avec sa petite amie Ă l’aĂ©roport de Larnaca, il a Ă©tĂ© immĂ©diatement arrĂŞtĂ© et a Ă©tĂ© surpris de dĂ©couvrir que la Russie avait Ă©mis un mandat d’extradition international Ă son encontre par l’intermĂ©diaire d’Interpol, l’accusant de trafic de drogue sous prĂ©texte qu’il avait vendu des substances psychotiques Ă des mineurs pesant 68 grammes.
« J’Ă©tais sous le choc, je suis venu Ă©pouser ma petite amie et, tout Ă coup, j’Ă©tais dans une prison Ă Nicosie. Je pensais que c’Ă©tait un canular. Je n’ai jamais Ă©tĂ© puni », a dĂ©clarĂ© Shlomov Ă l’une des personnes rĂ©cemment venues lui rendre visite. « Je ne suis ni un criminel, ni un trafiquant de drogue. Je n’ai aucune preuve, sinon les Russes m’auraient arrĂŞtĂ© avant que j’immigre en IsraĂ«l, ils m’ont fouillĂ© chez moi, tout retournĂ© et ont rien trouvĂ©. «Â
Ă€ la suite de l’arrestation de Shlomov, le mariage a Ă©tĂ© annulĂ© et deux semaines plus tard, il s’est retrouvĂ© seul Ă la prison centrale de Nicosie. « Mon frère a travaillĂ© comme gardien de sĂ©curitĂ© après son service militaire et il est autorisĂ© Ă garder les armes. S’il avait un casier judiciaire, quelqu’un dans le pays le laisserait avoir une arme Ă feu ? « , se plaint sa sĹ“ur Alona. « Comment soudainement les Russes se sont-ils souvenus que mon frère avait commis des crimes sans preuves ? Ils ont juste cousu un dossier pour lui, et l’État d’IsraĂ«l doit obliger le monde Ă le libĂ©rer de la prison car il a risquĂ© sa vie pour la sĂ©curitĂ© de l’État d’IsraĂ«l. «Â
Shlomov a initialement rejoint l’unitĂ© « Duvdevan », mais en raison de difficultĂ©s d’adaptation et de langue, il a Ă©tĂ© contraint d’abandonner son rĂŞve de devenir un agent d’infiltration et s’est enrĂ´lĂ© dans l’unitĂ© de Karakal. « Mon frère a beaucoup aimĂ© l’armĂ©e, il a servi dans l’opĂ©ration Tzuk Eitan, l’État d’IsraĂ«l est son chez-soi, il n’a pas d’autre domicile, il a beaucoup contribuĂ© au pays. Il est vraiment dĂ©sespĂ©rĂ© et brisĂ© parce qu’il est en prison depuis un an et demi. Mais je le soutient et le rassure sur le fait que nous gagnerons et qu’il reviendra en IsraĂ«l « , ajoute sa sĹ“ur.
Selon l’acte d’accusation dĂ©posĂ© par les Russes contre Shlomov, il aurait vendu de la drogue Ă des agents d’infiltration et Ă des mineurs, mais aucune preuve solide ne lui est prĂ©sentĂ©e Ă ce jour. « Lorsque je me suis rendu en Russie pour dĂ©couvrir toute l’affaire, une source russe m’a dit qu’il savait que mon frère avait servi dans l’armĂ©e au sein d’une unitĂ© de combat et qu’ils voulaient des secrets de l’armĂ©e Ă laquelle il Ă©tait exposĂ©. La preuve en est qu’il ne s’agit pas d’une demande d’extradition ou d’arrestation. «Â
Le consul israĂ©lien a visitĂ© Schlomov et s’occupe de son bien-ĂŞtre, mais sa sĹ“ur craint pour sa vie. « Mon frère est dĂ©tenu dans une cellule avec des prisonniers iraniens, syriens et libyens, qui savent qu’il a servi dans l’armĂ©e israĂ©lienne et qu’il Ă©tait soldat. Ils pourraient l’assassiner. J’ai dĂ©pensĂ© beaucoup d’argent en vols Ă destination de Chypre lors des visites chez mon frère. Les Russes n’ont pas prĂ©sentĂ© la moindre preuve au tribunal pour prouver que mon frère vendait de la drogue. «Â
Il y a quelques mois, le tribunal a dĂ©cidĂ© de relâcher Schlomov en rĂ©sidence surveillĂ©e, Ă condition qu’il dĂ©pose 140 000 euros dans les coffres du tribunal pour assurer sa comparu-tion au procès, mais il n’a pas Ă©tĂ© en mesure de rĂ©unir le montant requis et est donc restĂ© en prison. « En Russie, il mourra, il ne bĂ©nĂ©ficiera pas d’un procès Ă©quitable… Nous devons enquĂŞter pourquoi les Russes n’ont rien fait pendant huit ans. Pourquoi ne se sont-ils pas tournĂ©s vers l’État d’IsraĂ«l et ont-ils demandĂ© son extradition ? »
« C’est un jeune homme qui a fidèlement servi l’État tout en mettant sa vie en danger et qui n’a pas de casier judiciaire en IsraĂ«l ou en Russie », a dĂ©clarĂ© l’avocat Yaslowitz, et qui a rencontrĂ© Shlomov il y a deux semaines en prison et lors d’une audience, il pense pouvoir ĂŞtre libĂ©rĂ©. « J’espère que l’État d’IsraĂ«l aidera Ă le libĂ©rer et que le tribunal de Chypre comprendra qu’il n’y a aucune preuve Ă l’appui de son extradition ».







