Un autre garde de Gilboa s’est plaint des crimes sexuels des prisonniers

Les responsables de la prison de Gilboa ont Ă©touffĂ© les affaires de crimes sexuels contre les gardiens, prĂ©fĂ©rant le « silence de production » dans la prison au respect de la loi. Un autre cas d’un tel comportement des autoritĂ©s pĂ©nitentiaires a Ă©tĂ© connu grâce aux journalistes du journal Yediot Ahronot.

Lundi, le journal a publiĂ© les aveux d’une agent de sĂ©curitĂ© victime d’actes rĂ©prĂ©hensibles de la part d’un dĂ©tenu purgeant une peine pour activitĂ©s terroristes. La nuit oĂą elle a Ă©tĂ© laissĂ©e seule avec 120 prisonniers dans le dĂ©partement, l’un d’eux, qui Ă©tait sous surveillance spĂ©ciale, a enlevĂ© son pantalon et a commencĂ© Ă  se masturber en lui faisant des passes.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

La femme s’est plainte au chef de quart, mais celui-ci – au lieu de soumettre un rapport au chef de la prison – a dĂ©cidĂ© de clore l’affaire « selon les concepts », et non selon la loi. Le gardien a Ă©tĂ© informĂ© que l’officier des renseignements de Gilboa lui avait ordonnĂ© de se rendre dans une autre section de la prison et de parler au « parrain », un prisonnier jouissant d’une grande autoritĂ© parmi les prisonniers arabes, afin de « clĂ´turer l’affaire ».

Elle l’a rencontrĂ© et « l’autorité » lui a promis de rĂ©gler le problème et que cela ne se reproduirait plus.

Selon elle, le prisonnier qui a pris des libertĂ©s avec elle n’a pas Ă©tĂ© puni – il n’a mĂŞme pas Ă©tĂ© placĂ© dans une cellule disciplinaire.

L’article est paru dans le contexte d’un scandale d’une bien plus grande ampleur – des soupçons de viols rĂ©pĂ©tĂ©s par des prisonniers d’un autre gardien de la mĂŞme prison de Gilboa.

Nissim Finish, un ancien officier du renseignement de la prison de Gilboa, a Ă©tĂ© interrogĂ© hier dans cette affaire. Au moins un autre gardien a dĂ©clarĂ© qu’elle s’Ă©tait plainte Ă  Nissim Finish d’avoir Ă©tĂ© violĂ©e en prison, mais il n’a pas rĂ©pondu.

Dans le passĂ©, il a Ă©tĂ© interrogĂ© sur des soupçons de viol en prison, mais l’affaire a Ă©tĂ© classĂ©e. Il y a six mois, l’enquĂŞte a repris. La publication des dĂ©tails de cette affaire est interdite Ă  ce stade.