Un enfant a été blessé par balle à Pisgat Zeev : « Une action banale dans le quartier »

(photo: Omar Miron)

Ce petit garçon portant une kippa avec un visage d’ange se nomme Uriah Levy ; il Ă©tait assis avec sa sĹ“ur ce shabbat devant la synagogue quand il a Ă©tĂ© soudainement frappĂ© par une balle.

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Le quartier a souffert pendant de nombreux mois de ces mĂŞmes coups de feu si frĂ©quents partant des quartiers palestiniens voisins, y compris de Shuafat, Anata et Hizma. Selon Mr Levy, il est difficile d’identifier d’où vient la fusillade : «Ici, dans le quartier, nous entendons des coups de feu avec le bruit du muezzin, ou des mariages, une bonne occasion pour tirer un peu partout, mais aussi sur nous ». »VoilĂ  la rĂ©alitĂ© ici, et rien n’est fait tant qu’il n y aura pas une tragĂ©die », a dit le père, Avinoam.
« Il y a un an, une balle tirĂ©e par nos voisins a pĂ©nĂ©trĂ© dans notre balcon, et rien n’a Ă©tĂ© fait. » a dit Uriah Levy 

Uriah a Ă©tĂ© touchĂ© par une balle alors qu’il Ă©tait assis sur un banc devant la synagogue avec sa sĹ“ur de dix ans. «Un enfant va Ă  la synagogue pour le shabbat et revient avec une balle dans la jambe. Les choses pourraient ĂŞtre bien pire », a dĂ©clarĂ© le père. Le père a Ă©galement dit que lorsque la police est arrivĂ©e sur les lieux, ils ont Ă©tĂ© accusĂ©s d’exagĂ©rer les faits, et pourtant lors d’une première plainte concernant un tir vers leur balcon, rien n’avait Ă©tĂ© fait. « Ma femme a appelĂ© la police et a dit que notre fils a Ă©tĂ© touchĂ©. Ils lui ont dit de ne pas exagĂ©rer les faits, elle leur a rĂ©pondu « Je suis infirmière (je sais ce que je dit). Il y a un an, nos voisins ont tirĂ© une balle dans le balcon, et cela a Ă©tĂ© ignorĂ©. »
 A l’arrivĂ©e de l’enfant Ă  la maison, la mère a dĂ©couvert le trou dans le pantalon du garçon : « Soudain, il sentit quelque chose de douloureux et tomba ensuite », a dit la mère. L’enfant a dit : « Ma tĂŞte me fait mal. J’ai  regardĂ© et j’ai demandĂ© Ă  sa sĹ“ur ce qui c’était passĂ© et nous sommes allĂ©s Ă  l’hĂ´pital Hadassah pour faire une radio qui a rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence d’une balle. Il a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©, il est traitĂ© maintenant avec des antibiotiques et il marche en boitant ».

La mère a ajouté : « Mon fils parle toute la journée de bombes et de tirs, et me dit :« Maman, tu dors avec moi, il y aura peut-être une autre bombe. Il est devenu très craintif », dit-elle. « Nous ne devrions pas avoir peur de vivre chez nous à Pizgat Zeev ».