Un homme de 70 ans s’effondre dans son abri : la guerre frappe les plus vulnérables

Il n’a pas été touché par un éclat de missile. Il n’était pas dans la rue. Il avait fait ce qu’on lui demandait de faire : se réfugier dans l’abri de son immeuble. Et pourtant, c’est là, dans cet espace censé le protéger, qu’un homme de 70 ans s’est effondré dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mars 2026 à Rishon Lezion, victime d’un arrêt cardiaque survenu au moment où les alertes retentissaient.

Des équipes médicales d’Ichoud Hatzala ont pratiqué des manœuvres de réanimation et administré deux chocs électriques à l’aide d’un défibrillateur. Le cœur de l’homme a recommencé à battre, et il a été transféré au centre médical Shamir-Assaf Harofeh dans un état grave mais stable. israelhayom

Le prix invisible de la guerre

Ce cas incarne une réalité que les bilans officiels ne comptabilisent pas toujours : les victimes indirectes du conflit. Les personnes âgées, les cardiaques, les individus souffrant d’anxiété sévère — pour eux, chaque alerte est une épreuve physiologique. Le bruit des explosions, la course vers l’abri, l’angoisse de l’attente dans un espace confiné : autant de déclencheurs potentiels pour des systèmes cardiovasculaires déjà fragilisés.

Dans la même nuit, d’autres impacts ont été enregistrés à travers le pays : un couple de personnes âgées a été tué à Ramat Gan par un missile qui a frappé leur immeuble alors qu’ils se dirigeaient vers leur abri. La gare de Tel-Aviv-Centre a été touchée, entraînant sa fermeture temporaire. Des débris d’un missile intercepté sont tombés à Holon, causant des dégâts matériels. Sept zones ont été frappées à Rishon Lezion, à l’aéroport Ben Gourion, sur la route 44, à Lod et à Holon. israelhayom

La géographie de ces impacts révèle l’ampleur du danger auquel est exposée la région métropolitaine du centre d’Israël — une zone dense, habitée par des millions de civils, qui se retrouve désormais en première ligne d’une guerre que ses habitants ne peuvent qu’essayer de survivre, abri après abri, alerte après alerte.

Quand l’abri ne suffit plus

L’histoire de cet homme de Rishon Lezion illustre les limites de la protection civile face à une guerre prolongée. L’infrastructure des abris protège des éclats et des ondes de souffle. Elle ne protège pas du stress chronique, de la peur accumulée, ni de l’épuisement d’une population qui vit depuis des mois avec la menace du ciel. Pour les personnes âgées ou fragilisées, la guerre ne commence pas à l’impact — elle commence à l’alerte.

Les équipes de secours, elles, ont accompli leur mission dans les conditions les plus difficiles qui soient — au cœur d’une nuit de bombardements, entre les alertes et les explosions. Cet homme de 70 ans est en vie grâce à eux. Mais combien d’autres, dans d’autres abris de ce pays en guerre, payent chaque nuit le prix silencieux de cette confrontation ?

Source : Israël Hayom, 18 mars 2026


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