Le lieutenant-colonel Avinoam Amona, commandant de l’Ă©cole de commandement tactique et commandant de la brigade Hermon, a Ă©tĂ© rĂ©primandĂ© par le commandant des Ă©coles militaires pour avoir rencontrĂ© le ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure Ben Gvir.
De telles rĂ©unions ne peuvent pas ĂŞtre tenues Ă titre personnel et nĂ©cessitent une coordination et une approbation. L’ordre indique que la rĂ©union s’est tenue « en violation de l’interdiction de communication directe entre le personnel de Tsahal et les plus hautes sphères politiques ».
Un porte-parole de Tsahal a dĂ©clarĂ© que « le commandant des Ă©coles militaires, le colonel Itay Virov, a rĂ©cemment menĂ© une enquĂŞte sur le cas du lieutenant-colonel Avinoam Amona après qu’il est apparu que l’officier avait rencontrĂ© le ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure Itamar Ben-Gvir. Selon les conclusions, l’officier a rencontrĂ© le ministre sans accord conformĂ©ment Ă la procĂ©dure Ă©tablie, Ă propos de laquelle l’officier a Ă©tĂ© rĂ©primandĂ©.
« L’officier a assumĂ© la responsabilitĂ© de ses actes et a reconnu la gravitĂ© de l’acte », lit-on plus loin. « L’enquĂŞte a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e au chef d’Ă©tat-major gĂ©nĂ©ral, Herzi Halevi. »
Le lieutenant-colonel, quel que soit l’incident, va prendre sa retraite de l’armĂ©e dans six mois.
Pour comprendre un instant l’intensitĂ© de la persĂ©cution contre le colonel Avinoam Amunah, lisez plus tot ceci :
Le colonel Amunah ne s’est pas assis avec un politicien autour d’une tasse de cafĂ© pour une conversation politique (la raison d’ĂŞtre de l’ordre est d’empĂŞcher les officiers d’interfĂ©rer dans la politique et les politiciens d’interfĂ©rer dans l’armĂ©e), il est venu pour un entretien d’embauche, en tant qu’officiers avant sa retraite.
D’autre part, dans le cas du gĂ©nĂ©ral de brigade Amir Vadmani (un ami personnel du chef d’Ă©tat-major de l’Ă©poque, Kochavi, qui l’a dĂ©fendu de toutes ses forces), il a rencontrĂ© le dĂ©putĂ© Elazar Stern, ancien chef de l’AKA, dans une affaire qui les touchait tous les deux. MĂŞme selon l’alibi de Stern, qu’ils Ă©taient « juste » en train d’avoir une conversation amicale autour d’un cafĂ©, cela est interdit car c’est prĂ©cisĂ©ment la raison d’ĂŞtre de l’ordre, pour empĂŞcher les officiers de socialiser sans surveillance avec les politiciens.
Et Damani n’a pas Ă©tĂ© rĂ©primandĂ© pour cela, et le porte-parole de Tsahal Ă l’Ă©poque, Hedi Zilberman (avant le gĂ©nĂ©ral) a joliment couvert l’histoire. Il y a trop de questions sur les chiffres de recrutement gonflĂ©s d’Almaz, Topolansky et Orna Barbiei. Le tamis fonctionne toujours dans le bonne direction.
Soit dit en passant, l’Ă©vĂ©nement le plus flagrant de ces dernières annĂ©es de prĂ©paration Ă une carrière dans l’armĂ©e tout en frĂ©quentant des politiciens est celui du dĂ©putĂ© Gadi Eisenkot, dont le chef de cabinet « incube » littĂ©ralement tous les lundis et jeudis Ă l’association de gauche INSS , tout en organisant des confĂ©rences avec des dĂ©putĂ©s et des ministres (Mirav Michaeli, diplĂ´mĂ© du GLA, a Ă©tĂ© invitĂ© Ă donner une confĂ©rence sur la « manĹ“uvre au sol ». ), avec un public captif d’officiers qui ont Ă©tĂ© invitĂ©s sur le campus de l’association pour entendre les blagues d’ Eisenkot sur les procès de Netanyahu, et une minute après la retraite d’Eisenkot de l’armĂ©e, il est devenu un «chercheur principal» rĂ©munĂ©rĂ© Ă Handsome Ă l’INSS.
Personne n’enquĂŞtera lĂ -dessus, non plus…





