Le correspondant de Kan, Suleiman Maswadeh, publie un nouveau document qui permet d’accuser le commandement de Tsahal de nĂ©gligence entraĂ®nant de graves consĂ©quences – un rapport d’une des observatrice de la base frontalière qui a remarquĂ© des exercices Ă grande Ă©chelle des terroristes du Hamas le long de la frontière quatre jours avant l’invasion du 7 octobre.
Selon la publication, la soldate a informĂ© le commandement d’un exercice Ă grande Ă©chelle auquel ont participĂ© environ 170 terroristes. Ils se sont entraĂ®nĂ©s simultanĂ©ment Ă lancer des roquettes et Ă attaquer des chars de Tsahal. Le rapport a Ă©tĂ© transmis au sommet, mais les commandants ont considĂ©rĂ© l’exercice comme un Ă©vĂ©nement ordinaire. « Cependant, le 7 octobre, c’est exactement ce qui s’est passĂ© selon ce scĂ©nario : les terroristes ont simultanĂ©ment lancĂ© des missiles et capturĂ© des chars », a dĂ©clarĂ© la source au journaliste.
Suleiman Maswade n’est pas un correspondant de guerre ; ses sources ne sont pas dans l’armĂ©e, mais dans les milieux politiques. Mais ces derniers jours, il a publiĂ© le deuxième document exclusif consĂ©cutif sur les Ă©checs de l’armĂ©e, reçu d’une source inconnue. Plus tĂ´t cette semaine, le mĂŞme Suleiman Maswade a reçu de sa source un rapport des renseignements militaires soumis au commandement trois semaines avant le 7 octobre – et il dĂ©crivait les plans d’attaque du Hamas, y compris un plan de prise de 200 Ă 250 otages.
Anat Kam, journaliste Ă Haaretz, a notĂ© que le correspondant de Kan a commencĂ© Ă recevoir des fuites compromettant l’armĂ©e israĂ©lienne après que la Haute Cour a gelĂ© l’enquĂŞte sur les Ă©checs de l’armĂ©e, lancĂ©e par le contrĂ´leur d’État Matanyahu Engelman, et a indirectement exprimĂ© des soupçons selon lesquels l’informateur de Suleiman Maswadeh Ă©tait un homme politique, intĂ©ressĂ© Ă dĂ©placer la responsabilitĂ© de la catastrophe du 7 octobre aux dirigeants militaires. La suspicion ne dispense pas un journaliste de l’obligation de publier tous les documents socialement importants, en prĂ©servant l’anonymat des sources, mais les lecteurs doivent prendre en compte le contexte de ces publications.





