Un peu plus d’une semaine après le second tour des Ă©lections Ă l’AssemblĂ©e nationale, la gauche française connaĂ®t dĂ©jĂ une première crise : le plus grand parti du bloc, « La France insoumise », a annoncĂ© qu’il interrompait les contacts pour trouver un candidat convenu au poste de Premier ministre avec ses partenaires du bloc.
Le parti de Jean-Luc MĂ©lenchon a accusĂ© le « Parti socialiste » d’Olivia Fore de « pratiques inacceptables » et d’avoir opposĂ© son veto Ă des propositions. Dans un communiquĂ©, « La France insoumise  » accuse les socialistes de conduire la gauche dans une impasse et ainsi de « faire le jeu de Macron ».

« Le Parti socialiste met-il du temps Ă laisser le « Nouveau Front de gauche » s’effondrer et abandonner la plateforme avec laquelle il a Ă©tĂ© Ă©lu ? », indique le communiquĂ©. « Nous ne permettrons pas qu’une impasse facilite les manĹ“uvres du prĂ©sident ».
Rappel : le bloc de gauche a remportĂ© les Ă©lections avec 182 sièges et est devenu la première force de l’AssemblĂ©e Ă Paris. Mais le nombre de sièges n’est pas suffisant pour gouverner et pour que le cabinet thĂ©orique de gauche ne tombe pas lors d’un vote de censure. D’un autre cĂ´tĂ©, mĂŞme le bloc du centre du prĂ©sident Macron avec 168 sièges et l' »Union nationale » de la droite radicale et ses affiliĂ©s, qui ont remportĂ© 143 sièges, n’ont aucune possibilitĂ© de gouverner seuls. En France, le prĂ©sident nomme le Premier ministre, qui n’est peut-ĂŞtre pas issu de son camp, mais pour la première fois lors des dernières Ă©lections, une situation s’est produite dans laquelle l’assemblĂ©e est divisĂ©e entre trois camps au lieu de deux, et aucun d’entre eux n’a la possibilitĂ© de former un gouvernement sans pont avec les opposants.
Quoi qu’il en soit, la crise de la gauche française intervient dans une semaine dramatique : le gouvernement actuel est censĂ© dĂ©missionner et l’assemblĂ©e devrait voter jeudi pour un nouveau prĂ©sident. Macron a dĂ©clarĂ© qu’il ne travaillerait pas avec un gouvernement dirigĂ© par  » la France insoumise ».
Les syndicats français ont accusé Macron de « détourner la démocratie » et ont appelé jeudi à des grèves et à des manifestations.





