Une femme soldate qui travaille dans le centre du pays affirme qu’un chauffeur de taxi arabe l’a kidnappĂ©e et a abusĂ© d’elle. Elle a passĂ© du temps avec des amis dans un pub de Tel Aviv, puis a voulu rentrer en taxi. Le chauffeur l’a violĂ©e après l’avoir saoulĂ©e jusqu’Ă ce qu’elle perde la raison. Les policiers appelĂ©s sur les lieux ont arrĂŞtĂ© l’arabe, qui prĂ©tend que la relation entre eux Ă©tait avec son plein consentement et que les drogues Ă©taient les siennes.
Ses amis ont appelĂ© la police qui est venue la sauver, d’après une photo qu’elle leur avait envoyĂ©e sur Wattsapp, et un message de dĂ©tresse Ă ses amis: « Aidez-moi « .
Une fĂŞte innocente avec des amis dans un pub de Tel Aviv s’est terminĂ© par l’enlèvement, la drogue et le viol. La soldate qui servait dans l’armĂ©e a dit : « Jeudi je suis sortie avec des amis, j’ai bu deux verres de vin, et quand la fĂŞte a pris fin, un ami m’a appelĂ© un taxi, nous n’avons pas remarquĂ© que le chauffeur Ă©tait arabe et je lui a demandĂ© s’il pouvait me dĂ©poser Ă mon adresse. Depuis lors, je ne me souviens plus vraiment de ce qui s’est passĂ©.
Nous sommes arrivĂ©s Ă un endroit que je ne connaissais pas et lĂ j’ai commencĂ© Ă envoyer des messages Ă mes amis en leur disant que j’Ă©tais en danger. Personne ne m’a cru. Je n’ai pas Ă©tĂ© soutenue, je suis sĂ»re d’avoir Ă©tĂ© Ă©tĂ© emmenĂ©e dans son village arabe. Comme j’ai vu qu’ils ne me prenaient pas au sĂ©rieux j’ai fait une vidĂ©o de la personne qui m’a violĂ©e et je leur ai envoyĂ©e. Ă€ ce moment-lĂ , je n’Ă©tais pas très consciente. Ils m’ont retrouvĂ© baignant dans du sang, de l’alcool et de la cocaĂŻne et je n’Ă©tais pas en Ă©tat de rĂ©sister. L’Arabe a prĂ©tendu que les drogues Ă©taient Ă moi et que j’Ă©tais excitĂ©e.
Si c’Ă©tait le cas, j’aurais pris la route avec mon ami et non avec l’Arabe. MĂŞme en ce qui concerne l’affirmation selon laquelle les drogues Ă©taient Ă moi, ce n’est pas vrai. Je suis une soldate solitaire et je n’ai pas d’argent Ă dĂ©penser pour de la coke.  »
Quand elle a vu que ses copines ne la prenaient pas au sĂ©rieux, elle a commencĂ© Ă filmer la situation intime et a tĂ©lĂ©chargĂ© la vidĂ©o sur « Story » (« Mon histoire » sur Facebook). Une des amies a vu la vidĂ©o et a criĂ© : « Qu’est-ce que tu fais ? » La soldate a rĂ©pondu : « J’ai besoin d’aide, je suis en dĂ©tresse. »
La police est venue après qu’il ait pu me violer deux ou trois fois, j’Ă©tais nue avec les yeux rouges, et on m’a mis sur une couverture, et la policière m’a demandĂ© : » Savez-vous oĂą vous ĂŞtes ?  » Je lui ai dit que j’Ă©tais dans la maison des Arabes, et la policière a rĂ©pondu : «Vous n’ĂŞtes pas chez les Arabes, vous ĂŞtes dans le Beth Hahayal ».
La police a Ă©vacuĂ© la femme Ă l’hĂ´pital Wolfson et a arrĂŞtĂ© l’Arabe pour interrogatoire. La soldate a dit: « Après une longue nuit avec des tranquillisants et des accès de folie durant lesquels j’ai criĂ© et maudit le monde arabe, mes commandants ont su que j’Ă©tais lĂ -bas, mais aucun d’entre eux n’a pris la peine de venir me voir… J’ai eu de fortes crises Ă l’hĂ´pital et j’Ă©tais dans une situation très difficile.  »
La jeune femme ayant retrouvĂ© son calme dans la salle d’urgence de l’hĂ´pital, la police est arrivĂ©e et l’a emmenĂ©e pour tĂ©moigner au poste de police. «J’ai donnĂ© mon tĂ©moignage », dit-elle: « Ils m’ont emmenĂ© dans une salle fermĂ©e puis m’ont ramenĂ© Ă la caserne».
« J’ai demandĂ© Ă voir mon commandant et il est arrivé quelques heures plus tard. …On m’a dit que j’avais Ă©tĂ© admise dans un Ă©tablissement psychiatrique et qu’après quelques jours , je pourrais revenir pour servir. Nous sommes allĂ©s au centre de psychiatrie en salle d’urgence après un examen Ă l’hĂ´pital , j’ai essayĂ© de les convaincre de ne pas m’exclure de l’armĂ©e. Je leur ai dit que trois jours s’Ă©taient Ă©coulĂ©s depuis le viol et que j’avais besoin d’ĂŞtre hospitalisĂ©e.
On m’a dit: « Je ne pense pas que vous devriez ĂŞtre en thĂ©rapie psychiatrique avec 30 filles psychotiques. Cela vous rendra encore plus dĂ©primĂ©e. Je vois que vous commencez Ă vous rĂ©tablir, aujourd’hui vous n’avez pas eu de crise et je vois que vous vous dĂ©placez sans fauteuil roulant. Être hospitalisĂ© dans un service psychiatrique ne vous fera que dĂ©crocher. Il n’y a pas de raison. »
Le lendemain du viol, le psychiatre de l’hĂ´pital a libĂ©rĂ© la femme soldate, mais il l’a fait sous surveillance. Dans la lettre de libĂ©ration, il a explicitement dĂ©clarĂ© que la soldate avait besoin d’une surveillance Ă©troite.
«Le premier jour, j’ai dormi chez moi et le lendemain, ils m’ont ramenĂ© Ă la base avec une supervision.» Elle a dit: «Le matin, ils m’ont emmenĂ© chez un psychiatre militaire et il m’a dit:« Vous ne revenez pas Ă Tsahal. Vous avez deux options. Ou continuez votre vie avec les mauvais choix, ou vous allez dans deux semaines, ou trois au dĂ©partement de psychiatrie , et Ă partir de lĂ , après un an, un an et demi vous serez en cours de rĂ©habilitation Ă Beer Yaakov.  »
« Le comitĂ© mĂ©dical a baissĂ© mon profil militaire Ă 21, suite au viol .. Au lieu de m’aider, je suis restĂ© sans une maison avec nulle part oĂą aller. … Je viens d’une famille ultra-orthodoxe et je suis revenu avec une question. Je n’ai aucun contact avec mes parents. J’ai pensĂ© venir chez eux et leur rĂ©vĂ©ler ce qui s’Ă©tait passĂ© et peut-ĂŞtre qu’ils voudraient une connexion avec moi, ou quelque chose comme ça.
Je trouve un peu curieux que toute l’affaire ait Ă©tĂ© rĂ©duite au silence, mĂŞme avant que l’enquĂŞte ne soit terminĂ©e.  »
Trois jours après son viol, elle a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e de l’armĂ©e dans une section psychiatrique.
« L’armĂ©e prĂ©tend que parce que j’ai refusĂ© d’ĂŞtre hospitalisĂ©e parce que je ne passerais pas deux ans dans un hĂ´pital, j’ai Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e, je suis sĂ»re que si j’avais des parents, l’armĂ©e ne m’aurait pas laissĂ© partir. Mais sortir de l’armĂ©e 3 jours après le viol?! Il est clair qu’ils ne veulent pas prendre de responsabilitĂ© vis Ă vis de moi. Je ne me sens pas coupable, parce que je ne suis pas responsable de ce qui s’est passĂ©.  »
La rĂ©ponse du porte-parole de Tsahal Ă l’incident: «Tsahal agit selon une politique claire concernant les victimes d’agression sexuelle, incluant traitement, soutien, assistance et accompagnement par des commandants, des agents de santĂ© mentale et un centre d’adaptation et de soutien. Le centre traite des douzaines de victimes d’abus sexuels, pendant et avant le service militaire, et continue de servir dans l’armĂ©e israĂ©lienne. Le personnel du bien-ĂŞtre et des FDI a fourni un soutien appropriĂ© et un cadre de soutien civil Ă la soldate, ainsi qu’une subvention de subsistance de milliers de shekels. La soldate a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e de l’armĂ©e après qu’une source mĂ©dicale qualifiĂ©e a dĂ©terminĂ© que la soldate n’Ă©tait pas apte au service, mais en raison du secret mĂ©dical, il est impossible de prĂ©ciser les circonstances de sa libĂ©ration.  »





