Il roulait à vélo. La sirène a retenti. Il a tenté d’entrer dans un abri d’un bâtiment voisin. Il n’a pas eu le temps.
Uri Peretz, 43 ans, est mort jeudi soir à Nahariya, tué par une roquette du Hezbollah qui a frappé directement le centre de la ville, non loin de l’hôtel de ville. Il laisse derrière lui sa femme Hagar et trois enfants — un garçon de 8 ans et deux filles de 6 et 4 ans.
L’homme du café « Justice sociale »
Uri Peretz était le propriétaire du café « Tsedek Hevrati » — Justice sociale — à Nahariya, une adresse connue des habitants du quartier. Ça dit déjà quelque chose sur l’homme. Tsippi Dadia lui a rendu hommage sur Facebook avec des mots qui dessinent un portrait : l’homme au grand cœur et au sourire qui illuminait, qui connaissait chaque client par son nom, qui savait toujours faire de place à la chaleur, à la générosité, à un petit moment de lumière. Elle concluait par une phrase qui résume l’horreur soudaine d’une telle mort : « Comment on continue quand tu t’en vas ? »
Son ami Avi Dahan l’a connu il y a une dizaine d’années, quand Uri avait rejoint l’équipe de football qu’il entraînait, le Hapoel Nahariya. « J’ai eu la chance de connaître un garçon humble et ambitieux, qui aimait aider et se donner aux autres. Un garçon spécial, souriant, joyeux, qui aimait la vie. » Puis cette phrase, qui dit tout sur l’absurdité de ce qui s’est passé : « Il est très difficile d’écrire sur lui au passé. »
La scène et ses blessés
La roquette a frappé directement un bâtiment dans ce qui est décrit comme la zone centrale de la ville, causant des destructions importantes et de nombreuses victimes. Quand les équipes du Magen David Adom sont arrivées sur place, Uri Peretz était en état critique. Il est décédé de ses blessures.
Dans la même attaque, un homme d’une cinquantaine d’années a été grièvement blessé — il avait réussi à entrer dans le bâtiment résidentiel mais n’avait pas eu le temps d’atteindre l’abri. Treize autres personnes ont été légèrement blessées par des éclats et l’onde de souffle. L’homme gravement blessé a été placé sous sédation, ventilé mécaniquement et transféré en urgence au bloc opératoire du Centre médical de Galilée.
La mairie de Nahariya a publié un communiqué : elle a exprimé ses condoléances à la famille, souhaité un rétablissement complet aux blessés, et s’est engagée à accompagner les familles aussi longtemps que nécessaire.
Deux autres soldats tués dans la même journée
Uri Peretz n’est pas la seule victime de cette journée meurtrière sur le front nord. Le sergent Aviad Elchanan Volansky, 21 ans, de Jérusalem, a été tué au Liban-Sud par un tir antichar. Il était le fils du général de brigade (réserviste) Yair Volansky, contrôleur du ministère de la Défense, et le petit-fils du rabbin Oded Volansky, figure éminente de la yeshiva Har Hamor. Son prénom, Aviad, était celui de son oncle, assassiné avec sa femme lors d’un attentat près d’Eli en 2002.
Dans la matinée, il a été annoncé que le caporal Uri Greenberg, soldat de la brigade Golani, 21 ans, de Petah Tikva, avait lui aussi été tué la nuit précédente dans des combats au Liban-Sud. Sa famille a décidé de faire don de ses organes.
Trois morts en une journée sur le front nord. Nahariya endeuillée. L’homme au café « Justice sociale » qui ne reviendra pas.
Source : Arutz 7, 26-27/03/2026
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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