On a beau critiquer la politique sans langue de bois de Donald Trump, comme cela se fait en France chaque jour dans les mĂ©dias et chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision comme France 2, TF1 ou BFM, mais la prochaine rencontre entre le prĂ©sident amĂ©ricain et Kim Jong Un dĂ©montre que la diplomatie Ă l’eau de rose n’est pas toujours la solution entre deux pays, surtout quand l’un d’eux est dirigĂ© par un dictateur !
En effet, le chef de la sĂ©curitĂ© nationale sud-corĂ©enne a clairement fait comprendre Ă Trump que le leader nord-corĂ©en « attendait avec impatience » de le rencontrer et s’engageait Ă arrĂŞter les essais de missiles. La Maison-Blanche a annoncĂ© que le prĂ©sident acceptait l’invitation. Il s’agit d’un grand progrès, mais les sanctions seront maintenues jusqu’Ă ce qu’un accord soit trouvĂ©. »
Après des menaces mutuelles, l’Ă©tape du dialogue est atteinte : le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump rencontrera le dirigeant nord-corĂ©en Kim Jong-un. Le chef de la sĂ©curitĂ© nationale de la CorĂ©e du Sud, Chung Oy Jung, a dĂ©clarĂ© qu’il avait envoyĂ© une lettre Ă Trump oĂą il prĂ©cise avoir demandĂ© Ă Kim de l’inviter Ă une rĂ©union « dans les deux mois Ă venir », a-t-il dit.
Trump lui-mĂŞme a Ă©crit sur ces rĂ©cents dĂ©veloppements sur son compte Twitter: «Kim a parlĂ© de dĂ©militarisation et pas seulement de gel du programme nuclĂ©aire, et il n’y aura pas de tests de missiles pour le moment, mais les sanctions seront maintenues jusqu’Ă un accord.
Dans une dĂ©claration publiĂ©e par la Maison-Blanche, il a Ă©tĂ© dit que Trump avait en effet acceptĂ© l’invitation de Kim Ă se rencontrer et que « la date et le lieu de la rĂ©union seront dĂ©terminĂ©s plus tard ». La dĂ©claration a Ă©galement prĂ©cisĂ© que mĂŞme si les États-Unis s’attendaient Ă ce que la pĂ©ninsule corĂ©enne soit dĂ©sarmĂ©e, les sanctions seraient entre-temps maintenues et des pressions seraient exercĂ©es pour faire avancer la question.
Plus tĂ´t, CNN a rapportĂ© que Chung avait remis au prĂ©sident Trump une lettre du dirigeant nord-corĂ©en, qui contenait l’invitation Ă une rĂ©union. Cette lettre avait Ă©tĂ© remise lundi Ă Chung lors d’une rĂ©union de la dĂ©lĂ©gation sud-corĂ©enne avec Kim, considĂ©rĂ©e comme la première rencontre du tyran avec les reprĂ©sentants sud-corĂ©ens depuis son arrivĂ©e au pouvoir en 2011.
Il a ajoutĂ© que Kim Jong-un avait exprimĂ© son engagement en faveur de la dĂ©nuclĂ©arisation de la pĂ©ninsule corĂ©enne et avait acceptĂ© d’arrĂŞter les essais nuclĂ©aires et de missiles.
Après leur rĂ©union cette semaine, M. Chong a indiquĂ© que la CorĂ©e du Nord n’aurait pas Ă dĂ©tenir d’armes nuclĂ©aires si les menaces militaires Ă©taient rĂ©solues et si elle recevait une garantie de sĂ©curitĂ©. Il a Ă©galement ajoutĂ© que le dictateur Ă©tait prĂŞt pour des pourparlers de cĹ“ur Ă cĹ“ur avec les Etats-Unis sur la normalisation des relations entre Pyongyang et Washington.
Chung a dirigé une délégation de dix officiels sud-coréens qui ont passé deux jours à Pyongyang. Le président américain a déclaré le lendemain de la réunion que Pyongyang était « dans la bonne direction ».
Le président sud-coréen Moon Ji-in a félicité les présidents Trump et Kim pour leur « décision courageuse » de se rencontrer, a-t-il déclaré. Il a ajouté que la réunion pourrait conduire au démantèlement des armes nucléaires.
Le dĂ©partement amĂ©ricain de la DĂ©fense, le Pentagone, a rĂ©cemment notĂ© qu’il surveillait les dĂ©veloppements dans la pĂ©ninsule corĂ©enne avec un «optimisme prudent». Les AmĂ©ricains ont dĂ©jĂ fait comprendre Ă Kim Jong Un que les nĂ©gociations entre les deux pays ne se dĂ©rouleraient pas sans le dĂ©sarmement nuclĂ©aire de Pyongyang, mais les Nord-CorĂ©ens ont toujours refusĂ© d’en discuter. Mais maintenant que la dĂ©lĂ©gation sud-corĂ©enne rencontre Kim, il semble que le pays isolĂ© dans le monde a assoupli sa position – et que les États-Unis s’adoucissent en consĂ©quence.
L’annĂ©e dernière, il Ă©tait difficile de croire que Pyongyang allait accueillir une dĂ©lĂ©gation sud-corĂ©enne, mais les relations entre le Sud et le Nord se sont considĂ©rablement amĂ©liorĂ©es rĂ©cemment. Il y a un mois, la CorĂ©e du Nord a surpris la CorĂ©e du Sud en annonçant qu’elle Ă©tait prĂŞte Ă envoyer des athlètes aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang.
En plus de la dĂ©lĂ©gation des athlètes, la sĹ“ur du dictateur nord-corĂ©en, Kim Yung-jung, considĂ©rĂ©e comme une figure clĂ© du gouvernement, est arrivĂ©e en CorĂ©e du Sud. Il s’agissait de la première visite d’un reprĂ©sentant de la famille rĂ©gnante depuis la fin de la guerre de CorĂ©e. Les États-Unis ont affirmĂ© que le vice-prĂ©sident Mike Pence avait prĂ©vu de tenir une rĂ©union secrète avec la sĹ“ur du dictateur et d’autres hauts fonctionnaires – mais les Nord-CorĂ©ens ont annulĂ© cette rĂ©union Ă la dernière minute.
Dans un discours du Nouvel An, Kim Jong-un a dit qu’il Ă©tait intĂ©ressĂ© par un dialogue avec le voisin sud-corĂ©en. « Nous devons rĂ©duire la tension militaire dans la pĂ©ninsule et crĂ©er un cercle tranquille », a dĂ©clarĂ© le tyran. « Les deux pays devraient faire cet effort. »
Dans ce discours, Kim a dĂ©clarĂ© que les Etats-Unis ne seraient jamais capables de dĂ©clencher une guerre qui leur serait dĂ©favorable et que la CorĂ©e du Nord avait dĂ©veloppĂ© la capacitĂ© de frapper l’ensemble des Etats-Unis avec ses armes nuclĂ©aires : « Les Etats-Unis sont dans notre arsenal nuclĂ©aire. « C’est la rĂ©alitĂ©, ce n’est pas une menace. »
L’annĂ©e dernière, la CorĂ©e du Nord a essayĂ© des missiles balistiques intercontinentaux et a menĂ© son sixième et plus puissant test d’armes nuclĂ©aires en septembre. L’expĂ©rience a Ă©tĂ© menĂ©e malgrĂ© les sanctions qui lui ont Ă©tĂ© imposĂ©es et les dĂ©clarations de la communautĂ© internationale contre cette dĂ©cision, suscitant des inquiĂ©tudes quant Ă une nouvelle confrontation dans la pĂ©ninsule corĂ©enne.
Le pic de tension entre la CorĂ©e du Nord et les États-Unis a Ă©tĂ© enregistrĂ© lorsque le rĂ©gime communiste a dĂ©clarĂ© qu’il envisageait sĂ©rieusement d’attaquer l’Ă®le de Guam, une Ă®le du Pacifique soutenue par les États-Unis, avec des missiles Ă moyenne et longue portĂ©e. La dĂ©claration a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e par les remarques de Trump que « la CorĂ©e du Nord ne nous menacera plus et elle rĂ©pondra avec le feu et la colère que le monde doit encore voir. »
Dans le mĂŞme temps, la tension s’est Ă©galement Ă©tendue Ă la sphère personnelle lorsque les deux dirigeants se sont mutuellement condamnĂ©s Ă plusieurs reprises. Trump a appelĂ© le dirigeant nord-corĂ©en « le petit missile » alors que la CorĂ©e du Nord a qualifiĂ© ses menaces « d’aboiements de chien ».





