Après une saga juridique de 15 ans comprenant de nombreuses pétitions à la Haute Cour de justice, les forces de sécurité israéliennes ont autorisé lundi une prise de contrôle illégale par des Arabes de Bethléem sur un terrain privé appartenant à des Juifs du Gush Etzion en Judée, a rapporté Regavim.
Le terrain a Ă©tĂ© acquis par la sociĂ©tĂ© Heimanuta, une filiale du FNJ, en 1969, sur un terrain stratĂ©gique reliant le Gush Etzion Ă JĂ©rusalem. De nombreuses parcelles de terrain ont Ă©tĂ© achetĂ©es par le FNJ dans la mĂŞme rĂ©gion, Ă la fois avant la crĂ©ation de l’État d’IsraĂ«l et après la guerre des Six jours.
Les dernières années ont vu une prise de possession arabe massive de ces terres, dans le but de couper le corridor naturel entre le Gush Etzion et Jérusalem.
La famille arabe Kisia a repris la région en question en 2005 et y a illégalement construit des maisons, une ferme, un jardin et un restaurant. Dans le passé, l’administration civile a démoli certains des bâtiments du site, mais les envahisseurs les ont reconstruites maintes et maintes fois.
Dans une rĂ©cente dĂ©cision relative Ă une requĂŞte dĂ©posĂ©e par les auteurs d’infractions contre la dĂ©cision de faire respecter la loi, les juges de la plus haute juridiction ont Ă©crit : « La requĂŞte est rejetĂ©e en raison du caractère malsain des requĂ©rants. Nous avons affaire Ă un bâtiment illĂ©galement construit, sans permis de construire, sur un terrain privĂ©, alors que les pĂ©titionnaires ont violĂ© les ordres donnĂ©s Ă leur encontre. «Â
Une source du conseil de Gush Etzion a dĂ©clarĂ© en rĂ©ponse : «Nous soutenons le système judiciaire et l’administration civile qui ont rejetĂ© les requĂŞtes et mis en Ĺ“uvre les mesures d’application, mais nous savons en mĂŞme temps qu’il s’agit d’une chute libre. Nous nous attendons Ă ce que tous ces systèmes traitent sĂ©vèrement toutes les invasions et le pillage de terres qui se poursuivent sans interruption par les Arabes locaux sous les auspices de l’AutoritĂ© palestinienne et qui sont entretenus par des fonds europĂ©ens. «Â
Selon Regavim, Ă ce jour, environ 30% seulement des terres de JudĂ©e-Samarie ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es et rĂ©glementĂ©es. Cette rĂ©alitĂ© est un terrain fertile pour la fabrication frauduleuse, la construction illĂ©gale et l’accaparement de terres, qui font tous partie des mains de l’AutoritĂ© palestinienne, qui promeut sans interruption son propre système d’enregistrement immobilier, y compris sur des terres situĂ©es dans des zones sous contrĂ´le israĂ©lien. L’AP n’a aucune autoritĂ© lĂ©gale.
« Dans ce cas, 15 ans ont passĂ© au verdict final », a dĂ©clarĂ© Regavim dans un communiquĂ© publiĂ© lundi. «C’est un exemple clair du besoin impĂ©rieux d’IsraĂ«l de finaliser l’enregistrement des terres en JudĂ©e-Samarie – une première et cruciale Ă©tape dans la lutte contre la prise de contrĂ´le massive par des Palestiniens de terres en JudĂ©e-Samarie.»






