Il y a deux semaines, il y a eu un conflit entre des étudiants de yeshiva ultra-orthodoxes dans la vieille ville de Jérusalem et un voisin arabe vivant à proximité de la yeshiva.
Le voisin, connu sous le nom d’Abou Ali, et ses amis sont montĂ©s au sommet de la colline qui est aussi le lieu de repos et le coin salon des Ă©tudiants Ă l’extĂ©rieur de la yeshiva. Ils ont commencĂ© Ă enlever les prĂ©sentoirs, les tables et les autres objets qui s’y trouvaient.
MalgrĂ© les demandes des Ă©tudiants de cesser leurs activitĂ©s, Abu Ali et ses amis ont continuĂ© Ă Ă©vacuer les lieux et ont physiquement attaquĂ© les Ă©tudiants, leur ont jetĂ© des chaises en fer et des pierres. Dans la vidĂ©o, on peut voir qu’un des amis d’Abou Ali a agitĂ© une barre de fer devant les Ă©tudiants et que la violence physique a commencĂ©.
Les Ă©tudiants ont appelĂ© les forces de police Ă proximitĂ©, mais sans rĂ©ponse. Plus tard, deux policiers des frontières sont arrivĂ©s Ă Giv’a et ont tentĂ© d’arrĂŞter la querelle dirigĂ©e par Abu Ali, car les Ă©tudiants lui avaient jetĂ© des pierres, mais Ă la fin de l’incident, un certain nombre d’Ă©tudiants de la yeshiva ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s, mais aucune mesure n’a Ă©tĂ© prise contre Abu Ali.
Le lendemain, plusieurs étudiants ont entendu Abu Ali parler au téléphone et dire à la police que des pierres lui avaient été lancées. Les étudiants ont passé la nuit au poste de police et ont été libérés.
Le mĂŞme jour que le procès des dĂ©tenus a eu lieu, un autre Ă©lève de la yeshiva a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©, ainsi qu’un garçon de sept ans et demi, car une autre plainte avait Ă©tĂ© reçue concernant des jets de pierres. Ils ont Ă©tĂ© relâchĂ©s au bout de quelques heures.
La situation s’est encore aggravĂ©e la semaine dernière : mercredi, Abu Ali est arrivĂ© avec deux policiers et a commencĂ© Ă dĂ©molir l’endroit, alors que la police le protĂ©geait. Inutile de dire que la police l’a fait sans ordre ni autorisation d’évacuer les lieux. Un Ă©tudiant mineur de la yeshiva a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© après avoir tentĂ© d’empĂŞcher la dĂ©molition de l’endroit.
Le lendemain, lorsque l’Ă©lève a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© Ă un juge, celui-ci a estimĂ© qu’il s’agissait d’un « conflit de propriĂ©tĂ© civile qui devrait ĂŞtre rĂ©solu au bon endroit et non par la police ».
Les arrestations se sont poursuivies cette semaine lorsque les Ă©tudiants de la yeshiva ont rencontrĂ© un Arabe assis sur l’un de leur fauteuil. Quand ils se sont adressĂ©s Ă lui, l’Arabe s’est mis en colère et a cassĂ© le fauteuil. Lorsque la police est arrivĂ©e, l’arabe s’est plaint que les Ă©tudiants l’avaient menacĂ© et plusieurs Ă©tudiants ont de nouveau Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s.
L’avocat Moshe Polski, qui reprĂ©sentait certains des dĂ©tenus au nom de l’organisation, a dĂ©clarĂ© : « La provocation a commencĂ© lorsque plusieurs Ă©meutiers arabes locaux se sont rendus dans une zone contrĂ´lĂ©e par des rĂ©sidents juifs et ont commencĂ© Ă les expulser avec violence et brimades. Les Ă©meutiers sont arrivĂ©s Ă la frontière et ont commencĂ© Ă envoyer des menaces et causĂ© des violences qui menacent la vie de jeunes Juifs, comme le montrent les vidĂ©os qui nous ont Ă©tĂ© transmises. «Â
Polski a ajoutĂ© : « MĂŞme quand les garçons juifs leur ont demandĂ© de mettre fin Ă l’Ă©meute, ils ont commencĂ© Ă lancer des objets et des pierres sur les garçons, puis les garçons ont demandĂ© aux Ă©meutiers de quitter les lieux. « Les Ă©meutiers ont poursuivi leur chemin, Ă l’exception d’un mineur arabe qui a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©, tandis que deux Juifs ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s et ont essayĂ© pour avoir arrĂŞter la provocation des Ă©meutiers. »
« Nous assistons Ă nouveau Ă un phĂ©nomène malheureux dans lequel, au lieu d’arrĂŞter les auteurs de la provocation arabe, la police les a laissĂ©s aller Ă la folie et Ă la fin de la journĂ©e, la sĂ©vĂ©ritĂ© est envers les Juifs, qui voulaient simplement empĂŞcher la prise du contrĂ´le de l’endroit par les Arabes. »
L’avocate Rehavia Pilz, qui reprĂ©sentait Ă©galement certains des dĂ©tenus de l’organisation, a dĂ©clarĂ© : «L’endroit est le tribunal de la yeshiva. Des Ă©tudiants de la yeshiva ont amĂ©nagĂ© un endroit contre le soleil. L’endroit a servi de repos et de dĂ©tente aux Ă©tudiants en yeshiva. Les voisins arabes de la rĂ©gion ne sont pas intĂ©ressĂ©s par les Juifs vivant Ă proximitĂ© et ont commencĂ© il y a un mois Ă harceler les garçons en volant du matĂ©riel sur le site, en jetant des pierres, en dĂ©truisant la souccah, en attaquant et en menaçant des Ă©tudiants en yeshiva. Il y a deux semaines, un mineur a Ă©tĂ© agressĂ© devant les policiers et l’agresseur n’a pas du tout Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©. «Â
« Au tribunal, le reprĂ©sentant de la police a affirmĂ© que le lieu Ă©tait une propriĂ©tĂ© privĂ©e et qu’ils y travaillaient donc. Lorsqu’on lui a demandĂ© Ă qui appartenait l’endroit, il n’a pas pu rĂ©pondre. Il a admis que la police agissait sans mandat. Dans une dĂ©cision rendue par le juge Oren Silverman, le juge s’est demandĂ© pourquoi la police intervenait dans le cadre d’un litige immobilier et a rejetĂ© la demande de la police de faire sortir le mineur de la vieille ville pendant 15 jours.
La police israĂ©lienne a dĂ©clarĂ© : « En totale contradiction avec les allĂ©gations, la police continue d’enquĂŞter et d’interroger les suspects selon les besoins pour parvenir Ă la vĂ©rité » .






