Dans une interview accordĂ©e Ă Kan, qui sera diffusĂ©e en intĂ©gralitĂ© jeudi soir, le candidat chef du parti Meretz, gĂ©nĂ©ral Ă la retraite et ancien chef d’Ă©tat-major adjoint Yair Golan, a qualifiĂ© l’armĂ©e israĂ©lienne d' »armĂ©e d’occupation ». Golan a soulignĂ© que cette dĂ©claration ne peut ĂŞtre interprĂ©tĂ©e de manière simplifiĂ©e, « la rĂ©alitĂ© est complexe, elle ne peut pas ĂŞtre simplifiĂ©e en un mot », mais ce qui a Ă©tĂ© dit Ă©tait suffisant pour un scandale politique.
« Oui, Tsahal est une armĂ©e d’occupation », a rĂ©pondu directement Golan Ă la question du prĂ©sentateur. – « Mais il y a un « mais ». La question, quelles sont nos intentions – je dirais, elle colore tout le problème. Il a prĂ©cisĂ© qu’il ne compare pas Tsahal Ă une armĂ©e d’invasion coloniale, « la rĂ©alitĂ© est complexe et ne peut ĂŞtre simplifiĂ©e en un mot », et a rappelĂ© qu’IsraĂ«l n’avait pas prĂ©vu une occupation et une annexion Ă long terme des territoires palestiniens, au dĂ©but ans « tout le monde attendait ce qui allait arriver un traitĂ© de paix et ils seront renvoyĂ©s », mais ensuite « ce sentiment que la direction de l’Ă©poque avait donnĂ© naissance au mouvement de colonisation ».
Golan a dĂ©clarĂ© que si nos victoires militaires aboutissaient Ă l’annexion et Ă l’incorporation de millions de Palestiniens, ce serait un dĂ©sastre pour le pays. Qualifiant Tsahal d' »armĂ©e d’occupation », le gĂ©nĂ©ral Ă la retraite a soulignĂ© qu’il commandait la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie depuis plus de deux ans et qu’il Ă©tait bien conscient de la rĂ©alitĂ© de l’occupation.
Le parti Esprit sioniste (Ruach Zioni) d’Ayelet Shaked a accusĂ© l’ancien chef d’Ă©tat-major adjoint de « diffamer Tsahal » et « d’exploiter l’armĂ©e comme instrument du jeu politique (lutte pour le leadership dans le Meretz) ». Golan a rĂ©pondu de manière extrĂŞmement sèche : « Ayelet Shaked, je ne t’explique pas comment ĂŞtre fasciste, et tu ne m’expliques pas Ă propos de Tsahal. »
Yair Golan, qui a un moment comparĂ© le rĂ©gime de Netanyahu au nazisme naissant des annĂ©es 1930, exprime les sentiments et les opinions des Ă©lecteurs du Meretz, déçus par les « redditions » des chefs de parti pendant leur sĂ©jour dans la coalition au pouvoir. L’ancienne direction a cherchĂ© un bloc Ă©lectoral avec le parti travailliste plus « centriste », mais le parti travailliste a rejetĂ© l’idĂ©e. Golan, contrairement aux dirigeants « modĂ©rĂ©s » du Meretz, qui quittent la politique, souligne les diffĂ©rences entre ce parti et Avoda, qui a fortement dĂ©rivĂ© vers la droite.




