Le major-gĂ©nĂ©ral (Ă la retraite) Yair Golan, ancien chef d’Ă©tat-major adjoint, envisage de se lancer dans les « eaux  » de la politique mais ne peut toujours pas dire quand exactement cela se produira.
« Je vais sauter dans l’eau et je parle Ă beaucoup de gens », a-t-il dĂ©clarĂ© dans une interview accordĂ©e Ă Israel Hayom, qui sera publiĂ©e intĂ©gralement vendredi.
« IsraĂ«l a eu une pĂ©riode d’espoir pour la paix, nous savons tous qu’elle n’est plus rĂ©aliste », a-t-il dĂ©clarĂ©, critiquant le Premier ministre: « Le rĂ©cit de la paix a remplacĂ© le rĂ©cit des angoisses suscitĂ©es par Netanyahu. Nous devons maintenant passer au rĂ©cit de la confiance en soi et de la fiertĂ©. »
« La politique n’a jamais Ă©tĂ© un endroit agrĂ©able. Bibi est le fondateur d’une politique d’identitĂ©s qui se radicalise. C’est la politique qui tue l’aptitude Ă mener un dialogue, y compris entre des opposants. C’est la politique qui traite moins de contenu et davantage d’images et d’Ă©tiquettes. Et Ă cette mauvaise politique, Netanyahou est responsable dans une très grande mesure.  »
« C’Ă©tait un procès Ă©quitable », a dĂ©clarĂ© Golan, ajoutant que « la dĂ©cision du gouvernement repose sur une idĂ©e morale et esthĂ©tique.
« Nous nous disputons pour arriver Ă un endroit qui convienne Ă l’État. Je dois savoir qu’il s’agit d’une intention pure. Je peux ensuite demander Ă un soldat issu d’un milieu de gauche, de droite ou d’une autre religion … voici le peuple du royaume … mais dès que l’armĂ©e est » gauchiste et dĂ©faitiste  » ils deviennent «les ennemis d’IsraĂ«l» et le prĂ©sident de la Cour suprĂŞme n’est «pas sioniste». Le jour viendra bientĂ´t oĂą un soldat dira qu’il n’est pas prĂŞt Ă servir dans ce pays.  »
Au sujet du plan de dĂ©sengagement, l’ancien chef d’état-major adjoint a dĂ©clarĂ©: « Je pense que le dĂ©sengagement, dans la manière dont nous l’avons mis en Ĺ“uvre, Ă©tait très mauvais » Sur la deuxième intifada, 147 IsraĂ©liens ont Ă©tĂ© tuĂ©s Ă Gaza et depuis lors, 121 IsraĂ©liens ont Ă©tĂ© tuĂ©s, y compris toutes les opĂ©rations.  »
On a demandĂ© au Golan pourquoi IsraĂ«l ne pĂ©nĂ©trait pas dans la bande de Gaza et il a rĂ©pondu: « Nous avons peur de nous battre, nous avons peur des pertes humaines, nous ne donnons pas assez de crĂ©dit Ă l’ennemi, les combats Ă Gaza ne sont pas libres, les combats dans ce centre urbain se dĂ©roulent sur le terrain.  »
Et nous n’avons pas Ă penser Ă ce qui se passera après ? « L’Ă©quation est imaginaire, elle a un aspect public et l’hypothèse que si nous entrons dans Gaza est un enchevĂŞtrement Ă long terme, ce n’est pas vrai. »





