Le fils du Premier ministre Yair Netanyahu a dĂ©clarĂ© que la «parodie musicale« antisĂ©mite » en IsraĂ«l « pour les invitĂ©s de l’Eurovision », publiĂ©e ce matin par le comitĂ© de rĂ©daction numĂ©rique de la sociĂ©tĂ© de radiodiffusion publique« Kan » Ă©tait intolĂ©rable.
“Honte. Nous dĂ©pensons près d’un milliard de shekels et tout ce que vous avez rĂ©ussi Ă crĂ©er est une vidĂ©o antisĂ©mite? » a Ă©crit Yair dans son compte twitter. Dans le mĂŞme temps, le fils du Premier ministre a dĂ©clarĂ© aux invitĂ©s du concours de manière polĂ©mique que Tel Aviv Ă©tait en fait l’une des villes les plus laides du monde, que les façades des maisons des rues principales s’écroulaient et que la ville ressemblait davantage Ă Karachi qu’Ă New York. Le post a Ă©tĂ© retirĂ©es de Twitter, mais a Ă©tĂ© partagĂ© sur les rĂ©seaux sociaux.
Dans la soirĂ©e, les rĂ©dacteurs en chef de Kan ont jugĂ© nĂ©cessaire de prĂ©ciser que la vidĂ©o «Bienvenue Ă Tel-Aviv» est une satire des stĂ©rĂ©otypes sur les Juifs et IsraĂ«l. «Oui, nous nous sommes moquĂ©s de nous-mĂŞmes, comme nous les aimons. Nous connaissons nos lacunes et n’avons pas honte de nous moquer de nous », a dĂ©clarĂ© la rĂ©daction.
Les avis des commentateurs de langue anglaise sur le travail de «Kan» se sont avĂ©rĂ©s polaires. Certains ont appelĂ© la comĂ©die musicale satirique « brillante et vraiment très drĂ´le », d’autres n’ont pas apprĂ©ciĂ© l’humour.
Les invitĂ©s sont accueillis avec des bienvenues au pays de « la guerre et de l’occupation », un pays « aussi de voleurs » apres que l’un de leur smartphone soit volĂ©, et rĂ©cupĂ©rĂ© par une hĂ´tesse d’accueil, ajoutant que la vie est cher en Israel, mais la vidĂ©o continue en montrant les valeurs de l’Etat Juif.
Regardez et juger par vous-mĂŞme:
L’attaque de Yair Netanyahu faisant rĂ©fĂ©rence à « un milliard de shekels » confirme les rumeurs selon lesquelles, après avoir tenu l’Eurovision et formĂ© un gouvernement, le Premier ministre envisage, sinon de fermer complètement le diffuseur public, de couper radicalement son financement et de priver son indĂ©pendance du gouvernement.





