Le débat autour du mot “massacre” 7 octobre prend une dimension sensible en Israël.
Eliyahu Libman, père d’Eliakim Libman hy״d assassiné lors de l’attaque du festival Nova à Reïm, s’oppose à l’inclusion exclusive du terme « massacre » dans la loi de commémoration du 7 octobre.
Dans une interview accordée à 103FM, Libman a expliqué que l’expression « comme des moutons à l’abattoir » renvoie historiquement à la Shoah, une époque où le peuple juif ne disposait ni d’État ni d’armée.
Selon lui, comparer ces périodes risque d’effacer l’élément central du 7 octobre : la résistance et le courage.
« Massacre » et mémoire nationale : un choix de mots stratégique
Libman ne nie pas l’horreur.
Il parle d’un « meurtre terrible », d’un acte d’une cruauté extrême.
Mais il estime que l’utilisation du terme « massacre » dans la loi pourrait renforcer une perception d’impuissance collective.
« Nous ne sommes plus en exil. Nous avons un État et une armée », rappelle-t-il.
Pour lui, la mémoire doit intégrer la tragédie, sans effacer la dimension héroïque.
Le 7 octobre : entre douleur et héroïsme
L’attaque surprise du 7 octobre, menée par le Hamas depuis Gaza, a profondément marqué la société israélienne.
Mais Libman insiste :
Beaucoup de jeunes présents au festival Nova auraient pu fuir.
Certains ont choisi d’aider d’autres participants.
Certains ont combattu.
Son propre fils, dit-il, aurait pu se sauver.
Il demande que la mémoire officielle reflète aussi cet esprit de courage.
Une polémique politique en arrière-plan
Le débat autour du mot massacre 7 octobre ne se limite pas à une question sémantique.
Il touche à la cohésion nationale.
Libman affirme que le représentant à la commission parlementaire n’a pas demandé de supprimer le mot « massacre », mais de l’intégrer dans un cadre plus large décrivant l’ensemble des événements.
Il dénonce également une instrumentalisation politique.
Selon lui, si la haine contre Benjamin Netanyahu et le bloc de droite n’existait pas, la polémique serait moins intense.
Il appelle à concentrer l’énergie nationale contre les ennemis d’Israël plutôt qu’à alimenter des divisions internes.
Pourquoi le choix des mots compte pour la sécurité israélienne ?
En Israël, la mémoire collective est indissociable de la sécurité nationale.
Les termes utilisés dans les lois de commémoration influencent :
- La perception internationale
- La narration historique
- La cohésion sociale
Israël doit à la fois reconnaître la brutalité de l’attaque et préserver une image de résilience.
Des analyses publiées par Reuters soulignent d’ailleurs l’importance stratégique du narratif dans les conflits modernes.
La bataille des mots précède souvent celle de l’opinion mondiale.
Un appel à l’unité nationale
Libman conclut sur un message d’unité :
« Nous devons nous souvenir du mal absolu de nos ennemis, mais arrêter l’autoflagellation. Notre responsabilité est de relever l’esprit du peuple, choisir la vie et veiller à ce que cela ne se reproduise jamais. »
Son intervention reflète un débat plus large en Israël :
Comment honorer les victimes sans affaiblir la confiance nationale ?
Comment nommer l’horreur sans renoncer à la dignité ?
FAQ
### Pourquoi Eliahou Libman s’oppose-t-il au mot « massacre » ?
Il estime que ce terme évoque l’impuissance de l’époque de la Shoah et ne reflète pas l’existence d’un État et d’une armée aujourd’hui.
### Le mot « massacre » sera-t-il supprimé ?
Selon Libman, il ne s’agit pas de l’effacer mais de l’intégrer dans une formulation plus complète.
### Ce débat est-il politique ?
Oui, certains y voient une dimension politique liée aux divisions internes israéliennes.
### Quel est l’enjeu principal ?
Préserver la mémoire des victimes tout en mettant en avant la résilience et le courage israélien.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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