La rĂ©alitĂ© Ă©conomique, la crise d’identitĂ©, l’antisĂ©mitisme et la hausse de la droite radicale vont entraĂ®ner une grande vague d’immigration vers IsraĂ«l.
Dr. Michael Ben Saadoun, directeur gĂ©nĂ©ral de «l’intĂ©gration», l’organisation faĂ®tière des organisations qui travaille pour intĂ©grer des immigrants de France appelle le gouvernement Ă se prĂ©parer Ă une vague massive de l’Alya française. Cela a commencĂ© depuis le massacre Ă Paris, mais aussi indĂ©pendamment de cette tragĂ©die.
 Dans une interview sur la chaĂ®ne 7, Dr Ben Saadoun a affirmĂ© que les augmentations prĂ©vues peuvent dĂ©passer de loin celles d’aujourd’hui, suite aux difficultĂ©s en France et aux sondages d’opinion. Il mentionne que, jusqu’Ă rĂ©cemment, il y avait 7 000 immigrĂ©s l’an dernier, mais que ce chiffre pourrait augmenter : « Selon le nombre de demandes qui viennent Ă l’agence juive, nous avons remarqué une augmentation des demandes d’assistance et d’intĂ©gration en IsraĂ«l. »
Ben Saadoun note en outre que les enquĂŞtes menĂ©es dans la communautĂ© juive en France montrent que 80 % des Juifs français sont pour l’Aliya.
Les raison sont diverses : une atmosphère nĂ©gative pour les jeunes, mĂŞme les non-Juifs, et d’autres pays en Europe, la mauvaise situation Ă©conomique, la crise d’identitĂ©,  l’antisĂ©mitisme qu’ils rencontrent dans les rues et le renforcement de la droite radicale qui a jouĂ© un rĂ´le crucial.
Beaucoup voient IsraĂ«l comme l’option privilĂ©giĂ©e, mais, sans une infrastructure adĂ©quate pour les intĂ©grer, il y a beaucoup d’autres options attrayantes comme le Canada et les États-Unis.
Actuellement , les  organisations qui travaillent conjointement comme l’Agence juive et Nefesh donnent un rapport dĂ©taillĂ© des besoins de l’intĂ©gration des immigrants de France. Ben Saadoun a soulignĂ© dans ce contexte, les trois paramètres clĂ©s :
- L’Ă©ducation
- L’emploi
- La reconnaissance des diplĂ´mes
« Nous avons eu beaucoup de promesses et nous entendons le gouvernement israĂ©lien qui appelle les Juifs Ă Â venir Ă la maison d’IsraĂ«l, mais on ne voit pas de mesures concrètes ».
Saadoun a voulu tester le modèle du système d’Ă©ducation Ă Netanya, afin de recevoir de nombreux immigrants venus de France, ce modèle a Ă©tĂ© ajustĂ© aux immigrants, entre autres la  » journĂ©e scolaire », afin de renforcer la connaissance de la langue hĂ©braĂŻque et de donner aux parents la possibilitĂ© de mieux intĂ©grer  le monde du travail.
Il mentionne Ă©galement la nĂ©cessitĂ© de dĂ©velopper les Ă©coles servant aux adultes français et les choses qui existent dĂ©jĂ , mais qui ont besoin d’ĂŞtre dĂ©veloppĂ©es et  renforcĂ©es.
Une autre question est la reconnaissance des diplĂ´mes. « Il n’y a aucune raison que le mĂ©decin en France ne puisse pas travailler comme mĂ©decin en IsraĂ«l. Le ministère de la SantĂ© a retardé la reconnaissance de ces mĂ©decins, mĂŞme si nous savons combien IsraĂ«l a besoin de mĂ©decins», explique Ben Saadoun.
« Il y a un processus bureaucratique et le Premier ministre a promis, après l’attaque hyper Casher, de le simplifier, mais rien ne se passe. »
Le Dr Ben Saadoun, fonctionnaire de l’Etat d’IsraĂ«l, ne peut faire un appel clair et public pour inviter les Juifs français Ă immigrer en IsraĂ«l, car cela serait considĂ©rĂ© comme une attaque contre le gouvernement amical de Paris.
Dr Ben Saadoun a dit : « Maintenant, ce n’est pas le moment de faire appel Ă tous les Juifs d’immigrer en IsraĂ«l, parce que la France est sous le choc. Par consĂ©quent, le gouvernement craint cet appel.  » Toutefois, at-il ajoutĂ©, au lieu de faire un appel de masse, il serait plus efficace de donner de bonnes informations de qualitĂ© aux communautĂ©s de France, afin que les membres de la famille, les parents qui sont intĂ©ressĂ©s Ă venir en IsraĂ«l le fassent avec une facilité relative « .




