Que savez-vous du frère de Hassan Nasrallah ?

Beaucoup ne le savent peut-ĂŞtre pas, mais le grand frère du Hezbollah, Hassan Nasrallah, est un militant chevronnĂ© du mouvement chiite Amal. AppelĂ© Hussein Nasrallah ou comme on l’appelle dans le mouvement Amal « Jihad al-Husseini » faisait partie des militants qui ont fait irruption dans les bureaux des journaux dans les capitales pendant la guerre civile (1975-1990) et ont assassinĂ© les journalistes.

Qu’est-ce que Amal ?

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Amal (en arabe : ŘŁŮ…Ů„, « espoir ») est la milice du « mouvement des dĂ©possĂ©dĂ©s » créée par Moussa Sader et Hussein Husseini qui n’est autre que le frère de Hassan nassralah. Mostafa Chamran les a aidĂ©s Ă  fonder la branche militaire d’Amal. Amal est devenue l’une des plus importantes milices musulmanes durant la guerre civile libanaise avant de s’intĂ©grer au jeu politique libanais et de perdre de son audience face au Hezbollah. Amal s’est fortement dĂ©veloppĂ©e, de par ses liens très forts avec le rĂ©gime islamique d’Iran.

Ce mouvement s’est dĂ©clarĂ© solidaire du Hezbollah durant le conflit israĂ©lo-libanais de 2004. Comme le montre Levy-Tadjine (2008), le mouvement Amal est aujourd’hui obligĂ© d’user d’une tactique dialectique vis-Ă -vis du Hezbollah dont l’aura s’est accrue depuis la guerre de l’Ă©tĂ© 2006. Les deux partis sont de fait alliĂ©s au niveau national, ce qui n’empĂŞche pas une rivalitĂ© parfois forte au niveau local et des affrontements entre jeunes des deux camps (notamment sur le campus de l’UniversitĂ© libanaise) ne sont pas rares.

Actuellement, Amal possède un important bloc de dĂ©putĂ©s au parlement libanais et Berri est le prĂ©sident du parlement. Bien que n’Ă©tant pas membre du mouvement Amal, le ministre de la santĂ©, Mohammed Jawad KhalifĂ©, est affiliĂ© au mouvement et a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© par Nabih Berri.

Selon des télégrammes de la diplomatie américaine révélés par WikiLeaks, Nabih Berri reçoit de l’Iran 400 000 dollars américains par mois, le mouvement Amal dément.

Bien que majoritairement chiite, le mouvement Amal comporte aussi des députés chrétiens, sunnites et druzes.

Sa rencontre avec Imad Mourniyeh a fait entrer en scene Hassan Nassrallah.

Au dĂ©but des annĂ©es 1980, Hussein a rencontrĂ© Imad Mourniyeh, qui Ă  l’Ă©poque recrutait idĂ©ologiquement de jeunes chiites enthousiastes au sein de l’organisation du Hezbollah. Hussein a prĂ©sentĂ© Imad Mourniyeh Ă  son jeune frère Hassan et le reste appartient Ă  l’histoire.

Imad Mourniyeh a nommĂ© Hassan Nassralah Ă  un poste dans l’appareil de sĂ©curitĂ© du Hezbollah et de lĂ  a progressĂ© au poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Les bonnes relations avec Mourniyeh n’ont pas aidĂ© Hussein Nasrallah, qui a Ă©tĂ© blessĂ© dans les annĂ©es 1980 lors des batailles qui ont Ă©clatĂ© entre le Hezbollah et Amal pour le contrĂ´le des bastions chiites pendant la guerre civile.

Depuis la fin de la guerre, Nasrallah a progressĂ© au sein de l’organisation Amal et s’est rapprochĂ©e de la chef du mouvement, Nabia Barry, la prĂ©sidente du parlement libanais. C’est lui qui a nĂ©gociĂ© l’accord pour transfĂ©rer le pilote de chasse Ron Arad aux Gardiens de la rĂ©volution. Dirani a Ă©tĂ© enlevĂ© et amenĂ© en IsraĂ«l comme monnaie d’Ă©change mais a finalement Ă©tĂ© libĂ©rĂ© et le sort de Ron Arad est inconnu Ă  ce jour, plus de 30 ans après la chute de son avion.

L’argent provenant de l’Ă©lectricitĂ©, des armes et des contrefaçons

Hussein Nasrallah n’est pas un petit criminel. Au cours des annĂ©es 1990, il a créé une sociĂ©tĂ© d’Ă©lectricitĂ© qui volait en fait l’Ă©lectricitĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© gouvernementale et la vendait principalement aux habitants de Dahiya Ă  Beyrouth. La compagnie d’Ă©lectricitĂ© libanaise n’a pas de pied lĂ -bas comme ailleurs au Liban, ce qui explique en partie son effondrement. En outre, Nasrallah a un gang de voyous impliquĂ©s dans la collecte de la protection des entreprises dans tout Beyrouth. Dans le passĂ©, il a Ă©tĂ© rapportĂ© que Hussein Nasrallah exploitait un rĂ©seau de contrebande et de vente d’armes et falsifiait des documents Ă  la demande, ce qui est considĂ©rĂ© comme une activitĂ© très lucrative au Liban.