Charlie Hebdo va rĂ©imprimer les caricatures du prophète Mahomet pour le jour anniversaire de l’attentat islamiste

Le magazine satirique français Charlie Hebdo, ciblé par les jihadistes en 2015, va republier les caricatures controversées du prophète Mahomet avant le procès des hommes armés cette semaine.

Mercredi, une Ă©dition spĂ©ciale du magazine comprendra des entretiens avec des membres des famille des victimes de l’attaque terroriste, un article sur l’attitude du public Ă  l’Ă©gard de la libertĂ© d’expression et une rĂ©impression de caricatures sur le thème de l’islam, y compris celles mettant en vedette le prophète Mahomet.

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Les caricatures de prophètes ont déclenché la vague de violence terroriste de 2015 à Paris, au cours de laquelle 17 personnes (dont plusieurs juifs non liés aux caricatures dans un magasin casher) ont été tuées en trois jours. De ces vies, 12 ont été perdues lors du raid du 7 janvier contre le bureau de Charlie Hebdo. Les 12 dessins ont été initialement publiés par un quotidien danois en 2005 puis réimprimés par le magazine français.

Le magazine est connu pour repousser les limites des normes sociĂ©tales en France au nom de la libertĂ© d’expression, avec pratiquement aucun sujet jugĂ© intouchable par les dessinateurs. Les assaillants, un groupe d’islamistes radicaux liĂ©s au groupe terroriste Al-QaĂŻda dans la pĂ©ninsule arabique (AQAP), ont trouvĂ© les caricatures blasphĂ©matoires et ont demandĂ© des reprĂ©sailles brutales, les procureurs tenteront de le prouver.

Quatorze personnes sont dans le banc des accusĂ©s dans le procès historique pour terrorisme, dont trois jugĂ©es par contumace et prĂ©sumĂ©es mortes. Les charges retenues contre eux incluent la possession illĂ©gale d’armes et la fourniture d’un soutien logistique. Les procureurs ont soulignĂ© l’importance de traduire en justice les complices ainsi que les personnes qui ont pris les armes et se sont lancĂ©es dans une fusillade il y a cinq ans. Les prĂ©venus survivants risquent une peine allant de 20 ans Ă  la prison Ă  vie.

Le proces devait commencer en avril, mais a Ă©tĂ© reportĂ© en raison de l’Ă©pidĂ©mie de Covid-19 en France. La procĂ©dure devrait durer jusqu’au 10 novembre.