Atterrissage en douceur : des milliers de nouveaux immigrants vont se déconnecter totalement des écrans dès leur arrivée en Israël

L’été s’annonce chaud en Israël — pas seulement à cause du soleil. Une vague d’alya considérable, avec environ 6 000 nouveaux immigrants en route vers le pays, s’accompagne cette année d’une initiative pensée pour leur offrir, ainsi qu’à leurs enfants, un atterrissage en douceur et particulièrement ludique : le camp d’été « Dror », qui chauffe déjà ses moteurs au cœur du nord d’Israël.

Oubliez tout ce que vous saviez sur les « difficultés d’intégration ». Pour des centaines d’adolescents anglophones, du CM1 à la troisième, la transformation commence justement dans les eaux du Jourdain et sur les sentiers du nord. Le camp « Dror », porté par l’organisation OU Israël, fête cette année ses 21 ans d’existence et se dote de deux nouveaux campus dans le nord du pays — séparés pour les garçons et pour les filles — reprenant le modèle américain qui a fait ses preuves.

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Au programme

Zéro écran : une déconnexion totale des smartphones au profit d’un lien authentique avec les autres et avec le pays. De l’action sans interruption : rafting, activités aquatiques, randonnées exigeantes et Shabbats intenses rythmés par des chants de camp qui font vibrer les cœurs. Et surtout, des amitiés pour la vie : « Le camp n’est que le commencement », raconte Eyal Tenenbaum, arrivé comme participant et revenu aujourd’hui comme moniteur. « Ce qui est vraiment formidable, ce sont les amis qui restent pour toute la vie. »

Pourquoi ça marche

Pendant que les parents s’affairent avec les cartons de déménagement et les démarches administratives, les enfants se construisent, eux, un véritable « ancrage social ». Chez OU Israël, on l’a bien compris : le secret d’une intégration réussie tient en un mot — la communauté. La rencontre intensive entre nouveaux immigrants et adolescents déjà installés en Israël crée une société égalitaire et les prépare, en toute confiance, à affronter leur premier jour d’école, le 1er septembre.

Le nouveau directeur entrant, le rabbin Kenny Polk — spécialiste des camps d’été, lui-même monté en Israël en 2019 — résume l’objectif mieux que quiconque : prendre le « rêve américain » et le couler dans le moule de la fierté et de l’identité israéliennes.

Un camp fondé il y a plus de 25 ans

Le camp Dror a été créé en 1995 par OU Israël et le mouvement de jeunesse NCSY. Depuis plus d’un quart de siècle, des jeunes de la cinquième à la seconde s’y retrouvent chaque été sur les hauteurs du Golan. Le camp des garçons se tient traditionnellement à Hispin, celui des filles à proximité, dans la même région. Au-delà des activités sportives et aquatiques, le programme inclut aussi des temps de prière, des cours de Torah et des projets de bienfaisance (« hessed »), le tout organisé autour d’un thème religieux central choisi chaque année. Une centaine de garçons et de filles, venus d’Israël et du monde entier, y participent chaque saison, dans une ambiance que l’organisation elle-même décrit comme propice à des liens « profonds et durables » entre les jeunes comme avec l’équipe encadrante. Cette année, le séjour se déroule du 9 au 30 juillet, avec un programme de leadership qui démarre par trois jours à Jérusalem avant de rejoindre les campus du nord.

Sur les enjeux de l’accueil des nouveaux immigrants en Israël, notre rédaction vous invite à consulter notre article sur l’aliyah de France et son évolution ces dernières années, ainsi que l’ensemble de notre couverture sur Infos-Israel.News.