2,76 milliards de dollars : La Russie est devenue le plus grand investisseur étranger en Iran

La Russie est devenue le plus grand investisseur Ă©tranger en Iran au cours de l’annĂ©e dernière, ont rapportĂ© ce matin (jeudi) le « Financial Times », selon des responsables iraniens. Ceci, dans le contexte des lourdes sanctions imposĂ©es par les pays occidentaux Ă  l’Iran et Ă  la Russie, et la guerre en Ukraine a commencĂ© .

Entre-temps, Ahsan Khandozi , le ministre iranien des Finances, a dĂ©clarĂ© que « la Russie a investi 2,76 milliards de dollars en Iran au cours de l’annĂ©e dernière, tout en ouvrant divers projets dans les secteurs de l’industrie et des transports ».Le ministre iranien des Finances a Ă©galement dĂ©clarĂ© : « Nous dĂ©finissons nos relations avec la Russie comme stratĂ©giques, et nous travaillons ensemble dans de nombreux aspects, en particulier dans l’aspect Ă©conomique.

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La Chine et la Russie sont deux partenaires Ă©conomiques, et l’Iran Ă©largira ses relations avec la Russie grâce Ă  la mise en Ĺ“uvre de accords stratĂ©giques. » Ceci, comme mentionnĂ©, s’inscrit dans le contexte des sanctions que les pays occidentaux ont imposĂ©es aux pays l’annĂ©e dernière.

Ces derniers temps, de nombreuses dĂ©lĂ©gations russes ont Ă©tĂ© prĂ©sentes en Iran, Ă  la recherche d’accords visant Ă  contourner les sanctions. Selon des sources proches des dĂ©tails, l’Iran Ă©tait dĂ©sireux de dĂ©velopper de nouvelles relations commerciales, afin de renforcer l’Ă©conomie suite aux sanctions sĂ©vères. En outre, la Russie Ă©tait responsable des deux tiers du total des investissements Ă©trangers en Iran, selon les donnĂ©es du ministère des Finances Ă  TĂ©hĂ©ran. La dĂ©lĂ©gation de Raisi a donnĂ© la prioritĂ© au dĂ©veloppement des relations commerciales rĂ©gionales, depuis qu’il a pris ses fonctions en 2021.

En consĂ©quence, le ministre iranien des Finances a soulignĂ© que l’Iran avait rĂ©ussi Ă  augmenter les exportations de pĂ©trole le mois dernier, pour la première fois en deux ans, pour atteindre 1,3 million de barils par jour, malgrĂ© les sanctions amĂ©ricaines.

Dans le mĂŞme temps, les banques centrales d’Iran et de Russie ont signĂ© un accord pour relier les systèmes de communication interbancaire, afin d’accroĂ®tre les Ă©changes entre les pays. Le ministre iranien des Finances a dĂ©clarĂ© que « la Russie et d’autres pays sont intĂ©ressĂ©s par l’utilisation de mĂ©canismes tels que les accords financiers mutuels. Nous avons nĂ©gociĂ©, non seulement avec la Russie, mais aussi avec la Chine et d’autres partenaires comme la Turquie ».

Cependant, le gouvernement iranien peine toujours Ă  contenir la faiblesse Ă©conomique qui s’est emparĂ©e de la RĂ©publique islamique, avec une inflation qui a grimpĂ© Ă  plus de 47 %. Les Ă©conomistes iraniens blâment les autoritĂ©s pour l’impression « excessive » d’argent.

MalgrĂ© les affirmations des Ă©conomistes, Khandozi a dĂ©fendu le gouvernement, affirmant qu’il prĂ©voyait de rĂ©former la banque centrale, ce qui stopperait l’inflation galopante. Comme vous vous en souvenez peut-ĂŞtre, pendant la guerre en Ukraine, il a Ă©tĂ© largement rapportĂ© que la Russie achetait des drones iraniens.

Le Wall Street Journal a mĂŞme rapportĂ© que les deux pays avançaient des plans pour Ă©tablir une nouvelle usine pour la production de drones sur le sol russe. Selon le rapport, il s’agit d’une usine qui pourra produire au moins 6 000 drones de conception iranienne.Selon les sources citĂ©es dans les mĂ©dias amĂ©ricains, une dĂ©lĂ©gation iranienne de haut niveau a dĂ©barquĂ© en Russie dĂ©but janvier pour visiter le site oĂą il est prĂ©vu de construire l’usine, afin de finaliser les derniers dĂ©tails avant la mise en Ĺ“uvre du projet.