Notre absurde est notre mort ! Leur absurde est leur gloire ! Seulement, il y a Israël ! …  —  par Philippe ARNON

Nous sommes convaincus, nous Français, d’avoir offert, par nos Lumières et notre Révolution, le bonheur à l’humanité car nous avons conçu l’outil qui allait le rendre irréversible, et pour l’éternité en outre : la démocratie ! Infatués jusqu’à l’insolence, prétentieux et persuadés que nous étions les plus intelligents, nous ne nous sommes même pas aperçus que c’est nous qui -ô paradoxe !- avons créé le totalitarisme à partir du jour où, comme un kyste, naturel et donc évident, la Convention est venue encore plus pourrir notre Révolution. Pire ! et comme conclusion satanique de notre démarche, nous avons rejeté Dieu à coups de pieds spéculatifs. Bref ! Nous avons mis un terme à notre unité, avons créé notre dispersion et provoqué nos haines puis nos dissensions et nos affrontements permanents. Nous ne sommes plus aujourd’hui que de pitoyables bovins, des brouteurs de plaisirs herbeux, la tête toujours rivée sur le sol. Et aujourd’hui, nous voilà baignant dans l’absurde parce que nous ne saisissons plus le sens de la vie. Et ce qu’il y a de plus terrible encore, c’est que tout un pan du monde nous a suivi, ce pan du monde qu’on appelle l’Occident.
La vie en effet pour nombre d’entre nous est fade, sans odeurs ni saveurs. Elle est comme ces journées de brouillard où on ne voit pas à plus de deux mètres autour de nous. Dans L’Existentialisme est un humanisme, Sartre ose écrire : « Si Dieu n’existe pas, il y a au moins un être qui précède l’essence : c’est l’homme ». Quel terrible aveu pour admettre que l’homme est limité à lui-même ! Dans La Nausée, il écrit encore : « L’essentiel, c’est la contingence. Je veux dire que, par définition, l’existence n’est pas la nécessité. Exister, c’est être là, simplement ». Il n’y a que vide, que solitude, qu’un regard d’inquiétude tourné sur soi-même. De son côté, Camus dans Le Mythe de Sisyphe écrit : « L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde ». Dans une autre partie de son livre, il confesse : « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide ». Mais, Dieu merci a t-on envie de dire, dans Noces il confie : « Hors du soleil, des baisers et des parfums sauvages, tout nous paraît futile ». Il écrit encore : « Le monde est beau, et hors de lui, point de salut ». Dans un autre passage, il affirme : « Je ne crois pas en Dieu et je ne suis pas athée ». La beauté est donc une planche de salut. C’est mieux que Sartre : car il reste tout de même à la vie, un petit quelque chose qui a sens ! Mais ces lignes de Camus ont été écrites avant la seconde guerre mondiale et n’enlèvent rien à l’absurde général qui caractérise aujourd’hui l’Occident.
Pour le musulman, la vie est aussi absurde, mais la vie en tant que telle, simplement limitée à elle-même. Or lui, contrairement à l’Occidental, il a gardé son Dieu et ce n’est pas rien car cela ajoute à la toute petitesse, à l’insignifiance, à la futilité de la vie. Il s’en fout d’elle, il la constate. Il ne cherche même pas à savoir quel en est l’auteur. Sans doute, est-elle une étrangeté d’Allah. Elle est tout simplement une perte de temps car le temps pour lui justement, est la valeur suprême mais pas ici-bas, dans là-haut bien sûr, près d’Allah d’où le fait qu’il soit un homme pressé car il a hâte d’aller le rejoindre. « Toute âme goûtera la mort. Et c’est seulement au Jour de la Résurrection que vous recevrez pleinement votre rétribution » dit le verset 185 de la sourate 3. Le verset 74 de la sourate 4 est encore plus clair : « Quiconque combat dans le chemin d’Allah, qu’il soit tué ou victorieux, Nous lui accorderons une immense récompense ». Alors évidemment, le musulman a trouvé un sens à son passage terrestre : son martyr c’est à dire concrètement, être chahid. Et le temps qu’il consacre à massacrer les mécréants met sa vie dans le risque orgasmique de la mort. Par une étrange libido, il cherche à s’exposer au maximum parce qu’il a hâte de rejoindre Allah. C’est la différence phénoménale d’échelle entre la vie terrestre qui doit être la plus courte possible et la vie éternelle près d’Allah qui définit ainsi l’absurde de l’islam.
Alors, on comprendra aisément qu’entre un Occidental et plus particulièrement entre un Américain de Donald Trump qui hère parce qu’il a perdu Dieu depuis très longtemps et un Pasdaran qui chaque minute, rêve du jour où il rejoindra Allah, on imagine qui va triompher sur cette bonne vieille terre entre le premier et le second ! La perspicacité, la ténacité et la coriacité des mollahs aujourd’hui attestent, la véracité de l’équation que je viens d’évoquer. Heureusement, allez-vous vous empresser d’ajouter, il y a les Israéliens ! et notamment bien sûr, les croyants en Hashem, pas les laïcs, cela va de soi ! Et là, entre les adversaires, l’avantage peut revenir cette fois aux Israéliens. Pourquoi ? Parce que la vie pour eux n’a rien à voir avec l’absurde, elle a un sens, tout simplement parce qu’elle est un don de Hashem et qu’Hashem leur intime l’ordre de vivre. Entre l’homme pressé de mourir pour rejoindre son Dieu et l’homme qui priorise la vie, c’est ce dernier qui finit toujours par vaincre parce que lui, il analyse la situation avec intelligence. L’intelligence est innée chez lui. Lui est calculateur, lui est stratège.. Il ne se précipite pas quand il combat ,il ne se sacrifie pas bêtement comme l’autre, il n’est pas pressé, il observe et se préserve. Il pense à sa femme et ses enfants mais aussi à ses petits-enfants. Il a son Dieu et son Dieu est Amour, et c’est toujours l’Amour qui sèmera à tout jamais la Vie !
Je suis goy. Vive Israël !
Philippe ARNON


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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