Dans le parc national de Ramat Gan, ce samedi 9 mai 2026, des agents de surveillance menaient une ronde de routine quand ils ont eu la surprise de tomber sur deux ressortissants chinois en train de s’emparer de deux canards appartenant à la faune du parc. Pris sur le fait, les deux hommes ont été retenus sur place, la police aussitôt appelée.
Ce qui a suivi méritait d’être consigné. Conduits au commissariat pour être entendus, les deux hommes ont livré une explication que les enquêteurs n’avaient visiblement pas anticipée : ils assuraient n’avoir eu aucune connaissance de l’interdiction de retirer des animaux du parc, et juraient que leur intention n’était pas de voler les volatiles — mais simplement de les « adopter ». Les canards, dans leur esprit, attendaient juste un foyer.
Les forces de l’ordre ont apprécié l’argument à sa juste valeur. Après avoir fait le tour de la question et établi les circonstances du délit, les deux hommes ont finalement été relâchés et laissés libres de continuer leur chemin — sans les canards. La paire d’oiseaux, de son côté, a regagné son plan d’eau habituel, visiblement indifférente au projet d’adoption qui venait de capoter.
L’incident illustre à sa façon la multiplicité des profils présents sur le sol israélien en cette période de guerre, entre réservistes mobilisés, travailleurs étrangers venus combler les manques dans certains secteurs, et familles qui tentent de maintenir une vie normale. Ramat Gan, avec son parc et son safari, reste un îlot de verdure et d’exotisme au cœur d’une ville qui, elle, vit au rythme des alertes et des sirènes du nord.
Les autorités du parc national n’ont pas communiqué sur l’affaire, mais on peut supposer qu’elles prendront soin à l’avenir de signaler, en plusieurs langues, que les résidents à plumes du parc ne sont pas disponibles à l’adoption spontanée.
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