L’ancien ministre de la Défense a stupéfait tout le monde à la radio : « Nous aurions dû ramener ça d’Iran »

Yoav Galant n’est plus ministre, mais il n’a rien perdu de son sens de la formule. Interviewé ce matin sur la station 103FM par Guédéon Okou et Amihaï Atali, l’ancien ministre de la Défense a livré une analyse tranchante de la gestion du dossier iranien — et une autocritique virulente de la stratégie choisie. Sa thèse centrale, exprimée sans détour : Israel et les États-Unis auraient dû profiter de la fenêtre ouverte par la guerre pour extraire physiquement, par une opération militaire, l’uranium enrichi se trouvant sur le sol iranien. « Nous aurions dû aller chercher et ramener de force l’uranium enrichi lors d’une opération militaire en plein milieu de la campagne. Cela aurait extirpé le programme nucléaire de l’Iran », a-t-il affirmé.

Selon Galant, les capacités militaires conjointes d’Israël et des États-Unis permettaient techniquement de mener une telle opération. Mais au lieu de saisir cette occasion, les décideurs politiques et militaires auraient fixé des objectifs selon lui inatteignables. « De la situation où nous pouvions frapper à tout moment en pleine liberté d’action, nous sommes arrivés à une situation où il est interdit de frapper », a-t-il déploré. « Nous avons en pratique renversé l’équation des règles d’engagement. Ce sont eux qui attaquent et nous qui répondons. »

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Galant a également tiré une leçon tactique des événements récents au Liban, estimant qu’après avoir éliminé le 28 février l’ensemble du commandement supérieur iranien, Israël aurait dû frapper immédiatement toutes les cibles disponibles au Liban. « Si tu ne le fais pas, tu invites une guerre sur deux fronts », a-t-il dit. Il a aussi reproché ce qu’il appelle une « démonstration de faiblesse » en Daahiyé, à Beyrouth, au cours du dernier mois.

Sur le plan politique, Galant a été interrogé en fin d’interview sur ses ambitions pour le prochain cycle électoral. Il n’a pas exclu une candidature, sans s’y engager.

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