Eli Mendel, l’un des reprĂ©sentants marquants de la gĂ©nĂ©ration du renouveau et l’un des plus âgĂ©s survivants de la Shoah en IsraĂ«l, s’est Ă©teint, laissant derrière lui un riche hĂ©ritage de dĂ©termination, de sionisme et de victoire de l’esprit. Mendel, qui avait cĂ©lĂ©brĂ© son 100e anniversaire portĂ© par une aspiration profonde Ă voir le renouveau du peuple dans son pays, avait consacrĂ© ses dernières dĂ©cennies Ă l’action sociale et Ă l’Ă©ducation de la jeune gĂ©nĂ©ration.
Mendel est nĂ© en mars 1922 dans la ville de Târgu MureČ™, en Transylvanie (Roumanie). Ă€ l’âge de 14 ans, il rejoint le mouvement de la « Jeunesse sioniste » et, dès les premiers pas de la guerre, participe Ă l’accueil de rĂ©fugiĂ©s juifs. Lorsque la rĂ©gion passe sous contrĂ´le hongrois, il est envoyĂ© dans un camp de travail forcĂ© Ă Komárno, en Slovaquie.
En 1944, les membres de sa famille sont rassemblĂ©s et envoyĂ©s par trains vers les camps d’extermination. Mendel parvient Ă s’Ă©chapper du camp de travail, mais il est capturĂ© et emprisonnĂ© Ă Budapest. Il est finalement libĂ©rĂ© grâce Ă l’action clandestine du mouvement pionnier, et trouve refuge dans la fameuse « Maison de verre ».
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Ă€ la fin de la guerre, il retrouve sa sĹ“ur qui a survĂ©cu, rencontre Eva, qui deviendra plus tard son Ă©pouse, et le couple part ensemble pour l’Italie dans le cadre des activitĂ©s de la Brigade juive. En 1948, ils font leur alyah en IsraĂ«l, et dès leur arrivĂ©e dans le pays, Mendel fait partie des fondateurs du kibboutz Mavkiim, dans le sud. Il travaille ensuite pendant plusieurs dĂ©cennies Ă l’Administration de la recherche agricole (l’Institut Volcani), et après son dĂ©part Ă la retraite, continue de travailler dans l’industrie jusqu’Ă l’âge de 93 ans.
Dans ses dernières annĂ©es, il devient une figure centrale du club de l’association « Amcha » Ă Rehovot. Dans ce cadre, il consacre son temps Ă des rencontres directes avec des Ă©lèves et des jeunes, participe Ă des projets de théâtre-tĂ©moignage, et veille Ă transmettre l’hĂ©ritage de la mĂ©moire et de l’espoir aux gĂ©nĂ©rations futures.
Eli Mendel laisse derrière lui une famille nombreuse — filles, petits-enfants et arrière-petits-enfants — ainsi qu’un exemple personnel de victoire sur la vie et une empreinte profonde dans la construction de l’État. Que sa mĂ©moire soit bĂ©nie.
Pour en savoir plus sur les derniers tĂ©moins et survivants de la Shoah, retrouvez nos articles : Yossef Kleinman, l’un des derniers tĂ©moins du procès Eichmann et le rav Romi Cohn, sauveteur de 56 familles pendant la Shoah.






