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A l’ombre de la peur de la guerre : les États-Unis pourraient porter un coup dur au Hezbollah

La mission du secrĂ©taire amĂ©ricain au TrĂ©sor en Asie et au Moyen-Orient, Jessie Baker , a demandĂ© la semaine dernière aux hauts responsables du gouvernement libanais d’arrĂŞter et d’empĂŞcher le transfert de l’aide financière de l’Iran au Hezbollah et au Hamas, a-t-on rapportĂ© ce matin (dimanche) sur le rĂ©seau saoudien « Al-Arabiya ».

Un responsable du ministère des Finances, qui s’est entretenu anonymement avec le rĂ©seau saoudien, a dĂ©clarĂ© que Baker avait informĂ© les responsables libanais de « prĂ©occupations spĂ©cifiques » concernant « le transfert de fonds du Hamas via le Liban et de fonds du Hezbollah de l’Iran vers le Liban, puis vers d’autres rĂ©gions » et les a exhortĂ©s Ă  prendre des « mesures prĂ©ventives ». Selon lui, « ces groupes ont besoin de fonds pour payer leurs salaires et mener des opĂ©rations militaires, sinon ils ne pourront pas atteindre leurs objectifs ».

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Il a Ă©galement affirmĂ© que « le respect par le Liban des normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est un pilier nĂ©cessaire pour attirer les investissements des États-Unis et d’autres parties du monde ». Selon lui, Baker a demandĂ© au Liban de prendre des mesures strictes contre un segment important de sociĂ©tĂ©s et d’Ă©changes de services financiers illĂ©gaux qui ont prospĂ©rĂ© pendant quatre annĂ©es de crise Ă©conomique lors de l’effondrement du système bancaire officiel du pays. 

Ces sociĂ©tĂ©s apportent des solutions aux personnes et aux groupes qui sont sous embargo sur le système financier formel en raison des sanctions amĂ©ricaines. Walid al-Khilani, porte-parole du Hamas au Liban, a dĂ©clarĂ© qu’il « n’avait aucune information » Ă  ce sujet. Halim Barti, porte-parole de la Banque centrale du Liban, a confirmĂ© ces rencontres et les a qualifiĂ©es de « très positives ». 

Barti a également déclaré que la Banque centrale du Liban fait son devoir de réglementer les sociétés de services financiers agréées, mais que celles qui opèrent sans licence « ne relèvent pas de notre juridiction » et devraient être traitées par les autorités judiciaires compétentes.