Parler, la plateforme alternative de microblogage privilĂ©giĂ©e par les conservateurs et les partisans du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump, a Ă©tĂ© giflĂ©e de sanctions par Amazon, Apple et Google et s’est retrouvĂ©e sans hĂ´te Internet.
Soulignant les participants utilisant l’application pour coordonner les troubles de la semaine dernière Ă Washington, les trois gĂ©ants de la technologie ont arrachĂ© Parler de leurs plates-formes dans les 24 heures, a rapportĂ© Buzzfeed.
Amazon a annoncĂ© qu’il supprimerait Parler de son service d’hĂ©bergement cloud, Amazon Web Services, dimanche soir. Vendredi, Google a suspendu Parler de son Play Store, citant des articles incitant Ă la violence et exigeant une modĂ©ration «robuste» du contenu de l’application. Apple a fait une demande similaire et a donnĂ© au service 24 heures pour Ă©laborer un plan de modĂ©ration dĂ©taillĂ©.
Cette dĂ©cision fait suite Ă la dĂ©cision de Twitter d’interdire dĂ©finitivement le compte de Trump, tandis que Facebook et Instagram ont suspendu leurs comptes jusqu’Ă ce que la transition du pouvoir soit terminĂ©e, le 20 janvier. Tous deux ont dĂ©clarĂ© qu’ils rĂ©examineraient la suspension une fois que le prĂ©sident Ă©lu Joe Biden prendra ses fonctions, laissant entendre qu’elle pourrait devenir permanente.
Cela signifie qu’Ă moins que le site Web et l’application Parler ne trouvent un nouveau fournisseur d’hĂ©bergement, il peut ne pas ĂŞtre disponible pour les nouveaux tĂ©lĂ©chargements Ă partir des principaux magasins d’applications de tĂ©lĂ©phonie mobile au monde.
Dans un communiquĂ©, Google a dĂ©clarĂ© que «pour que nous puissions distribuer une application via Google Play, nous demandons aux applications de mettre en Ĺ“uvre une modĂ©ration robuste pour le contenu flagrant. Ă€ la lumière de cette menace continue et urgente pour la sĂ©curitĂ© publique, nous suspendons les listes d’applications Play Store jusqu’Ă ce que ces problèmes soient rĂ©solus. «Â
Apple a dĂ©clarĂ© : « Un contenu qui menace le bien-ĂŞtre d’autrui ou qui vise Ă inciter Ă la violence ou Ă d’autres actes illĂ©gaux n’a jamais Ă©tĂ© acceptable sur l’App Store. »
Apple a donnĂ© Ă Parler 24 heures pour «supprimer tout contenu rĂ©prĂ©hensible de son application… ainsi que tout contenu faisant rĂ©fĂ©rence Ă des dommages Ă des personnes ou Ă des attaques contre des installations gouvernementales maintenant ou Ă une date ultĂ©rieure».
Le PDG de Parler, John Matze, a dĂ©clarĂ© qu’Apple appliquait des normes Ă Parler qu’elles ne s’appliquaient pas Ă elles-mĂŞmes.
Matze, qui se dĂ©crit comme un libertaire, a fondĂ© Parler en 2018 comme une alternative «axĂ©e sur la libertĂ© d’expression» aux plates-formes grand public, mais a commencĂ© Ă courtiser les utilisateurs de droite lorsque d’Ă©minents partisans de Trump s’y sont installĂ©s.
« Ils croient apparemment que Parler est responsable de tout le contenu gĂ©nĂ©rĂ© par les utilisateurs sur Parler », a dĂ©clarĂ© Matze. «Par consĂ©quent, selon la mĂŞme logique, Apple devrait ĂŞtre responsable de toutes les actions entreprises par ses tĂ©lĂ©phones. Chaque voiture piĂ©gĂ©e, chaque conversation illĂ©gale sur un tĂ©lĂ©phone portable, chaque crime illĂ©gal commis sur un iPhone, Apple doit Ă©galement ĂŞtre tenu responsable », a-t-il Ă©crit. « Des normes qui ne s’appliquent pas Ă Twitter, Facebook ou mĂŞme Apple lui-mĂŞme s’appliquent Ă Parler. »





