Un mur de huit mètres de haut et de quatre kilomètres de long sĂ©parant les conducteurs israĂ©liens et palestiniens a Ă©tĂ© construit le long de la route 437, de Ma’aleh Adumim au quartier de JĂ©rusalem. La route, goudronnĂ©e pour allĂ©ger considĂ©rablement les embouteillages des automobilistes venant des localitĂ©s de la rĂ©gion de Binyamin, a Ă©tĂ© surnommĂ©e « la route de l’apartheid » par les Palestiniens.
Le projet de construction de routes est une initiative du ministère des Transports coĂ»tant plus de 150 millions de NIS et s’inscrit dans le plan du « Grand JĂ©rusalem » du ministère des Transports visant Ă crĂ©er une continuitĂ© territoriale reliant les localitĂ©s de Binyamin Ă JĂ©rusalem. En outre, tout Palestinien qui souhaite pĂ©nĂ©trer sur la route israĂ©lienne rencontrera le point de contrĂ´le de la police et ne sera pas autorisĂ© Ă y entrer.
« La route s’appelle » la route de l’apartheid « , a dĂ©clarĂ© Zakaria Abu al-Halawa, de l’association  » Ville des Nations « . « Elle part de la ville d’Anata, continue pour al-Za’ayyim, puis rejoint la partie israĂ©lienne, et relie plusieurs colonies trop proches de Ramallah. » selon lui.
Un autre militant de l’organisation « Ville des Nations », Aviv Tatarsky, a dĂ©clarĂ© : « L’Etat d’IsraĂ«l veut manger le gâteau et le laisser intact : imaginez que nous sommes un État dĂ©mocratique, annexer de facto de nouvelles colonies Ă JĂ©rusalem et continuer Ă contrĂ´ler des millions de Palestiniens. »
De son cĂ´tĂ©, le militant de droite Itamar Ben-Gvir a rejetĂ© les affirmations de discrimination : « Personne ne discrimine les Arabes ici parce qu’ils sont Arabes, mais disons plus tĂ´t qu’il y a un problème de sĂ©curitĂ© ici », a expliquĂ© Ben-Gvir.






