Après la libération du citoyen américain kidnappé en guise de geste envers Trump, la question se pose de savoir quel prix Israël doit payer.
Il n’existe pas de libération sans compensation et sans engagement israélien à quoi que ce soit. Il n’existe pas de situation de ce genre.
Le Hamas a reçu un message du Qatar selon lequel il avait une occasion en or de contourner IsraĂ«l et de mener des nĂ©gociations directes et indirectes avec les AmĂ©ricains. Le Qatar a dit au Hamas que s’ils offraient Ă Trump un « petit cadeau », il leur offrirait un cadeau plus grand – selon le système arabe, Trump peut ĂŞtre soudoyĂ©, et c’est exactement ce que font le Qatar, l’Arabie saoudite et peut-ĂŞtre mĂŞme l’Iran.
Et c’est exactement ce qu’a fait aussi le Hamas.
Dans les coulisses, nous ne savons pas ce qui se tramait et quel prix Israël devra payer pour la libération.
Mais il y a plusieurs possibilités :
1. Commencer les nĂ©gociations pour un accord global qui durera des jours/semaines. Le Hamas va tenter de prĂ©senter aux AmĂ©ricains une « offre nouvelle et acceptable » de cessez-le-feu et de fin de guerre Ă condition que le gouvernement civil parte, que l’aile militaire soit maintenue et qu’elle participe à « l’appareil gouvernemental » dès le lendemain de la guerre.
2. L’introduction d’aide et de fournitures dans la bande de Gaza par les points de passage sans limite de temps, en vertu d’un engagement américain.
3. Suivi de l’opĂ©ration prĂ©vue « Les Chariots de Gideon » pendant plusieurs semaines, au cours desquelles des nĂ©gociations seront menĂ©es en coopĂ©ration avec les AmĂ©ricains.
4. Assouplissement de la position de Trump sur le plan de dĂ©portation volontaire des habitants de Gaza, ainsi qu’assouplissement de la position de Trump sur le Hamas et transformation du Hamas en un acteur rationnel – en gĂ©nĂ©ral, le fait mĂŞme que les AmĂ©ricains nĂ©gocient avec le Hamas fait du Hamas un organisme reconnu par les AmĂ©ricains, et un organisme avec lequel des nĂ©gociations peuvent ĂŞtre menĂ©es et des accords peuvent ĂŞtre conclus. Cela constitue un vĂ©ritable coup dur pour IsraĂ«l, littĂ©ralement un doigt dans l’œil. C’est peut-ĂŞtre le prix qu’IsraĂ«l devra payer, ce qui le poussera Ă changer les règles du jeu plus tard.
L’organisation meurtrière Hamas a annoncĂ© dans son communiquĂ© que cette libĂ©ration fait partie des efforts des « mĂ©diateurs » pour mettre fin Ă la guerre et apporter de l’aide. L’organisation a appelĂ© l’administration amĂ©ricaine Ă poursuivre ses efforts pour mettre fin Ă la guerre et parvenir Ă un accord global.
Quel prix Israël devra-t-il donc payer pour cette libération, malgré les déclarations de personnalités politiques selon lesquelles « il n’y a pas de prix et cela ne nécessite aucun engagement de la part d’Israël ».
Le Hamas, qui détient un atout pour la survie et la préservation de son pouvoir, ne libérera pas les otages sans compensation, comme il ne l’a pas fait jusqu’à présent, et ce n’est pas la pression militaire qui a conduit à la libération sans compensation, mais une compensation et un engagement américain (?) et une compréhension qu’avec les Américains, les divergences peuvent être comblées et un accord global peut être conclu, comme les maîtres du Qatar l’ont proposé. On fait confiance au Hamas.
En gĂ©nĂ©ral, les accords partiels constituent une grave erreur de la part des Ă©chelons politiques. Non seulement ils ne ramènent pas tout le monde (!) et ne font pas de sĂ©lection parmi les otages, mais Ă chaque fois le Hamas devient excessivement fort, se rĂ©tablit, se rĂ©habilite et gagne en prestige dans le monde arabe et en pouvoir dans la rue arabe, avec suffisamment d’otages Ă son service pour gĂ©rer l’affaire pendant des annĂ©es tout en dĂ©chirant la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne et en portant atteinte Ă la dissuasion israĂ©lienne. Il s’agit d’un grave manquement Ă©thique et moral qui intensifie la crise et ne la met pas fin rapidement et dĂ©finitivement, tout en promettant que ces choses ne se reproduiront pas Ă l’avenir.
Nous découvrirons le prix que nous devons payer.
Dans l’accord précédent, le prix était plus élevé que ce qu’ils essayaient de faire croire au public. Lors de la libération de milliers de terroristes, environ 700 meurtriers graves qui avaient été condamnés à la prison à vie et à de longues peines ont été libérés. Sur leurs mains se trouvait le sang de 700 personnes assassinées. De nombreuses familles de victimes ne savaient même pas que les meurtriers de leurs proches avaient été libérés. Cela a été caché au public. En général, le prix de l’accord était l’intensification, la consolidation et la réorganisation des organisations terroristes. Ils ont également essayé de le réduire, ainsi que le prix qu’Israël est obligé de payer pour envoyer de l’aide et fournir à l’ennemi des quantités importantes qui suffisent à maintenir le Hamas sur pied pendant deux mois sans l’introduction de l’aide. L’aide et le carburant dont il dispose dureront encore un mois ou deux.
Il n’y a pas de décision sans prix.
DĂ©jĂ lors du premier accord du 23 novembre, le Hamas s’Ă©tait assurĂ© une position de pouvoir pendant plusieurs mois grâce Ă l’introduction de l’aide et Ă la levĂ©e du siège qui a durĂ© jusqu’après la fin du deuxième accord, et maintenant, lors du troisième accord, il est obligĂ© de payer le prix.





