Doron, le père adoptif d’Idan, a racontĂ© le retour de son fils après des centaines de jours de captivitĂ©. « Nous sommes rentrĂ©s Ă la maison remplis d’adrĂ©naline, et juste au moment oĂą nous nous garions, un hĂ©licoptère a survolĂ© notre maison », a-t-il racontĂ© Ă Walla.
Maintenant, Idan retrouve sa famille proche et passe du temps avec ses grands-parents. Nous saurons comment intervenir et l’aider en cas de besoin quand le moment sera venu et que cela leur conviendra. Je lui laisse de l’espace. L’anxiĂ©tĂ© est immense jusqu’Ă ce qu’il sorte, jusqu’Ă ce qu’on voie son visage et qu’on le voie marcher. On connaĂ®t les conditions dans lesquelles ils Ă©taient, on l’a vu dans la vidĂ©o, donc jusqu’Ă ce moment-lĂ , on est très inquiet.
Dès qu’il marche seul et sourit, l’air se libère et on reçoit de l’oxygène. Mais il est clair que derrière le sourire et la dĂ©marche de chaque otage se cache une complexitĂ© mĂ©dicale et mentale. Ils ont vĂ©cu un enfer pendant tant de jours, dans des conditions horribles. L’important, c’est qu’il soit lĂ . Nous allons l’envelopper. Notre mission Ă©tait de le ramener Ă la maison, et maintenant nous faisons partie du système de soutien, pour tout ce dont il a besoin.
Il a également vivement critiqué le gouvernement israélien :
Il ne s’agit pas de faire ce qui est juste ni de prendre la bonne dĂ©cision. Contrairement Ă ce qu’affirme Smotrich, qui affirme reprĂ©senter la majoritĂ© du peuple, et le peuple est contre un accord. Ă€ chaque obus entendu, on se dit : « Dieu nous en prĂ©serve, il y aura une autre victime parmi les otages. » Je crains fort qu’ils ne fassent pas le bon choix : un accord, un long cessez-le-feu, avec une zone tampon. Ils choisissent une voie politique. Smotrich, avec Ben-Gvir, entraĂ®ne le gouvernement vers un manque de valeurs et de justice, dans une direction qui porte atteinte Ă nos valeurs fondamentales, la rĂ©demption des prisonniers. Il sera temps de combattre le Hamas ; les otages n’en ont pas le temps. Qu’Idan soit sorti comme ça relève du miracle.
Il a ajoutĂ© : « Nous sommes extrĂŞmement inquiets pour les otages toujours Ă Â Gaza . C’est le problème le plus critique ; ce sont tous des cas humanitaires. Le gouvernement doit faire le nĂ©cessaire et ne pas laisser l’ administration amĂ©ricaine mener la danse. C’est ce qui est le plus troublant : la lourdeur de nos cĹ“urs. Idan est avant tout un soldat israĂ©lien. »






