Suite aux Ă©meutes de Baltimore, une tornade humaine a soufflĂ© sur ce magasin de vĂŞtements de sport, ce lundi soir, emportant 1 million de $ en baskets, bottes de travail, vestes, chemises, sweats, casquettes et la quasi-totalitĂ© de la marchandise de l’entreprise de Leon Levy, qui avait ouvert en 1980 avec ses fils Harvey, Marc et Brian.
Il est l’une des dizaines d’entreprises qui ont Ă©tĂ© pillĂ©es au milieu des Ă©meutes violentes Ă Baltimore, et qui ont laissĂ© 15 bâtiments et 144 vĂ©hicules en feu. Les troubles de cette semaine ont Ă©tĂ© suivi de l’enterrement de Freddie Gray, 25 ans, homme noir qui est mort dans des circonstances douteuses par la police, le 19 Avril. Lorsque des manifestations pacifiques ont cĂ©dĂ© la place Ă la violence, de nombreux habitants ont dĂ©clarĂ© que le chaos reflète la frustration accumulĂ©e avec la police de Baltimore et le sentiment que le gouvernement de la ville avait nĂ©gligĂ© ses quartiers les plus pauvres.
Le magasin n’a pas Ă©chappĂ© aux voyous et maintenant, au lieu de servir leur clientèle composĂ©e majoritairement d’afro-amĂ©ricains, les LĂ©vy sont aux prises avec des experts en sinistres et demandent quand ils vont ĂŞtre en mesure de rouvrir.
L’entreprise a longtemps joui d’une base de clients fidèles. Marc Levy vit dans un quartier Ă prĂ©dominance blanche, Ă Eldersburg, une banlieue avec quelques Juifs. Harvey rĂ©side Ă Â Pikesville, non loin de l’endroit oĂą, en 2010, deux membres d’un groupe de patrouille bĂ©nĂ©vole juive ont Ă©tĂ© accusĂ©s d’avoir agressĂ© un adolescent noir qui dĂ©ambulait dans leur quartier; un des accusĂ©s a Ă©tĂ© reconnu coupable de deux accusations.
Dans les deux jours qui suivent le pillage, de nombreux clients afro-américains et les résidents du quartier ont tendu la main à Lévy avec sympathie et offert leur aide.
 Jeff Alston, un chauffeur de camion de 45 ans qui ne vit plus dans le quartier, mais a été employé chez SportsMart depuis 10 ans, a commencé à lui apporter des chaussures de tennis, chaussures de basket et T-shirts..
Levy dit sur JTA qu’il est furieux que la police n’ait pas rĂ©pondu Ă aucun des appels tĂ©lĂ©phoniques des frères qui plaident en faveur de l’aide dans la nuit de lundi et mardi matin pendant que le pillage avait lieu. Lui et ses frères regardaient la scène se dĂ©rouler en temps rĂ©el sur leurs tĂ©lĂ©phones cellulaires Ă partir de charges de moniteurs vidĂ©o dans le magasin.
« C’est 100 % de la faute du maire», a dĂ©clarĂ© Levy, l’accusant d’avoir d’autres prĂ©occupations en minimisant les dommages matĂ©riels produits.
Ce n’est pas la première fois que la boutique de Baltimore a Ă©tĂ© cambriolĂ©e, comme en 1983, oĂą pendant la tempĂŞte de neige 1989. Il y a eu des vols Ă main armĂ©e Ă deux reprises ici.
« Mais cette attaque Ă©tait diffĂ©rente », a dit  LĂ©vyÂ
« Voir des gens courir dans le magasin et voler, c’Ă©tait insensĂ©, »  se rĂ©fĂ©rant aux images de la sĂ©curité « Quel est le but? Cela n’a rien Ă voir avec Freddie Gray. »





