Ayelet Shaked propose d’interdire de quitter IsraĂ«l pendant 12 mois Ă  tout ceux qui ne respectent pas la quarantaine

Les contrevenants Ă  la quarantaine et Ă  ceux qui ne respectent pas l’interdiction de voyager vers les pays « rouges » s’exposent Ă  une nouvelle sanction : une interdiction de voyager Ă  l’Ă©tranger pendant 12 mois. Cette initiative a Ă©tĂ© prise par la chef du ministère de l’IntĂ©rieur, Ayelet Shaked. La ministre a l’intention de prĂ©senter son plan de lutte contre les contrevenants lors de la rĂ©union du cabinet d’aujourd’hui sur le coronavirus.

Toutes personnes qui sont rentrĂ©es au pays et ont violĂ© la quarantaine (y compris, si cela concerne les enfants), Shaked propose non seulement d’imposer une amende de 7 500 shekels, mais aussi de les priver du droit de quitter IsraĂ«l pendant un an. La mĂŞme chose, Ă  son avis, devrait ĂŞtre faite avec ceux qui sont partis pour un pays interdit sans l’autorisation d’une commission spĂ©ciale.

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Selon Shaked, la procĂ©dure devrait ĂŞtre très simple : les donnĂ©es sur les contrevenants seront transfĂ©rĂ©es au dĂ©partement du ministère de l’IntĂ©rieur pour l’enregistrement de la population, et ils ne seront pas libĂ©rĂ©s du pays lors du contrĂ´le des passeports.

« C’est parfaitement acceptable. Si vous partez Ă  l’Ă©tranger et violez les ordres du gouvernement, vous devrez payer pour cela », a expliquĂ© Ayelet Shaked. Elle a dĂ©clarĂ© qu’une mesure aussi sĂ©vère serait particulièrement pertinente pendant les vacances scolaires, lorsque les familles voyagent Ă  l’Ă©tranger avec des enfants non vaccinĂ©s. « Ils reviennent et infectent leurs amis. »

Une telle dĂ©marche restreint considĂ©rablement la libertĂ© de mouvement et il est peu probable qu’il reçoive l’approbation d’un conseiller juridique du gouvernement. Il ne fait aucun doute que les citoyens et les organisations de dĂ©fense des droits humains dĂ©poseront une requĂŞte auprès du BAGATS, et la Cour suprĂŞme a dĂ©jĂ  prouvĂ© l’annĂ©e dernière qu’elle veille au respect des droits humains fondamentaux, dont le droit de circuler. Ainsi, en mars, les juges ont ordonnĂ© Ă  l’État d’abolir toutes les restrictions quantitatives Ă  la sortie et Ă  l’entrĂ©e des citoyens en IsraĂ«l. Ils ont alors dĂ©cidĂ© que la restriction d’entrĂ©e dans le pays de trois mille citoyens, ainsi que la restriction de sortie, n’Ă©taient pas lĂ©gales – malgrĂ© les tentatives de l’État de justifier ces mesures par une menace Ă©pidĂ©miologique.

« Ces restrictions portent atteinte au droit constitutionnel mĂŞme des citoyens d’entrer et de sortir de leur pays, ainsi qu’Ă  d’autres droits qui font partie intĂ©grante de la vie dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique », a dĂ©clarĂ© le verdict.