Un autre représentant éminent du régime iranien a annoncé la capacité de la République islamique à créer une bombe atomique.
Le chef de l’Agence iranienne de l’Ă©nergie atomique, Mohammed Eslami, a dĂ©clarĂ© lundi que l’Iran avait la capacitĂ© technique de construire une bombe atomique, mais que cela ne faisait pas partie des plans de TĂ©hĂ©ran, a-t-il dĂ©clarĂ©. La dĂ©claration d’Eslami est citĂ©e par l’agence iranienne FARS et, Ă sa suite, par Reuters.
Il rĂ©pĂ©tait en fait une dĂ©claration menaçante faite il y a quelques semaines Ă peine par Kamel Hejazi, un conseiller du souverain suprĂŞme, l’ayatollah Khamenei. « En quelques jours, nous avons rĂ©ussi Ă augmenter Ă 60 % et pouvons facilement le faire Ă 90 %. L’Iran a les capacitĂ©s techniques pour crĂ©er une bombe atomique, mais aucune dĂ©cision n’a Ă©tĂ© prise pour le faire », a dĂ©clarĂ© Hejdazi Ă l’Ă©poque.
Mohammed Eslami a dĂ©clarĂ© la semaine dernière que l’Iran n’allumerait pas les camĂ©ras de surveillance dans les installations nuclĂ©aires tant qu’un accord n’aurait pas Ă©tĂ© signĂ© pour relancer l’accord nuclĂ©aire.
L’Iran a menacĂ© hier de construire une arme nuclĂ©aire si les États-Unis ou IsraĂ«l faisaient la « dĂ©cision insensĂ©e » d’attaquer l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, menaçant de « rĂ©duire New York en poussière » dans le processus. « Nous pouvons immĂ©diatement revenir au projet Emad (projet de missile balistique Ă portĂ©e intermĂ©diaire – jusqu’Ă 1700 km – ndlr) et construire une bombe atomique si Natanz est touché », a dĂ©clarĂ© le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique sur sa chaĂ®ne Telegram.
Dans le mĂŞme temps, le nĂ©gociateur iranien en chef Ali Bagheri Kani a dĂ©clarĂ© sur Twitter que TĂ©hĂ©ran est prĂŞt « à parvenir Ă un accord sur le programme nuclĂ©aire dans un court laps de temps si l’autre partie fait de mĂŞme ». C’Ă©tait une rĂ©ponse Ă une proposition du chef de la diplomatie europĂ©enne, Josep Borrell, pour un nouveau projet d’accord qui lèverait toutes les sanctions contre l’Iran et dĂ©finirait des mesures pour freiner son programme nuclĂ©aire. L’offre a Ă©tĂ© faite dans l’article « Il est temps de sauver l’accord sur le nuclĂ©aire iranien » publiĂ© dans le Financial Times la semaine dernière.




