Un dirigeant saoudien influent, ancien conseiller du gouvernement Ă Riyad, a dĂ©clarĂ© que la normalisation entre IsraĂ«l et l’Arabie saoudite n’aura lieu qu’après que les Palestiniens auront obtenu leur pleine indĂ©pendance.
«En thĂ©orie, quelqu’un pourrait remarquer que le prince hĂ©ritier cherche Ă normaliser les relations avec IsraĂ«l. Mais il est bien conscient des dangers qui rĂ©sident dans cette politique, qui inclut la reconnaissance publique d’IsraĂ«l dans l’environnement actuel. Un tel Ă©vĂ©nement aura des rĂ©percussions non seulement sur l’Arabie saoudite, mais sur l’ensemble du monde arabe et musulman », Ă©crit le Dr Nawaf Ubeid dans un article publiĂ© aujourd’hui dans la principale publication palestinienne Al-Quds.
«La plupart des gens en Arabie saoudite et au-delĂ adhèrent Ă la dĂ©claration historique du roi Faisal ibn Abdulaziz (le troisième roi d’Arabie saoudite, qui a rĂ©gnĂ© de 1964 Ă 1975 – ndlr) selon laquelle le Royaume d’Arabie saoudite sera le dernier État musulman Ă reconnaĂ®tre IsraĂ«l. Cette dĂ©claration ne doit pas ĂŞtre oubliĂ©e », dit Ubeid. Il souligne que la reconnaissance d’IsraĂ«l sera utilisĂ©e par des Ă©lĂ©ments extrĂ©mistes du monde musulman, qui dĂ©clareront la normalisation avec l’État juif comme une violation des principes de l’islam. « Par consĂ©quent, les dirigeants saoudiens seront très prudents en prenant une dĂ©cision qui pourrait l’Ă©loigner du peuple », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Ubeid a conditionnĂ© la possibilitĂ© d’une telle dĂ©marche Ă la solution de la question palestinienne. «Nous devons nous rappeler que la reconnaissance d’IsraĂ«l, si elle se produit, est conditionnelle Ă la crĂ©ation d’un État palestinien totalement indĂ©pendant. Il y a encore beaucoup de travail Ă faire pour que les dirigeants saoudiens mĂ©ritent le soutien du peuple dans cette affaire, et dans les conditions actuelles, c’est presque impossible dans un pays aussi conservateur que l’Arabie saoudite.  » Dans le mĂŞme temps, l’auteur a reconnu que la porte de la normalisation des relations avec IsraĂ«l s’Ă©tait lĂ©gèrement ouverte.





